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aménagement d’une piste cyclable dans l’avenue Pasteur

Questions de madame Elisabeth Margue

De longs débats politiques concernant la nécessité et les possibilités d’aménagement d’une piste cyclable dans le quartier de Limpertsberg ont été menés. Après plusieurs réunions entre le collège échevinal et les habitants dudit quartier, une alternative tenant compte aussi bien des spécificités du quartier que des besoins des habitants a été élaborée. Cette alternative, ayant été bien accueillie par les habitants du quartier, a fait l’objet d’un vote au conseil communal en date du 24 février 2020.

La mise en oeuvre du projet voté a été retardée en raison de longs échanges avec le ministère de l’Environnement concernant l’enlèvement de certains arbres.

Il y a quelques semaines, la Ville avait organisé une réunion d’information concernant les travaux de voirie à effectuer pour la mise en place de cette piste cyclable. Quelques critiques ayant été formulées à cette occasion, Madame le bourgmestre a annoncé que le projet serait analysé à nouveau par les services compétents à la lumière de ces critiques.

Il y a quelques semaines également, des flyers ont été distribués par déi gréng dans le quartier du Limpertsberg, préconisant la mise en place d’une zone de rencontre sur le tracé pour lequel le conseil communal a d’ores et déjà voté en faveur d’une piste cyclable séparée et sécurisée.

Je pense que le débat politique ne doit pas être rouvert car nous en avons discuté suffisamment longtemps et nous avons trouvé un consensus pour mettre en œuvre la piste cyclable en question. Il est important pour les habitants du quartier de Limpertsberg et pour les cyclistes en général qu’une piste cyclable sûre soit réalisée.

Je vous prie de bien vouloir nous informer des suites qui seront réservées au projet voté par le conseil communal en date du 24 février 2020.

Réponse de monsieur Patrick Goldschmidt

Je remercie Madame la conseillère Margue de cette question, car il s’agit d’un projet important - qui a une longue histoire. Il y a un peu plus de deux ans, une liaison cycliste sûre passant par l’avenue Pasteur était à l’ordre du jour d’une entrevue entre le collège échevinal et le Syndicat d’intérêts locaux de Limpertsberg. En juillet 2019, une réunion des habitants a été organisée à ce sujet dans la halle Victor Hugo à Limpertsberg, où nous avons discuté de toutes les alternatives avec les citoyens. Un projet a alors été élaboré. Le collège échevinal a donc entamé un processus participatif et a parlé avec les habitants du Limpertsberg. Les Verts, qui parlent constamment de la participation citoyenne, ont fait exactement le contraire en présentant des idées toutes faites aux citoyens dans leur dépliant.

En 2019 et 2020, nos services ont analysé en détail toutes les solutions possibles. Si vous écoutez mon intervention au conseil communal du 24 février 2020 sur le site internet de la Ville (archive livestream, sous le point « circulation »), vous constaterez que j’avais présenté notre approche comme une solution de compromis provisoire, avec laquelle le collège échevinal, les citoyens et le syndicat d’intérêts locaux étaient d’accord. Cette solution n’est pas optimale, mais elle apporte une énorme amélioration, du moins jusqu’à la hauteur du « Lycée des garçons ». Une solution définitive ne pourra être trouvée que lorsque l’un ou l’autre lycée aura déménagé du Limpertsberg, car il y aura alors beaucoup moins de bus sur la route. Le fait que le dépliant des Verts indique qu’ils ont voté contre le projet lors de ladite réunion du conseil communal de février 2020, alors qu’ils s’étaient en fait abstenus, montre à quel point les Verts sont précis avec la vérité.

À cette époque, nous avions demandé les autorisations nécessaires aux différents ministères, et une demande est restée sans réponse pendant un certain temps. Cependant, en juin 2021, nous avons eu une réunion avec le ministère responsable et une solution a été rapidement trouvée. Le projet d’exécution a alors été élaboré par le Service Voirie, et le 13 juin, le projet devait être présenté aux riverains lors d’une réunion de chantier.

Cependant, la pandémie a entraîné un nouveau moment : le collège échevinal a autorisé tous les restaurateurs et cafetiers à installer une terrasse devant leur porte. Un cafetier s’est opposé à la création d’une piste cyclable devant son établissement, car l’installation d’une terrasse aurait été impossible. C’est pourquoi, lors de la réunion du 13 septembre, Madame le bourgmestre a déclaré que la Ville réexaminerait tout en détail. Il a été annoncé que les habitants du Limpertsberg seraient à nouveau invités quelques semaines plus tard pour trouver ensemble la meilleure solution. Il s’agissait de prendre en compte la circulation des bus, mais aussi d’étudier si tous les restaurants et cafés qui disposent actuellement d’une terrasse pourraient la conserver après la mise en œuvre de la piste cyclable telle qu’approuvée par le conseil communal. Nous estimons qu’il existe des solutions possibles et nous voulons les présenter samedi prochain dans le studio du Grand Théâtre. Tout le monde pouvait s’inscrire à cette réunion. Nous voulons expliquer à nouveau pourquoi l’une ou l’autre solution n’est pas possible, et nous voulons laisser les citoyens s’exprimer.

Nous avons effectué des comptages des bus scolaires : du lundi au vendredi, plus de 200 bus remontent chaque jour l’avenue de la Faïencerie ou l’avenue Victor Hugo ou descendent ces deux rues et l’avenue Pasteur. Pour le retour, la plupart des bus (140) utilisent l’avenue Pasteur, qui est très étroite dans sa partie inférieure - ce qui souligne la nécessité d’y créer une piste sûre pour les cyclistes. Le collège échevinal ne veut pas que les bus se partagent entre l’avenue de la Faïencerie et l’avenue Victor Hugo. Lorsque la plupart des lycées auront déménagé, nous aurons d’autres possibilités pour organiser la circulation sur le Limpertsberg.

J’invite l’opposition à travailler avec nous. Je trouve dommage que l’opposition se soit abstenue lors du vote sur la solution provisoire que nous avons proposée, car nous aurions pu faire quelque chose pour le vélo à court terme. La proposition que les Verts ont présentée dans leur dépliant impliquerait des travaux d’infrastructure, ce qui signifierait une période de mise en œuvre de deux à trois ans. Le manque de soutien de l’opposition a fait que l’on a manqué une occasion d’améliorer la situation des cyclistes.

champs électromagnétiques dans la Ville de Luxembourg

Question de monsieur Guy Foetz

Le rapport environnemental 2019 note que le développement des réseaux mobiles ravive les craintes des citoyens au sujet de l’effet sanitaire des champs électromagnétiques, notamment en vue de l’introduction de la technologie 5G. La Ville a acquis un nouvel appareil pour effectuer des mesures à cet égard. Elle a également participé à l’appel de candidatures de l’État luxembourgeois concernant des projets-pilote dans le domaine de la 5G.

Le Plan d’action environnemental 2020 de la Ville prévoit, entre autres, la maîtrise de la pollution électromagnétique dans l’espace public par le biais du cadastre hertzien et de la charte des champs électromagnétiques, l’application de la charte champs électromagnétiques Hot City ainsi que la relance du cadastre hertzien téléphonie mobile dans le contexte du développement de la technologie 5G / « Smart Cells » (projet pilote dans le cadre de l’appel à projets national).

Quels ont été les résultats et l’évolution des mesures de champs électromagnétiques sur le territoire de la Ville ? Peut-on conclure à une augmentation de la pollution électromagnétique qui pourrait nuire à la santé ? Qu’en est-il du monitoring et de la prédiction des champs électromagnétiques dans le domaine de la 5G ? Comment a évolué le projet pilote de relance du cadastre hertzien téléphonie mobile dans le contexte du développement 5G / « Smart cells » ?

Réponse de monsieur Serge Wilmes

Tout d’abord, je tiens à souligner que la responsabilité de la mesure des champs électromagnétiques, du contrôle du respect des valeurs limites et de la prévention des effets nocifs sur la santé n’incombe pas à la Ville de Luxembourg de par la loi, mais à l’État. Pourtant, sur une base volontaire, la Ville effectue de telles mesures depuis 2009.

Le cadastre de téléphonie mobile élaboré en 2009 fournit des informations sur les champs électromagnétiques sur tout le territoire de la Ville. Il avait été prévu de mettre à jour ce cadastre à intervalles réguliers, mais cela n’a malheureusement pas été possible jusqu’à présent en raison du manque de soutien des autorités de l’État et des opérateurs de téléphonie mobile. Des discussions ont lieu avec ces acteurs, mais il reste encore du travail à faire.

En outre, il existe dix points de mesure sur le territoire de la Ville. Toutefois, les mesures des dernières années, qui peuvent être consultées sur le site web de la Ville, ne font pas apparaître une tendance claire et ne permettent pas de tirer des conclusions statistiques, car il s’agit de mesures ponctuelles et le nombre de points de mesure est insuffisant à cet égard.

La question de la valeur seuil à partir de laquelle les rayonnements électromagnétiques sont dangereux pour la santé est difficile à résoudre pour les services de la Ville, car il n’y a pas d’accord sur ce point, même parmi les scientifiques. La seule chose sur laquelle on semble s’accorder est que l’on peut exclure tout risque pour la santé en dessous de la limite de 0,6 volt par mètre. La Ville veille à ce que cette limite ne soit pas dépassée lors de l’installation d’antennes Hot City.

La technologie 5G étant encore très récente, il n’existe pas encore de protocoles de mesure normalisés. La Ville prépare un projet pilote pour faire fonctionner le service de réalité virtuelle « Urban Timetravel » avec la technologie 5G - d’une part pour montrer que c’est techniquement possible, et d’autre part pour mesurer le rayonnement résultant avec l’aide d’un bureau d’études externe. L’État et les opérateurs de téléphonie mobile sont impliqués, et nous voulons profiter de cette occasion pour réaliser une mise à jour du cadastre hertzien de la téléphonie mobile, en y incluant la technologie 5G.

Il y a donc une volonté de la part de la Ville d’être plus active dans ce domaine et de collecter plus de données, mais nous dépendons d’autres acteurs.

Question de Monsieur Guy FOETZ

Serait-il au moins possible de mettre à notre disposition les données existantes et d’en discuter lors d’une réunion de la commission consultative compétente ?

Réponse de Madame Lydie POLFER

Nous serons heureux de le faire - même si cela reviendra à vous répéter que nous ne disposons pas de données significatives.

fixation de séparations de la terrasse d’un bar à vins

Question de monsieur Tom Krieps

Je voudrais signaler une situation où l’exploitant d’un bar à vin sur la place d’Armes a ancré la séparation de terrasse avec des vis dans le sol. Je trouve cela très discutable. Il s’agit pratiquement d’une structure destinée à rester en permanence. Même si les vis peuvent être desserrées à nouveau, ces séparations solidement ancrées sont, à mon avis, une source de danger. Lorsqu’il y a beaucoup de monde dans les rues, les gens peuvent se blesser en se heurtant contre ces structures. J’ai joint une photo à ma question écrite. Cette façon de fixer les séparations de terrasse est-elle conforme à la réglementation en vigueur ?

Réponse de madame Lydie Polfer

Je remercie Monsieur le conseiller Krieps de son bon travail, car cette situation n’est effectivement pas conforme aux dispositions du règlement. La surface de la terrasse en question est conforme, mais pas la fixation de la séparation. Immédiatement après avoir reçu la question écrite de Monsieur le conseiller Krieps, nos services ont contacté le propriétaire de l’établissement en question. Ce dernier a fait remarquer que l’installation avait déjà existé sous le précédent propriétaire. Il s’est toutefois engagé à enlever la structure avant la prochaine saison. À l’époque du coronavirus, la livraison d’une nouvelle séparation peut prendre un certain temps. Il est à noter que seule la Ville de Luxembourg est autorisée à ancrer dans le sol des structures de ce genre et d’autres structures similaires (comme les bacs à fleurs sur la Place d’Armes).

service « Call-a-bus »

Question de monsieur Guy Foetz

Le service « Call-a-bus », aussi connu sous son ancienne appellation « Rollibus », est un service de transport public de type « porte à porte » s’adressant aux personnes en chaise roulante et aux habitants de la Ville âgés de 70 ans et plus.

D’après certaines rumeurs, le nombre d’usagers réguliers de ce service aurait fortement diminué. Il paraît également que certaines communes voisines de la Ville ne souhaiteraient plus participer aux coûts de fonctionnement et qu’elles n’auraient pas renouvelé les conventions afférentes.

Est-ce que ces rumeurs correspondent à la réalité ? Si c’est le cas, pouvez-vous nous expliquer les raisons ? Quelles sont les projets d’avenir de la Ville pour le service « Rollibus » ?

Réponse de monsieur Patrick Goldschmidt

En mars 2020, l’offre « Call-a-bus » est devenue gratuite pour les personnes en fauteuil roulant. Les personnes de plus de 70 ans paient 6 euros par voyage. Si un usager a commandé le bus mais ne se trouve pas au point de départ convenu, la Ville lui facture des frais d’annulation (2 euros pour les personnes en fauteuil roulant et 6 euros pour les personnes de plus de 70 ans).

Environ 750 personnes ont signé une convention avec la Ville pour utiliser ce service. Il n’est pas vrai que le nombre d’utilisateurs a diminué, au contraire : avant 2020, le « Rollibus » était utilisé en moyenne par 69 personnes par mois ; aujourd’hui, ce nombre est de 86 personnes.

Pour les personnes âgées de plus de 70 ans, les bus « Call-a-bus » ne se déplacent plus vers les communes voisines depuis juillet 2021. Les personnes en fauteuil roulant continueront à être conduites dans les communes voisines qui ont conclu une convention avec la Ville (Hesperange, Niederanven, Bertrange, Walferdange et Strassen). Jusqu’en 2014, les communes de Steinsel et Sandweiler avaient également signé une convention avec la Ville.

stations PackUp 24/24 dans la Ville de Luxembourg

Question de monsieur François BENOY

Post Luxembourg a actuellement un réseau de plus de 110 stations « PackUp 24/24 » réparties dans le pays. Une fois le colis livré en station, il reste à disposition du client pendant 7 jours et peut être récupéré 24h sur 24. Sur le territoire de la Ville, il existe 13 stations « PackUp 24/24 » et 9 stations « PackUp » avec des heures d’ouvertures restreintes. La répartition sur le territoire de la Ville et entre les quartiers est actuellement inégale. Un nombre plus important de stations « PackUp » serait non seulement pratique pour les usagers, mais diminuerait aussi le trafic dû aux nombreuses camionnettes des livreurs dans les quartiers et aux alentours des bureaux de poste. Quelle est la position du collège échevinal face aux stations « PackUp » sur le territoire de la Ville ? La Ville est-elle en contact avec Post Luxembourg pour élargir le réseau des stations sur son territoire et couvrir tous les quartiers ? La Ville envisage-t-elle la mise à disposition de propriétés communales à cette fin ? Quelles sont les autres stratégies du collège échevinal pour réduire de trafic dû aux livraisons à Luxembourg-Ville ?

Réponse de madame Lydie POLFER

Post Luxembourg a besoin d’une autorisation de construire pour mettre en place une station « PackUp ». Des règles spécifiques ont été fixées en concertation avec Post Luxembourg. L’installation de stations « PackUp » est autorisée dans les zones mixtes, les zones d’activités économiques et la zone Gare. Les stations sont installées prioritairement aux abords des grands axes routiers. La carte indiquant les emplacements exacts pourra être présentée aux membres de la commission consultative compétente. En principe, l’installation de stations « PackUp » n’est pas autorisée dans les zones résidentielles. Il y a cependant un cas de figure spécial, à savoir dans la rue Yolande, où une station a été installée sur un terrain appartenant à Post Luxembourg et classé BEP (zone de bâtiments et d'équipements publics). La Ville a reçu des réclamations de la part d’habitants au sujet de cette station, qui a cependant été autorisée en bonne et due forme. La Ville essaie d’éviter que de tels cas ne se reproduisent. Des pourparlers avec Post Luxembourg sont en cours. Les autres opérateurs économiques doivent être traités de la même manière. Les répercussions du commerce en ligne sur le commerce local sont regrettables. Pourtant, la Ville doit faire face à cette réalité, et elle s'y adapte du mieux qu'elle peut.

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