En non séance publique
1. Commissions consultatives : remplacement de membres.
2. Fondation J. - P. Pescatore : affaires de personnel – avis.
3. Hospices civils : affaires de personnel – avis.
4. Office social : affaires de personnel – avis.
5. Affaires de personnel – décision.
En séance publique
6. Questions posées par des conseillers communaux.
7. Circulation: modifications définitives du règlement de la circulation – règlements temporaires – confirmation de règlements temporaires – décision.
8. Conventions – approbation.
9. Devis de travaux – approbation :
- Projet définitif détaillé relatif à la construction d’un immeuble « Housing First » sis 66, rue Baudouin à Luxembourg-Hollerich.
- Devis rectifié relatif aux travaux de réaménagement de la rue Adolphe et de la rue de Vianden.
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10. Avant-projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d’intérêt national sous forme de réserve naturelle et de corridor écologique la zone « Reckendallerkopp » – avis.
11. Plan de gestion de la forêt appartenant aux Hospices civils de la Ville de Luxembourg, triage de Lorentzweiler pour l'exercice 2026 – avis.
12. Motion déposée par le groupe déi Gréng pour l’adhésion de la Ville de Luxembourg à l’Alliance des communes contre la prolongation de la durée de vie de la centrale nucléaire de Cattenom – vote.
13. Affaires judiciaires : autorisations d’ester en justice – décision.
14. Créations/suppressions de postes – décision.
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Rapport analytique
Le compte rendu analytique reprend les discussions tenues et les décisions prises par le conseil communal et constitue un outil d’information important pour les citoyens de la capitale qui leur permet de s’informer sur les projets et les mesures susceptibles d’avoir un impact sur leur vie quotidienne.
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Questions posées par les conseilleurs communaux
Inondations dans la nuit du 8 au 9 septembre et meilleure prévention face aux fortes pluies
Question urgente de Monsieur François Benoy
Les pluies diluviennes dans la nuit du 8 au 9 septembre ont causé des inondations dans les rues et les caves, plongeant la capitale dans une situation préoccupante. Il y a eu 89 interventions du CGDIS à Luxembourg-Ville. Si le niveau de l’Alzette est resté inférieur à celui atteint lors des inondations dévastatrices de 2021, la menace demeure bien réelle et appelle à une vigilance politique accrue.
Même si la Ville de Luxembourg et ses collaborateurs ont fait de leur mieux face à cette situation exceptionnelle, des voix critiques se sont élevées à l’encontre des décideurs politiques.
Un projet adopté il y a deux ans par le conseil communal visant la création de deux bassins de rétention dans la partie supérieure du Val de Hamm n’a pas été mis en œuvre en raison de divergences persistantes entre la Ville et les administrations étatiques concernées, de sorte que les habitants restent exposés au risque d’inondation. On constate également que la Ville continue à imperméabiliser de grandes surfaces au lieu de s’engager résolument dans une politique de désimperméabilisation.
- Quelles mesures concrètes le collège échevinal a-t-il mises en œuvre depuis 2021 afin d’améliorer la protection contre les inondations ?
- Existe-t-il un plan d’action inondation intégré et actualisé ? Quelles mesures concrètes sont prévues (notamment bassins de rétention, renaturations, etc.) ?
- Comment la Ville est-elle intégrée dans la coordination avec le Haut-Commissariat à la protection nationale en cas d’inondation ?
- Comment les habitants concernés par les inondations sont-ils concrètement soutenus par la Ville et quelles améliorations peuvent être envisagées pour mieux les protéger et les soutenir ? Existe-t-il un soutien financier ?
- Pourquoi les deux bassins de rétention au Val de Hamm, dont la création a été décidée par le conseil communal, n’ont-ils pas encore été réalisés ? Sur quels points portent concrètement les divergences avec les administrations étatiques ?
- Combien de surfaces ont été désimperméabilisées et combien ont été imperméabilisées sur le territoire de la Ville ces dernières années, et quels sont les objectifs pour les années à venir ? Est-ce qu’il existe des lignes directrices pour les services de la Ville visant à réduire l’imperméabilisation ?
- Comment est-il possible que, quelques jours seulement après les fortes pluies, la Ville ait entièrement asphalté et donc imperméabilisé un parking de plus de 500 m² au Millewee à Gasperich, au lieu de profiter de cette occasion pour y créer une surface perméable, par exemple avec des dalles de gazon ou d’autres solutions permettant l’infiltration de l’eau ? Le collège échevinal partage-t-il mon avis selon lequel une telle pratique ne devrait plus se reproduire à l’avenir ?
- Le collège ne partage-t-il toujours pas mon avis selon lequel il est urgent d’adapter la réglementation en matière d’urbanisme afin de tenir compte de la crise climatique et de renforcer la résilience face aux inondations ?
Réponse de Madame le bourgmestre Lydie Polfer
La question des mesures techniques prises par la Ville a déjà été abordée à plusieurs reprises au sein du conseil communal. Ceux qui s’intéressent à ce sujet ont eu suffisamment d’occasions pour s’informer en détail. Je voudrais rappeler que quatre grandes réunions publiques ont été organisées deux ans après les inondations de 2021. Madame l’échevin Beissel y reviendra en détail. On ne peut vraiment pas affirmer que nous n’ayons pas parlé du sujet des inondations depuis 2021.
En ce qui concerne le cas du Val de Hamm, nous avions décidé, le 28 juin 2021, de construire un bassin de rétention à proximité des bâtiments de l’entreprise Schockmel. Il devait s’agir d’un bassin de rétention ouvert qui déborde lorsqu’il est plein. Cette situation a donné lieu à un désaccord entre deux instances étatiques. Le ministère de l’Environnement estimait qu’en cas de fortes inondations, l’eau devait s’écouler par la rue à travers le Val de Hamm afin d’éviter des dégâts plus importants. L’Administration des ponts et chaussées s’y est catégoriquement opposée, de sorte que le bassin de rétention n’a pas été construit. Entre-temps, la Ville de Luxembourg a réussi à signer un compromis de vente pour l’achat des bâtiments situés sur le site concerné, à savoir un immeuble d’habitation et les bâtiments de l’entreprise. Il est prévu de démolir ces bâtiments afin de permettre la mise en œuvre d’une autre solution. Une fois élaborée, celle-ci sera soumise au conseil communal. Un bassin de rétention à ciel ouvert n’a plus de sens, car l’emplacement des bâtiments forme pratiquement un bassin de rétention naturel.
En ce qui concerne le règlement sur les bâtisses, la question se pose de savoir combien de terrains sont perméables à l’eau – et c’est le cas pour la très grande partie du territoire urbain. Comme je l’ai souvent souligné, la superficie de la capitale représente environ 2 % du territoire national. Plus de la moitié de ces 2 % sont perméables à l’eau, c.-à-d. qu’il s’agit de forêts, de prés, de parcs et de champs. Pour la surface restante (soit 1 %), le règlement sur les bâtisses contient des règles très strictes concernant l’imperméabilisation des sols (par des bâtiments et des voies d’accès), dont le respect est bien sûr rigoureusement contrôlé lors de chaque demande de permis de construire. Nous continuerons à travailler à l’adaptation de notre règlement sur les bâtisses, mais nous attendrons d’abord de voir quelles mesures seront prises au niveau national. Notre règlement sur les bâtisses actuel va déjà très loin, par exemple en ce qui concerne les jardinets situés devant les maisons et les voies d’accès.
La surface du parking à Gasperich, mentionné par Monsieur le conseiller Benoy, a simplement été renouvelée, car elle était en mauvais état depuis longtemps. Aucun mètre carré supplémentaire n’a donc été imperméabilisé.
Réponse de Madame l’échevin Simone Beissel
Les 8 et 9 septembre derniers, il y a eu de fortes pluies, mais leurs répercussions n’ont pas atteint le niveau de juillet 2021. Beaucoup de choses se sont passées depuis 2021. Nous avons organisé quatre grandes réunions d’information, auxquelles au moins 100 personnes ont participé à chaque fois. Outre les représentants de nos services compétents, étaient également présents des représentants de l’Administration de la gestion des eaux et du bureau d’études allemand bien connu qui fournit des conseils dans le domaine de la protection contre les inondations dans toute l’Europe et qui a fourni des explications détaillées sur les fortes pluies, les mesures préventives et les possibilités d’action de l’État et des communes. De nombreux membres du conseil communal ont également assisté à ces réunions.
Toute une série de mesures ont été prises. Sur le plan de la « gestion intégrée », nos services internes sont concernés (Service Canalisation, Délégué à l’Environnement, Service Voirie, Service Parcs, Service Forêts) ainsi que la cellule de crise de la Ville de Luxembourg. Dans le domaine de la « gestion coordonnée », la Ville est représentée par ses autorités et sa cellule de crise au sein de la cellule de crise nationale, qui fonctionne sous l’égide du ministère des Affaires intérieures et du Haut-Commissariat à la sécurité nationale (HCPN), et qui inclut également le CGDIS, la Police grand-ducale et l’Administration de la gestion des eaux.
Des plans détaillés ont immédiatement été mis en place. Le Plan d’intervention d’urgence (PIU) comprend 16 phases. Le niveau de l’eau est surveillé en permanence dans toute la ville. Huit nouveaux capteurs ont été installés. La cellule de crise est immédiatement informée en cas d’incident. Lorsque le niveau de pré-alerte est atteint, le collège échevinal est informé. Il existe en outre le « plan de gestion des risques d’inondation » (« Hochwasserrisiko-Managementplan ») et le guide publié au niveau national depuis 2013.
Le HCPN déclenche l’état d’urgence au niveau régional ou national et informe les communes concernées de l’événement et des mesures à prendre. Il existe un groupe de travail composé du HCPN et du ministère des Affaires intérieures.
Au vu de la croissance de la population au cours des 30 dernières années, des analyses sont régulièrement effectuées afin de garantir que la capacité du réseau d’égouts suive le développement des quartiers. Depuis 2021, plus de 9 kilomètres de canalisations ont été réparés ou posés. Dans la rue de Vianden, par exemple, le diamètre des canalisations a été augmenté de 1,00 à 1,30 mètre.
Il existe actuellement 62 bassins de rétention et 49 autres sont prévus. Chaque plan d’aménagement particulier (PAP) impose la construction d’au moins un bassin de rétention. Il existe également 19 bassins d’orage et 9 autres sont en cours de planification.
En cas de panne de courant, des générateurs pouvant être transportés sur des remorques sont disponibles. La Ville dispose d’un immense stock de sacs de sable et a fait l’acquisition de barrières anti-inondation, afin de pouvoir intervenir ponctuellement.
Au-delà des conseils et recommandations prodigués à l’automne/hiver 2021, la Ville a contacté tous les propriétaires d’immeubles situés dans une zone inondable et leur a proposé une consultation gratuite sur les mesures de prévention adaptées à chaque cas et sur le comportement à adopter en cas d’inondation. À ce jour, 179 expertises gratuites ont été réalisées et cette offre est toujours valable.
Des dépliants ont été distribués et des conseils ont été publiés dans le magazine « City » ainsi que sur le site Internet de la Ville.
En ce qui concerne la désimperméabilisation du sol, on veille à garantir l’évacuation des eaux pluviales dans le cadre des nouveaux projets de construction. Cela se fait soit en permettant à l’eau de s’infiltrer entre les dalles, soit en installant des avaloirs supplémentaires. On installe deux fois plus de siphons qu’auparavant. Ceux-ci doivent être nettoyés en permanence, ce qui représente beaucoup de travail pour nos services à l’automne, lorsque les feuilles tombent.
Il est conseillé de végétaliser les toits dans la mesure du possible.
De nouvelles plaques d’égout sont également installées. En cas de pression excessive, celles-ci ne sont pas projetées vers le haut de manière incontrôlée, mais se soulèvent puis redescendent, afin de ne pas causer de dommages.
En cas d’inondations, nos services concernés sont mobilisés pour retirer les arbres et les débris des cours d’eau, en particulier au niveau des ponts.
La Ville poursuivra ses efforts dans ce domaine.
Monsieur François BENOY
Si je comprends bien, la Ville ne poursuit aucun objectif concret en matière de désimperméabilisation et ne prévoit toujours aucune nouvelle disposition relative à la mitigation climatique dans son règlement sur les bâtisses. À l’heure actuelle, de nombreuses personnes ne peuvent pas mettre en œuvre tout ce qu’elles souhaitent en matière d’installations photovoltaïques, de pompes à chaleur et d’isolation.
Nous n’avons jamais demandé la suppression du parking au Millewee à Gasperich. Mais on aurait dû profiter de l’occasion du renouvellement pour obtenir une désimperméabilisation en transformant cette surface d’environ 500 m2 en un parking écologique. Pourquoi cela n’a-t-il pas été fait et est-ce prévu à d’autres endroits ?
Madame le bourgmestre Lydie POLFER
Une question posée au collège échevinal ne doit pas donner lieu à un large débat. J’ai fourni à Monsieur le conseiller Benoy les réponses à ses questions. En ce qui concerne les pompes à chaleur, nous essayons de définir plus précisément les dispositions applicables dans le règlement sur les bâtisses. Actuellement, les bâtiments existants posent un problème de nuisance sonore, car les pompes à chaleur doivent être installées à l’extérieur. Cependant, la technologie continue d’évoluer et, dans les nouveaux bâtiments, les pompes à chaleur devront être installées à l’intérieur. Les dispositions de ce type seront bien sûr inscrites dans le règlement sur les bâtisses. Mais cela dépasse le cadre d’une question au collège échevinal. Nous pouvons volontiers en discuter en détail lors d’une réunion de la commission du développement urbain et économique.
Évaluation et perspectives de la LUGA
Question de Madame Linda Gaasch
L’exposition horticole « Luxembourg Urban Garden » (LUGA), qui vient de se terminer, a constitué un événement important pour la Ville de Luxembourg. Cette initiative a nécessité un investissement financier conséquent et a connu un succès auprès du public. Je m’interroge cependant sur les retombées à long terme pour la Ville et pour ses habitants, ainsi que sur la durabilité des infrastructures et projets mis en place dans le cadre de la LUGA.
- Quelle est la première évaluation du bilan global de la LUGA par le collège échevinal, tant sur le plan financier que sur le plan organisationnel et en termes de fréquentation ?
- Quel sera le coût final total de la LUGA pour la Ville ?
- Est-ce que l’objectif d’une LUGA zéro pesticides et écoresponsable a été atteint ? Quels enseignements le collège échevinal en tire-t-il pour le futur ?
- Quels aménagements, infrastructures ou installations seront conservés au-delà de l’événement ?
- Le matériel utilisé pendant la LUGA sera-t-il réutilisé, recyclé ou démonté et stocké ?
- Quelles sont les perspectives pour des projets concrets qui ont vu le jour dans le cadre de la LUGA, tels que par exemple le « Mikrokosmos » dans le parc municipal ?
- La Ville envisage-t-elle de reprendre une partie du personnel engagé dans le cadre de la LUGA afin de poursuivre certaines activités initiées dans le cadre de l’événement ?
Réponse de Monsieur l’échevin Maurice Bauer
Je tiens tout d’abord à remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont participé à la LUGA et à les féliciter pour le succès retentissant de ce projet. La LUGA a montré la Ville de Luxembourg sous son meilleur jour.
La LUGA s’est terminée le 18 octobre. La dernière ligne droite, avec un programme très varié, s’est avérée assez stressante, de sorte qu’il n’est pas encore possible de dresser un bilan définitif à ce stade.
La LUGA était le premier projet de ce type organisé au Luxembourg pour promouvoir l’écologie urbaine, l’horticulture et l’agriculture, et nous avons bien réussi. Contrairement à des manifestations organisées à l’étranger, la LUGA a eu lieu à ciel ouvert dans de nombreux endroits différents sur le territoire de la capitale et l’entrée était gratuite. Plus de 1.000 activités ont été proposées, s’adressant à un large public. Les personnes socialement défavorisées ont également été intégrées.
Nous n’avons reçu que des retours positifs de la part des visiteurs, des habitants et de nos partenaires. La LUGA a permis de sensibiliser les gens à l’écologie urbaine. Elle a constitué un attrait supplémentaire pour la ville pendant l’été et a rassemblé les citoyens. Elle a favorisé la cohésion sociale et la vie associative. Une offre pédagogique très variée a été proposée aux écoles. La LUGA a enrichi le paysage culturel. Elle n’a certainement pas nui au secteur de l’hôtellerie et de la restauration, car elle a attiré de nombreux visiteurs.
La collaboration entre la LUGA et les services compétents de la Ville et du ministère de l’Agriculture a été bonne. Les quelques petits problèmes qui sont survenus ont pu être rapidement résolus.
Comme la LUGA était répartie sur l’ensemble du territoire urbain, il est difficile d’obtenir des chiffres précis concernant le nombre de visiteurs, mais les chiffres suivants montrent que l’intérêt était grand : le site Internet a enregistré 500.000 visites, les réseaux sociaux 7,5 millions de vues et Google Maps un million de vues. En outre, environ 70.000 tickets ont été vendus pour les expositions et environ 150.000 dépliants distribués.
Les coûts ont été répartis à parts égales entre la Ville de Luxembourg et l’État. Les décomptes définitifs ne sont pas encore disponibles. La LUGA estime que le budget disponible ne sera pas entièrement utilisé, de sorte qu’une certaine somme devrait être reversée à l’État et à la Ville.
Tous les planificateurs, aménageurs, animateurs, restaurateurs et autres partenaires de la LUGA se sont engagés, dans une convention signée avec la Ville, à renoncer à l’utilisation de pesticides, à économiser l’eau et l’énergie, à utiliser des matériaux biosourcés, à respecter les principes de l’économie circulaire, à éviter les déchets et à ne pas gaspiller de denrées alimentaires. La LUGA estime que ces engagements ont été respectés en général à 90 %. Les exceptions concernaient les mesures d’irrigation en raison de l’été très sec et l’utilisation de matériaux particulièrement résistants aux intempéries.
En résumé, on peut dire que la LUGA a été un succès. La Ville et l’État ont prouvé qu’ils sont capables de mettre sur pied un projet formidable ensemble. Les équipes ont bien travaillé et ont donné une image positive à l’extérieur.
Passons maintenant à la question des éléments à conserver. Le collège échevinal a examiné la liste qui contient environ 50 éléments et a décidé d’en conserver un certain nombre. Parmi ceux-ci figure par exemple le « Mikrokosmos ». Celui-ci doit d’abord être démonté, car il n’est pas adapté à l’hiver, mais nous lancerons l’année prochaine un appel d’offres afin de créer des infrastructures définitives. Le « Science Hub » sera également conservé. Il reste encore à déterminer s’il doit rester sur la place Saint-Ulric ou être déplacé vers un autre emplacement. Les beaux jardins situés devant le site de la Fondation Pescatore seront également conservés. Nous travaillons en collaboration avec la Fédération horticole. Un particulier a proposé d’entretenir gratuitement une installation en acier représentant des racines de plantes, érigée sur son terrain à Clausen, une offre qui a été acceptée avec plaisir.
D’autres éléments ne seront pas conservés, car il serait pratiquement impossible de les entretenir correctement. Il s’agit notamment d’un étang artificiel situé près du « Stierchen » et des petits jardins situés en face du nouveau kiosque dans la vallée de la Pétrusse. La « Lëtzebuerger Blannevereenegung » a proposé de démonter les installations de ces petits jardins en vue de les reconstruire et de les entretenir dans son propre parc (à Rollingen/Mersch). Les sites concernés dans la capitale seront remis dans leur état d’origine.
En ce qui concerne les matériaux utilisés pour la LUGA, le principe de l’économie circulaire s’applique. Les matériaux sont soit laissés sur place, soit utilisés sur un autre site, soit démontés et réutilisés. Les fleurs et les petits arbres ont été distribués. Certains équipements techniques sont vendus. En dernier recours, les matériaux qui ne peuvent être réutilisés sont recyclés. La récupération se fait, par ordre de priorité, par la Ville et l’État, les associations partenaires de la LUGA, d’autres associations et des particuliers.
Des discussions ont été menées avec notre Direction Ressources humaines sur la question de savoir dans quelle mesure une partie des personnes qui avaient été recrutées à durée limitée dans le cadre de la LUGA pourraient éventuellement être embauchées de manière permanente par la Ville. Une personne a été embauchée à la Cinémathèque. Des discussions sont en cours avec d’autres personnes. Il convient de noter qu’une partie des personnes concernées continueront à travailler pour la LUGA jusqu’en 2026, afin d’effectuer les derniers travaux, notamment en vue de la dissolution de l’association « LUGA a.s.b.l. ».
La LUGA a montré le meilleur visage de la ville de Luxembourg et je tiens à remercier encore une fois toutes les personnes qui y ont participé.
Râteliers et abris pour vélos en ville
Question de Monsieur François Benoy
En ce qui concerne les râteliers pour vélos, nous avons constaté des progrès ces derniers temps, ce dont nous nous réjouissons, même si certains points nécessitent encore des améliorations. Certaines zones de la Ville, comme le centre-ville, Bonnevoie ou Limpertsberg, comptent de nombreux logements sans garage, ce qui complique le stationnement des vélos pour leurs habitants. Bien que quelques boxes de grande taille aient déjà été installés, leur nombre reste limité et ils ne sont pas toujours pratiques, les usagers devant parfois parcourir une certaine distance pour accéder à leur vélo. Je voudrais poser les questions suivantes au collège échevinal :
Râteliers à vélos
- Combien de râteliers la Ville a-t-elle actuellement installés ?
- Dans quels quartiers ou endroits précis estimez-vous qu’il existe encore un besoin urgent de supports supplémentaires ?
- Quels projets sont prévus à court et moyen terme pour combler ces lacunes ?
Abris / boxes à vélos
- Quelle est l’évaluation des abris existants ? Combien y en a-t-il actuellement ?
- Quels sont les projets pour l’installation de nouveaux abris ? Est-il prévu d’installer plutôt plusieurs petits boxes (p.ex. de la taille d’une place de parking) dans différents quartiers, plutôt que quelques grandes unités centralisées, afin de faciliter l’accès pour les habitants ? Nous rappelons que nous avons déjà évoqué ce type de solution, notamment lors des discussions au conseil communal concernant les travaux dans la rue Pierret.
Stationnement et régulation
- Nous avons observé que la Ville (Service Voirie) appose des avis sur certains vélos jugés mal stationnés. Sur quelle base réglementaire cette pratique repose-t-elle ?
- Ne serait-il pas plus efficace d’installer davantage de supports à vélos dans ces zones plutôt que de sanctionner les usagers ?
Réponse de Monsieur l’échevin Patrick Goldschmidt
Je remercie Monsieur le conseiller Benoy des compliments qu’il nous a adressés concernant le nombre de râteliers à vélos. Je transmettrai ces compliments aux services compétents.
Monsieur le conseiller Benoy a constaté à juste titre que les demandes d’installation de râteliers et de boxes à vélos ont augmenté. Depuis de nombreuses années, la Ville a pour politique d’installer des râteliers à vélos à proximité de points stratégiques dans l’espace public, où se trouvent de nombreux utilisateurs potentiels (arrêts de bus, gares, écoles, bâtiments publics, etc.). En octobre 2025, la Ville comptait 266 emplacements pour vélos, offrant un total de 3.041 places de stationnement pour vélos. 36 de ces emplacements ne se trouvent pas dans l’espace public accessible au grand public, mais par exemple dans des cours d’école. Le parking Neipperg compte 46 places de stationnement pour vélos, le parking Martyrs 32 et le parking Knuedler 68. La Ville reçoit régulièrement des messages d’habitants du quartier Gare qui se réjouissent de pouvoir stationner leur vélo dans un endroit sûr et propre. L’hypercentre est bien équipé en termes de nombre de râteliers à vélos. Au cours des semaines et des mois à venir, nous souhaitons installer plus de 300 râteliers à vélos supplémentaires dans les différents quartiers de la capitale. Des analyses sont effectuées en permanence à ce sujet et, sur cette base, la décision d’installer des râteliers à vélos supplémentaires sera prise, le cas échéant. Dans de nombreux endroits, les anciens râteliers à vélos sont actuellement remplacés par de nouveaux, mieux adaptés aux types de vélos actuels, tels que les vélos électriques et les vélos cargo.
Les quatre boxes à vélos situés sur le territoire de la capitale sont gérés par les CFL. Il y a quelques années, le ministère de la Mobilité et des Travaux publics avait élaboré une stratégie prévoyant l’installation de ces boxes à proximité des plateformes multimodales ou à des emplacements jugés appropriés par la Ville. Les boxes en question se trouvent à proximité de la LuxExpo, au Dernier Sol à Bonnevoie, à la Place du Théâtre et à proximité du Hall Victor Hugo, où de nombreux immeubles ne disposent pas de garages. D’après les retours que nous avons reçus, ces boxes à vélos ne sont pas beaucoup utilisés. La Ville reçoit de plus en plus de demandes de personnes qui ne peuvent pas garer leur vélo dans leur propre garage ou qui doivent le ramener dans leur appartement. Les services communaux compétents examinent actuellement les solutions existantes dans d’autres pays. L’installation d’un box à vélos nécessite plus d’espace qu’une ou deux places de parking pour voitures. Les boxes mesurent environ deux mètres de haut et doivent avoir la largeur nécessaire pour pouvoir accueillir plusieurs vélos. Les boxes à vélos ne doivent pas être privatisés. Il faudra déterminer comment y accéder : les boxes seront-ils fermés à clé, l’accès se fera-t-il à l’aide de cartes à puces... ? Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore trouvé de solution optimale pour installer des boxes à vélos dans tous les quartiers de la ville. J’espère toutefois que nous trouverons une solution. Nous voulons installer des boxes à vélos assez grands, car l’installation de petits boxes reviendrait à les privatiser.
La dernière question concernait l’apposition de messages écrits sur les vélos considérés comme mal garés dans l’espace public. Une photo montre un vélo attaché à un banc. Non seulement cela empêche les gens de s’asseoir sur une partie du banc, mais cela peut également endommager le mobilier urbain. Le Service Voirie se base à cet égard sur l’article 2 du règlement général de police du 26 mars 2001, qui dispose qu’il est interdit « d’entraver la libre circulation sur la voie publique sans motif légitime ou sans autorisation spéciale », ainsi que sur l’article 37 de ce règlement, qui stipule qu’il est défendu, « soit intentionnellement, soit par manque de précaution, de dégrader les voies publiques et ses dépendances ». Aucun avertissement taxé n’est émis, il s’agit simplement d’une remarque amicale de la part du Service Voirie. Celui-ci informe le Service Circulation qu’il y a un manque des place de stationnement pour vélos à tel ou tel endroit. Nous ne pouvons pas créer dix places de stationnement pour vélos à chaque coin de rue, mais nous en avons ajouté beaucoup ces dernières années et nous continuerons à le faire à l’avenir.
L'article 13, alinéa 3 de la loi communale concerne le droit d'initiative qui appartient à chaque membre du conseil communal, agissant individuellement, de faire ajouter à l'ordre du jour arrêté par le collège échevinal une ou plusieurs propositions dont ce membre veut saisir le conseil communal.
Toute proposition de ce genre doit être présentée moyennant une demande écrite et motivée au bourgmestre, au moins trois jours avant la réunion du conseil communal.