En séance non publique

1. Office social : renouvellement partiel du conseil d’administration – décision.

2.Commissions consultatives : remplacement de membres.

En séance publique

3. Finances de la Ville:

séance du 8 décembre 2025 

  • introduction générale par Mme le bourgmestre-président Lydie Polfer
  • rapport de la commission des finances élaboré par Mme la conseillère Anne Kaiffer
  • budget rectifié 2025 et budget 2026 : présentation par M. l’échevin Laurent Mosar

séance du 12 décembre 2025

  • débats budgétaires : intervention des membres du conseil communal

séance du 15 décembre 2025

  • réponses des membres du collège échevinal aux observations présentées
  • examen et vote des amendements et motions déposés
  • vote sur le budget rectifié de l’exercice 2025 et le budget de l’exercice 2026
  • comptes administratif et de gestion de l’exercice 2024 ainsi que les comptes des fondations – approbation.
  • décomptes des projets de travaux – approbation.

4. Questions posées par des conseillers communaux.

5. Circulation : modifications définitives du règlement de la circulation – règlements temporaires – confirmation de règlements temporaires – décision.

6. Conventions – approbation.

7. Devis de travaux – approbation.

  • Projet définitif détaillé relatif à la viabilisation du terrain au lieu-dit « op dem Tëschel » destiné à l'implantation du nouveau Service Hygiène et Centre de Ressources sis 285, Val Ste Croix à Luxembourg-Ville.

8. Urbanisme :

  • Modification ponctuelle du PAG « Parc de Cessange » – terrains couverts par les PAP NQ [CS-09] et [CS-11] – saisine.
  • Lotissement de terrains (art. 29 loi aménagement communal) – décision.

9. Octroi de subsides – décision.

10.Mandat à donner par le conseil communal au collège échevinal pour la vente de véhicules pour l’année 2026 – décision.

11. Affaires judiciaires : autorisations d’ester en justice – décision.

12. Créations/suppressions de postes – décision.

Retransmission en direct des séances

Consultez la vidéo de cette séance.

Rapport analytique

Le compte rendu analytique reprend les discussions tenues et les décisions prises par le conseil communal et constitue un outil d’information important pour les citoyens de la capitale qui leur permet de s’informer sur les projets et les mesures susceptibles d’avoir un impact sur leur vie quotidienne.

Le rapport analytique de cette séance sera disponible en temps utile.

Questions posées par les conseilleurs communaux

Réglementation concernant l’accès d’intervenants externes aux écoles

Question de Madame Christa Brömmel

L’éducation à la citoyenneté et à la participation politique est considérée à juste titre de grande importance pour la jeune génération et elle se réalise dès l’enseignement fondamental. En fait partie le contact des élèves avec des hommes et des femmes politiques.

Selon l’article 8 du Règlement grand-ducal modifié du 7 mai 2009 concernant les règles de conduite et lordre intérieur communs à toutes les écoles, le bourgmestre doit être saisi en amont de toute intervention d’une personne externe à l’enseignement et donner son accord.

En juin 2025, la députée européenne Tilly Metz (déi gréng) s’est vu refuser l’accès à l’école fondamentale de Bonnevoie, bien que Madame Metz ait été spécifiquement désignée pour cette intervention par le European Parliament Liaison Office à Luxembourg dans le cadre du projet européen « Lego Ligue » et que l’enseignante concernée ait fait une demande préalable.

Le constat s’impose que d’autres hommes et femmes politiques, et notamment des membres du collège échevinal, sont présents dans les écoles fondamentales à plusieurs occasions au cours de l’année, p.ex. dans le cadre d’ateliers, de fêtes scolaires, de la plantation d’arbres ou d’autres activités pédagogiques.

- Le collège échevinal peut-il nous renseigner sur les demandes d’interventions externes introduites en 2023, 2024 et 2025 ? Combien demandes y avait-il ? Quelles écoles et quels cycles scolaires étaient visés ? Quels étaient les thèmes ou projets dans le cadre desquels les interventions externes ont eu lieu ?

- Quelles demandes ont été accordées et lesquelles ont été refusées ?

- Le collège échevinal peut-il nous communiquer les critères appliqués pour donner respectivement refuser un accord ? Ces critères sont-ils publics ?

- Est-ce qu’une demande est traitée de la même manière selon qu’il s’agit d’une intervention d’une personne politique ou d’une personne privée ? Si non, pourquoi pas ?

- En cas de refus, est-ce que celui-ci est dûment expliqué au demandeur (i.e. l’enseignant/l’intervenant externe) ?

- Cette démarche s’applique-t-elle également aux membres du collège échevinal ? Si non, pourquoi pas ?

- Le collège échevinal est-il d’avis que l’éducation à la citoyenneté et à la participation politique doive être renforcée à Luxembourg-Ville ? Si oui, comment souhaite-il en faire la promotion ?

Réponse de Monsieur léchevin Paul Galles

Cette question concerne un cas qui remonte déjà à longtemps. À l’époque, j’avais pris le temps de m’entretenir avec Madame Tilly Metz pour lui expliquer que la décision de refus n’avait rien de personnel. Je suppose que Madame la conseillère Brömmel s’intéresse avant tout au principe.

Toute demande d’intervention de personnes externes dans les écoles est adressée soit à la Ville, soit à la direction régionale. Si l’un de ces deux acteurs dit non, la demande est rejetée. Dans le cas présent, la demande avait été adressée au collège échevinal. Elle a été rejetée, car nous agissons selon le principe « pas de partis politiques à l’école ».

Notre service compétent ne tient pas de liste des demandes, d’une part en raison de la charge de travail que cela impliquerait, et d’autre part parce que de nombreuses demandes sont adressées à la direction régionale, de sorte qu’il faudrait tenir deux listes. Je peux toutefois vous donner quelques exemples. Les demandes proviennent par exemple d’étudiants, d’ergothérapeutes ou de psychomotriciens. Il existe une collaboration avec des partenaires externes tels que le « Kannerhaus » ou « Elisabeth ». Les demandes peuvent provenir de différents professionnels, en particulier de représentants de centres de compétences. Il peut également s’agir d’interventions thérapeutiques, de thèmes culturels, de mesures de prévention (« Bee Secure », police, etc.) ou d’activités dans le cadre de l’« école des parents ».

La Ville donne toujours son accord lorsqu’elle estime souhaitable et approprié que la personne concernée ait accès à un bâtiment scolaire. La direction régionale doit également donner son accord, en veillant à ce que l’intervention en question ait un lien avec le programme scolaire. C’est la direction régionale qui a le dernier mot en matière d’interventions pendant les heures de cours. Toutefois, si la commune refuse l’accès à une personne, la direction régionale respecte cette décision.

La situation est différente pour les représentants du collège échevinal et du conseil communal, qui ont accès aux bâtiments et aux cours d’école dans le cadre de leurs activités et responsabilités politiques, mais doivent toujours demander l’autorisation de la direction régionale si la visite a lieu pendant les heures de classe. En tant qu’échevin en charge de l’enseignement, si je dois me rendre dans un bâtiment scolaire pendant les heures de cours pour une raison quelconque – ce que je ne fais a priori qu’en cas d’urgence –, je demande au préalable l’autorisation de la direction régionale. Si je me rends dans un bâtiment scolaire en dehors des heures de cours, j’en informe la direction régionale, même si cela ne serait pas nécessaire.

En ce qui concerne l’éducation politique et la participation des enfants, il s’agit d’un sujet qui tient particulièrement à cœur au collège échevinal, mais qui dépasse largement la question de l’intervention des partis politiques à l’école. Dans le quartier Gare, le projet « MEGARE » a été mis en œuvre en collaboration avec l’Up-Foundation. Ce projet nous fournira des informations fondamentales sur ce que nous pouvons également proposer dans d’autres quartiers afin d’impliquer davantage les enfants et de leur permettre de se sentir plus chez eux dans leur quartier. À mon avis, la participation politique comporte deux aspects : d’une part, le fait que nous demandons leur avis aux enfants sur tout ce qui les concerne et, d’autre part, la transmission de connaissances. Nous voulons mettre en place progressivement une « chaîne de participation » dans le cycle scolaire 3.2 (c’est-à-dire la « quatrième année scolaire »). Il s’agit du projet pilote #menggemeng. Dans le cadre de ce projet, les classes viennent à l’Hôtel de Ville et reçoivent des informations sur le fonctionnement de la commune, mais peuvent également s’exprimer sur leur quartier et leurs souhaits. Le projet comprend également un petit atelier organisé en collaboration avec le « Zentrum fir politesch Bildung » sur la vision des enfants concernant la ville dans son ensemble. Nous avons eu de bonnes expériences avec le projet pilote et nous voulons maintenant le développer, afin que les enfants comprennent qu’ils font partie d’une ville et que leur quartier joue un rôle important dans la commune. Dans le cycle 4.1, nous voulons organiser des conférences pour les enfants et introduire des « conseils de quartier », afin de donner aux enfants l’occasion de s’exprimer sur leurs quartiers. Dans le cycle 4.2, il existe déjà les fêtes d’adieu, grâce auxquelles nous voulons offrir aux enfants un beau moment pour clôturer leur scolarité fondamentale, les remercier pour le temps qu’ils ont passé chez nous et souligner qu’ils sont les bienvenus dans notre commune. Voilà un bref aperçu de ce que la commune propose en plus du programme du ministère de l’Éducation nationale.

Madame Christa BRÖMMEL (déi gréng) : Pouvez-vous confirmer que le règlement que j’ai mentionné dans ma question s’applique ?

Monsieur léchevin Paul GALLES : Oui, ce règlement s’applique.

Généralisation du revêtement rouge des pistes cyclables

Question de Monsieur François Benoy

Afin d’augmenter la part modale du vélo dans la capitale, ce qui fait partie des objectifs du plan de mobilité de la Ville, il est indispensable de développer une infrastructure cyclable séparée du trafic motorisé et des piétons. Toutefois, une piste cyclable clairement marquée par une couleur distinctive peut déjà aujourd’hui contribuer à améliorer la sécurité des cyclistes.

La ministre de la Mobilité, Madame Yuriko Backes, a souligné à plusieurs reprises qu’elle est convaincue de l’utilité des revêtements rouges sur les pistes cyclables, qu’elle souhaite mettre en œuvre cette approche « autant que possible » et la généraliser. La ministre DP se réfère à un sondage représentatif réalisé en 2023 par le ministère de la Mobilité, selon lequel 71 % des automobilistes et 80 % des cyclistes se sont prononcés en faveur d’une telle mesure, estimant qu’une signalisation visuelle forte, comme aux Pays-Bas, permettrait de mieux reconnaître et respecter les infrastructures cyclables.

Le gouvernement a mis en place des sections prolongées et continues d’itinéraires cyclables marqués en rouge sur le territoire des communes d’Esch-sur-Alzette et de Hesperange (Howald), alors qu’à Luxembourg-Ville, les marquages rouges sont utilisés uniquement à des endroits particulièrement dangereux.

- Quelle est la position de la Ville à l’égard des déclarations de la ministre concernant l’utilisation « autant que possible » d’un revêtement rouge sur les pistes cyclables ?

- La Ville partage-t-elle l’avis selon lequel cette mesure contribue à une amélioration de la sécurité, notamment aux carrefours dangereux, mais aussi le long des itinéraires cyclables longeant les axes routiers (sans séparation) ?

- Une analyse a-t-elle déjà été réalisée concernant la mise en œuvre de ce type de marquage sur le territoire de la Ville ? Si non, pourquoi pas ? Si oui, quel en est le calendrier prévisionnel ? Quelles actions concrètes sont envisagées à court, moyen et long terme ?

Voici, à titre d’exemple, quelques endroits qui nous semblent très dangereux pour les cyclistes et où il serait urgent de mettre en place un revêtement rouge :

- rues à sens unique ouvertes pour le vélo à contresens (par exemple Côte d’Eich au Centre-Ville, rue de la Fonderie et rue Adolphe Fischer) ;

- l’avenue de la Gare dans son intégralité et particulièrement autour de l’arrêt de bus (direction gare centrale) et au croisement avec la rue Bourbon ;

- boulevard Roosevelt (notamment aux abords de l’ambassade britannique) ;

- avenue de la Liberté (notamment aux croisements avec la rue Dicks et la rue de la Grève ainsi qu’à la place de Paris) ;

- rue de Bonnevoie (à partir de la Rocade / des Rotondes) et rue du Laboratoire (le long du bâtiment administratif « Rocade » de la Ville de Luxembourg) ;

- Avenue Marie-Thérèse : sur le tronçon situé entre le croisement avec le bd. Prince Henri et le croisement avec le boulevard Royal (place de Bruxelles, où un accident très grave s’est produit) ;

- boulevard Patton ;

- rue des Aubépines ;

- boulevard Pierre Dupong ; 

- route d’Esch (à partir de la « Porte de Hollerich », notamment le long du « Gaasperecherbierg »).

Je pourrais continuer la liste des endroits particulièrement dangereux sur le territoire de la Ville. Comme je l’avais déjà proposé, les marquages ne doivent pas être rouges, mais peuvent également être verts (comme en France) ou bleus.

Je voudrais saisir l’occasion pour me renseigner au sujet de l’avancement du concept intégré de mobilité douce, confié au bureau Gehl. Le concept en question avait été initialement prévu pour la fin juin 2025, mais n’a toujours pas été publié. L’élaboration de ce concept est-elle terminée ? Quand sera-t-il publié ? Sera-t-il rendu disponible et publié dans son intégralité, comme Monsieur l’échevin de la Mobilité l’a promis à plusieurs reprises ?

Réponse de Monsieur léchevin Patrick Goldschmidt

Depuis de nombreuses années, la Ville a pour politique de n’utiliser les marquages rouges qu’aux endroits particulièrement dangereux. Et nous maintenons cette position. La première raison en est que nous ne voulons pas banaliser la couleur rouge, car les automobilistes savent qu’ils doivent être particulièrement vigilants aux endroits marqués en rouge. La deuxième raison réside dans le fait que nous voulons tenir compte de l’environnement urbain : la couleur rouge convient mieux en dehors des agglomérations qu’à l’intérieur, en particulier dans les zones comportant des bâtiments historiques classés monuments historiques ou situés dans des secteurs protégés.

Le fait que nous continuions à n’utiliser la couleur rouge qu’aux endroits particulièrement dangereux n’exclut toutefois pas l’utilisation d’autres couleurs. Ainsi le collège échevinal a décidé de marquer les nouvelles pistes cyclables en bleu – comme à Copenhague, où est basé le bureau d’études Gehl –, afin de les rendre plus visibles tant pour les automobilistes que pour les piétons. Les marquages bleus seront utilisés pour les nouvelles pistes cyclables, mais aussi sur l’itinéraire existant de l’avenue de la Gare, où le risque de conflits entre cyclistes et piétons est élevé.

Monsieur le conseiller Benoy a mentionné plusieurs autres endroits dans la ville où, selon lui, des marquages rouges seraient nécessaires. Dans les rues à sens unique ouvertes à la circulation des cyclistes en sens inverse, aucun marquage coloré n’est possible, car il s’agit d’une situation « mixte » et les directives ministérielles en matière de signalisation sont strictement respectées. Dans la rue de Bonnevoie et le boulevard Patton, il existe des voies cyclables séparées, de sorte qu’il n’y existe aucune situation dangereuse qui justifierait un marquage coloré. Dans la rue des Aubépines, la route d’Esch et le boulevard Pierre Dupong, il s’agit uniquement de voies suggestives qui ne peuvent pas être marquées en rouge, car la partie concernée de la chaussée peut également être utilisée par les automobilistes et les marquages ne feraient que semer la confusion dans ce cas. En revanche, des marquages rouges ont été mis en place en 2023 sur le tronçon de l’avenue Marie-Thérèse situé entre le boulevard Prince Henri et la place de Bruxelles, afin d’avertir de la présence de cyclistes les conducteurs effectuant un changement de voie.

En ce qui concerne le concept mobilité douce, il s’agit d’une part du rapport en cours d’élaboration et, d’autre part, des mesures concrètes qui ont été présentées au collège échevinal et que nous présenterons à la commission de la mobilité en janvier 2026. Cela inclut des améliorations pour un certain nombre d’endroits mentionnés par Monsieur le conseiller Benoy dans sa question. Le Service Circulation est déjà en train d’élaborer, en collaboration avec les autres services compétents de la Ville, un calendrier pour la mise en œuvre rapide de différentes mesures au cours de l’année 2026.

Je tiens à souligner que la sécurité nous tient très à cœur et qu’il n’est en aucun cas dangereux de rouler à vélo dans la ville de Luxembourg. Des améliorations sont certes nécessaires, mais de plus en plus de personnes utilisent le vélo. Au cours des 18 derniers mois, aucun accident mortel n’a été à déplorer, et j’espère que cela restera ainsi pendant de nombreuses années. Nous continuerons à travailler à l’amélioration des infrastructures cyclables dans les mois et les années à venir.

Monsieur François BENOY : Je remercie le collège échevinal pour les améliorations annoncées. Cependant, Monsieur l’échevin Goldschmidt n’a pas répondu à ma question concernant le concept mobilité douce, élaboré par le bureau Gehl. Celui-ci sera-t-il publié dans son intégralité, comme cela a été le cas pour l’étude relative au quartier du Kirchberg ?

Madame le bourgmestre Lydie POLFER : Une fois le concept terminé et après discussion au sein du collège échevinal, nous communiquerons nos conclusions au conseil communal. Il y aura encore suffisamment d’occasions pour en discuter.

Nouvel outil informatique pour la gestion du programme « Sports pour tous »

Question de Madame Marie-Marthe Muller

Le programme « Sports pour tous est un programme formidable que la Ville propose à ses citoyens et même aux habitants d’autres communes. Depuis une dizaine d’années, la Ville connaît une forte croissance démographique, de sorte que le nombre des personnes voulant s’inscrire aux plus de 200 cours augmente continuellement. Des problèmes se posent au niveau du système d’inscription. Le système informatique utilisé à cette fin semble désuet puisque le personnel, qui fait un excellent travail par ailleurs, ne peut plus fournir dans un délai raisonnable les informations relatives aux inscriptions et au paiement des frais d’inscription. Les moniteurs des cours, les personnes inscrites et celles qui voulaient encore s’inscrire ne savaient pas fin octobre combien de personnes étaient réellement inscrites et autorisées à participer aux cours respectifs. Or, il est important de connaître le nombre définitif des inscriptions, non seulement en raison de la limitation de la capacité des infrastructures sportives pour des raisons de sécurité, mais aussi en raison du fait que le nombre de participants est limité pour certains cours, par exemple les cours aquatiques. Cette situation a entraîné un certain mécontentement auprès de nombreuses personnes, d’autant plus qu’elles avaient payé les frais d’inscription pour toute la saison.

Sachant que les activités en question jouent un rôle extrêmement important pour le vivre ensemble dans notre ville, et qu’il est important de promouvoir la santé de l’ensemble de la population, y compris celles des personnes âgées et fragiles, nous avons les questions suivantes :

  • Le collège échevinal est-il au courant des problèmes informatiques rencontrés par le département « Sports pour tous » du Service Sports ?
  • Est-ce que la Ville envisage d’utiliser un nouvel outil informatique, afin d’informer plus rapidement les personnes concernées de leur inscription ?
  • Quelles sont les procédures actuelles relatives aux inscriptions aux cours et au paiement des droits d’inscription ?
  • Comment et par qui s’effectue le contrôle des inscriptions aux différents cours ?

Réponse de Madame léchevin Simone Beissel

Le programme « Sports pour tous » connaît un succès croissant. Nous proposons plus de 160 cours (en salle et en plein air). Il existe plus de 190 clubs sportifs à Luxembourg-Ville. Les infrastructures sont réservées à 98 % tous les jours de 6 h à 23 h. Il est de plus en plus difficile pour le Service Sports de répondre favorablement à toutes les demandes d’inscription.

En 2023, le Service Sports avait proposé une modification du règlement-taxe concernant les tarifs d’inscription. Sa mise en œuvre a nécessité une série d’adaptations au niveau de l’administration et des logiciels utilisés. Une entreprise avec laquelle la Ville travaille depuis de nombreuses années a procédé aux modifications nécessaires et les nouveaux tarifs sont applicables depuis cette année. Comme chaque année, les cours ont commencé le 1er octobre. J’ai été informée dès la semaine suivante que l’introduction du nouveau logiciel et les adaptations administratives nécessaires avaient entraîné des retards, y compris au niveau de l’envoi des factures. À la suite d’une intervention du ministère des Affaires intérieures, les factures ne sont plus envoyées par le Service Sports, comme c’était le cas depuis des décennies, mais par la Recette communale, qui a déjà beaucoup de travail. Les milliers de factures envoyées dans le cadre du programme « Sports pour tous » représentent une charge supplémentaire non négligeable.

En principe, les inscriptions ne sont désormais possibles que via le site Internet de la Ville ou via myguichet.lu, sauf pour seniors, qui peuvent continuer à s’inscrire à l’aide d’un formulaire papier. Les inscriptions se font dans l’ordre suivant : à partir du 8 septembre pour les habitants de la Ville de Luxembourg, à partir du 17 septembre pour les habitants des communes environnantes et à partir du 24 septembre pour toutes les autres personnes.

Les demandes reçues sont traitées strictement selon la date et l’heure de réception de l’inscription, que la personne concernée ait déjà été inscrite à un cours ou non, et indépendamment de l’état de santé de la personne en question. Si une place est disponible, si les formulaires sont dûment remplis et si les informations fournies sont correctes, une réponse favorable est envoyée au demandeur.

Il reste généralement des places disponibles dans les cours spécifiques destinés aux personnes ayant des problèmes de santé, contrairement aux cours généraux (et en particulier aux cours d’aquagym). Les moniteurs vérifient les listes des inscriptions avant le début des cours. Si une place se libère dans un cours, la personne suivante sur la liste en est informée par courriel (ou par courrier, s’il s’agit de seniors).

Le contrôle s’effectue donc à plusieurs niveaux : par le Service Sports, par la Recette communale et par les moniteurs des cours concernés.

La demande a été si forte cette année qu’un grand nombre de personnes intéressées n’ont malheureusement pas pu obtenir de place dans les cours souhaités. Elles ont été inscrites sur la liste d’attente. Nous améliorons constamment les installations sportives de la Ville et prévoyons la construction de nouveaux halls sportifs et de piscines. Nous faisons de notre mieux pour offrir aux citoyens une offre optimale de cours pour leur santé.

Initiative « Génération sans tabac » de la Fondation Cancer

Question de Madame Christa Brömmel

Avec l’initiative « Génération sans tabac » la Fondation Cancer poursuit l’objectif de garantir aux enfants et aux adolescents d’aujourd’hui de grandir dans un environnement sans tabac afin qu’ils soient en 2040 la première « génération adulte sans tabac ». Les effets néfastes de la consommation de nicotine sur la santé sont bien connus. Au Luxembourg, 16 communes s’engagent en tant que « commune sans tabac ». Elles soutiennent ainsi la stratégie nationale « Génération sans tabac », dont l’objectif est de réduire le nombre de fumeurs à moins de 5 % de la population d’ici 2040. À titre d’exemple, une commune qui devient partenaire « argent » de la charte « Génération sans tabac » s’engage entre autres à intégrer ce thème dans un événement organisé au sein de la commune et à sensibiliser les associations et les clubs sportifs à contribuer à cette stratégie. Toutes les informations nécessaires se trouvent sur le site Internet de la Fondation Cancer.

- Le collège échevinal est-il informé de la possibilité pour la Ville d’adhérer à l’initiative « Génération sans tabac » ?

- Le collège échevinal estime-t-il que la Ville ait la responsabilité de contribuer à la prévention et à la protection contre les conséquences néfastes de la consommation de tabac, respectivement de la nicotine ?

- Le collège échevinal est-il disposé à aider en particulier les jeunes dans la ville à exercer leur droit de grandir dans un environnement sans tabac ?

- Le collège échevinal est-il disposé à prendre des mesures contribuant à la dénormalisation de la consommation de tabac et à la protection de la santé de la population contre le tabagisme passif ?

- Le collège échevinal envisage-t-il de recevoir le label « Commune sans tabac » et soutenir ainsi la stratégie « Génération sans tabac » ? Si oui, quel niveau d’engagement (bronze, argent, or) est visé ?

- Le collège échevinal chargera-t-il la Commission de l’action sociale, de l’inclusion et des personnes âgées ainsi que la Commission de l’enfance et de la jeunesse d’examiner l’adhésion à « Génération sans tabac » ?

Réponse de Monsieur léchevin Maurice Bauer

Je trouve étonnant qu’une telle question vienne d’un parti politique qui, il y a quelques années, a soutenu la légalisation du cannabis. Cela me semble assez hypocrite.

Pour répondre à la première question : oui, nous avons reçu des représentants de la Fondation Cancer le 29 janvier 2025 afin de discuter de la possibilité pour la Ville d’adhérer à l’initiative « Génération sans tabac » et de la coopération générale avec la fondation.

Comme toute commune, la Ville de Luxembourg a une responsabilité en matière de prévention. Il existe une série de mesures qui doivent être prises en vertu de la législation nationale. Il est ainsi interdit de fumer dans les bureaux et les espaces publics des bâtiments communaux.

La Ville n’a pas attendu la campagne « Génération sans tabac » pour contribuer à ce que les jeunes puissent grandir dans un environnement sans tabac. Depuis 1998, elle organise des actions de sensibilisation en collaboration avec la Fondation Cancer, notamment la cérémonie de clôture de la « Mission Nichtraucher » sur la Place d’Armes, qui est organisée en collaboration avec le Service Sports de la Ville, et à laquelle participent chaque année de nombreux élèves des lycées du pays. Le 9 juin 2026, une grande action de sensibilisation sera à nouveau organisée dans le centre-ville. Tous les deux ans, la Ville organise pour son personnel des semaines de sensibilisation avec des ateliers et des formations sur les thèmes de la santé et de la sécurité, au cours desquelles le tabagisme est régulièrement abordé. La prochaine édition aura lieu en novembre 2026.

La Ville s’engage donc depuis de nombreuses années de manière cohérente et en collaboration avec la Fondation Cancer dans la lutte contre le tabagisme, de sorte que nous ne voyons pas la nécessité à ce stade de rejoindre l’initiative mentionnée afin d’obtenir ce label spécifique. Par conséquent, la question de savoir si la commission sociale et la commission de l’enfance et de la jeunesse devraient se pencher sur cette question est superflue. Nous pouvons toutefois discuter lors d’une réunion de commission de tout ce que la Ville fait dans ce domaine.

L'article 13, alinéa 3 de la loi communale concerne le droit d'initiative qui appartient à chaque membre du conseil communal, agissant individuellement, de faire ajouter à l'ordre du jour arrêté par le collège échevinal une ou plusieurs propositions dont ce membre veut saisir le conseil communal.

Toute proposition de ce genre doit être présentée moyennant une demande écrite et motivée au bourgmestre, au moins trois jours avant la réunion du conseil communal.