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Augmentation du nombre de mendiants dans la Ville

QUESTION PAR Monsieur Paul GALLES 

Depuis quelques semaines, il semble y avoir plus de mendiants dans la ville. Lorsque j’ai rédigé cette question, il a été difficile de trouver les termes adéquats, car le terme général de « mendiant » ne tient pas compte des situations spécifiques dans lesquelles se trouvent les personnes concernées. Il ne s’agit pas de stigmatiser ces personnes, car on ne peut jamais réduire une personne à une activité qu'elle exerce à un moment donné. La situation doit être considérée sous l'angle de la misère humaine. Je voudrais noter que Madame la conseillère Brömmel avait déjà abordé ce sujet au sein de la commission sociale.

Le collège échevinal partage-t-il l’avis que le nombre de mendiants a augmenté ? Existe-t-il des données chiffrées précises ? Comment le collège échevinal évalue-t-il cette évolution ? D’où proviennent ces mendiants ? Pourquoi leur nombre a-t-il augmenté ? Le collège échevinal dispose-t-il d'informations sur la situation de ces personnes ? Pourrait-il s'agir en partie de membres de bandes organisées ? Comment la Ville compte réagir face à ces personnes, notamment au niveau de la politique sociale ?

REPONSE DE Monsieur l’échevin Maurice BAUER

Une augmentation du nombre de mendiants a en effet été constatée. Leur nombre augmente chaque année en novembre/décembre, car un certain nombre de personnes viennent alors d'autres pays au Luxembourg pour obtenir une possibilité d'hébergement dans le cadre de la « Wanteraktioun » organisée par le ministère de la Famille.

Les travailleurs de rue de la Ville de Luxembourg sont présents sur le terrain tous les jours afin d’essayer d’entrer en contact avec les mendiants, de les orienter vers les structures appropriées (p.ex. les haltes de nuit ou le « bistrot social ») et d’observer l’évolution de la scène.

Les situations dans lesquelles se trouvent les mendiants sont très variées. Il y a parmi eux d'une part les personnes qui se rendent au Luxembourg à la fin d'année ou seulement pour la durée des fêtes de fin d’année, et d'autre part les personnes qui séjournent au Luxembourg toute l'année, qu'elles soient luxembourgeoises ou non.

Le rôle des travailleurs de rue n’est pas de contrôler les mendiants ou de les inciter à se déplacer, mais d’essayer d'établir une relation de confiance avec eux, de leur proposer de les accompagner et de les aider. 

Selon le rapport annuel du Service Streetwork de la Ville, la mendicité est pratiquée aux endroits suivants : à Bonnevoie près de la Spuerkeess (1 à 2 personnes) et sur la passerelle menant à la Gare centrale (1 à 2 personnes), dans la Ville-haute dans la zone piétonne (2 à 20 personnes selon le temps et la saison) et aux abords du Glacis (7 à 10 personnes), au Limpertsberg près du supermarché Cactus (2 à 5 personnes), au Kirchberg près du centre commercial Auchan et du parc (1 à 20 personnes) ainsi qu’aux alentours du cinéma (2 à 23 personnes), dans le quartier de la Gare aux alentours du supermarché Delhaize (2 à 25 personnes), de l‘agence Spuerkeess de l’avenue de la Gare (4 à 15 personnes) ainsi que dans l’avenue de la Liberté et aux alentours du Rousegäertchen (1 à 10 personnes).

Selon les informations du Service Streetwork, il semble qu’une partie des mendiants sont organisés. Cela vaut notamment pour les mendiants en provenance d'Europe de l'Est, qui se connaissent entre eux, qui ne dorment pas dans les abris d’urgence de la « Wanteraktioun » et qui ne cherchent à priori pas le contact avec les travailleurs de rue, acceptant seulement un café de leur part. Ces personnes ont un matelas, une valise et un gobelet avec elles. La Ville ne dispose pas d'informations vérifiables prouvant que ces personnes soient les victimes d’un système criminel, mais plusieurs indices laissent supposer qu'il y a une structure derrière ces activités : le même type de gobelet est souvent utilisé, les panneaux en carton portant des inscriptions présentent souvent la même écriture et des gardes du corps qui se trouvent à proximité veillent à ce qu'il n'y ait pas de problèmes, par exemple des disputes sur la répartition des meilleurs emplacements.

Il est conseillé de ne pas trop soutenir ces mendiants afin de ne pas les encourager à renforcer leurs activités. Les personnes concernées n'ont pas besoin de mendier, étant donné qu'il existe suffisamment de structures à Luxembourg-Ville pour les soutenir, que ce soit pour trouver un endroit où dormir ou pour obtenir une petite aide financière ou matérielle.

Madame le bourgmestre Lydie POLFER 

Les chiffres et observations mentionnés interpellent. C’est pourquoi nous les transmettrons aux instances étatiques compétentes pour que celles-ci puissent intervenir, sachant que la mendicité organisée, qui est souvent liée à la traite d'êtres humains, est interdite. Je voudrais mentionner dans ce contexte que j’ai vu une personne se déplacer à vélo, la nuit, d'un endroit à l’autre où les mendiants dormaient, afin de les organiser.

Circulation à la rue de la Semois

QUESTION PAR Monsieur GUY FOETZ

La partie de la rue de la Semois longeant la vallée de la Pétrusse comporte des risques manifestes au niveau de la circulation, étant donné qu’il s’agit d’une rue étroite, en grande partie sans trottoir et sans visibilité par endroits. La limitation de vitesse à 30 km/h n'empêche pas que certains automobilistes la traversent à toute allure, mettant en danger les nombreux piétons, parmi lesquels se trouvent beaucoup d’enfants, mais aussi beaucoup de personnes âgées qui vivent dans les deux maisons de retraite situées à proximité. L’été dernier, de nombreux camions en provenance du chantier de renaturation de la Pétrusse ont emprunté cette rue très étroite, ce qui a encore accru le danger. Pourquoi le deuxième ralentisseur dont l'installation avait été annoncée par écrit en date du 1er avril 2021 n’a pas encore été mis en place ? Pourquoi la Ville n'a-t-elle pas installé un trottoir aux endroits où cela est possible ? Il semble que la Ville est intervenue entretemps auprès des opérateurs du chantier de renaturation de la Pétrusse, étant donné que beaucoup moins de camions passent par cette rue qu'en été. La Ville devrait élaborer un concept de circulation cohérent pour la rue de la Semois, soit en maintenant le sens unique actuel et en installant du côté de la vallée un trottoir en continu sur toute la longueur de la rue (aux dépens de la largeur de la chaussée), soit en fermant cette rue au trafic, sauf pour les riverains (qui devront circuler à 30 km/h au maximum), soit en y aménageant une zone de rencontre avec des emplacements de stationnement spécialement aménagés Il vaut mieux prévenir que guérir. Il faudra prendre des mesures pour éviter des accidents dans la rue de la Semois, d'autant plus que la LUGA sera étendue aux Jardins de la Pétrusse, de sorte que le nombre de piétons devrait encore augmenter.

REPONSE DE Monsieur l’échevin Patrick GOLDSCHMIDT 

Le nombre important de camions qui ont emprunté la rue de la Semois l’été dernier était dû aux graves inondations du 14 et 15 juillet, qui avaient rendu temporairement impraticable la voie d'accès par la vallée de la Pétrusse. Les entreprises concernées ont reçu un courrier les informant que leurs camions ne sont pas autorisés à emprunter l’itinéraire passant par la rue de la Semois. La situation semble s'être calmée.

La rue est classée zone 30 km/h. Il n’est pas possible d’aménager un trottoir sur le tronçon de rue en question pour des raisons topographiques, notamment à cause du dénivelé de la rue et de la présence de murs de soutènement des deux côtés de la rue.

Un deuxième ralentisseur sera installé à court terme et un troisième ralentisseur suivra début 2022.

La Ville dispose d’ores et déjà d’un concept de circulation pour cette route.

L’instauration d’une zone de rencontre n’est pas possible aux termes des lignes directrices émises par la Commission de circulation de l’État, une telle réglementation n’étant possible que pour les tronçons de rue comportant ou regroupant une mixité de fonctions (habitations, administrations, commerces, écoles, église, etc.).

Par contre, le collège échevinal proposera au conseil communal d’approuver l’instauration du régime de rue résidentielle sur le tronçon de rue compris entre la maison d’habitation n° 19 de la rue de la Semois et la fin du sens unique (en direction de la rue des Jardiniers). Cette mesure, qui pourrait être réalisée en 2022, permettra de sécuriser encore mieux les mouvements piétonniers et cyclistes à l’endroit en question, sachant que ces flux sont susceptibles d’augmenter avec la nouvelle zone de récréation réalisée dans le cadre de la renaturation de la Pétrusse. Cette réglementation ne nécessitera aucun réaménagement de la voirie existante.

Création d’un hub pour l’économie créative à Luxembourg-Ville

QUESTION PAR Monsieur François BENOY 

Le secteur de l’économie créative connaît une évolution très dynamique au Luxembourg et le potentiel de croissance de ce secteur reste énorme. Le hub créatif le plus important du pays a été créé par la Ville de Differdange en 2011. Plus de 70 entreprises se sont implantées jusqu’à présent sur le site afférent à Differdange. Un hub créatif existe également à Luxembourg-Ville - le « Bamhaus » dans le quartier de Dommeldange -, mais à plus petite échelle et sur initiative privée.

Le ministre des Classes moyennes a souligné en date du 16 mars 2021 à la Chambre des députés, dans sa réponse à une question élargie au sujet de l’économie créative, que les communes sont fortement encouragées à développer d’autres hubs créatifs.

Quelle est la position du collège échevinal concernant l’implantation d’un hub créatif sur le territoire de la Ville de Luxembourg ? Quelles démarches ont déjà été entreprises ? Le collège échevinal est-il en contact avec les instances étatiques pour développer un tel projet dans la capitale ? Le collège échevinal estime-t-il que le site de l’ancien abattoir ou la zone de la Porte de Hollerich pourraient figurer parmi les sites appropriés ? Le collège échevinal envisage-t-il, le cas échéant, une solution temporaire jusqu’à la transformation de l’ancien abattoir ?

REPONSE DE Monsieur l’échevin Serge WILMES 

Le collège échevinal a toujours l’intention d’aménager un hub créatif dans une partie de l’ancien abattoir afin de soutenir les professions créatives. D’autres parties de l’ancien abattoir seront réservées à d’autres utilisations.

Nous apprécions que d’autres communes lancent également des projets innovateurs, de sorte que la Ville de Luxembourg ne doit pas toujours jouer ce rôle de manière automatique. En attendant la réalisation du projet de l’ancien abattoir, la Ville a déjà mis à la disposition de deux créatrices un local commercial dans la rue des Capucins pendant 9 mois, créant ainsi un « lab créatif ».

La création d’un hub créatif figure également parmi les options pour l’utilisation future du terrain de l’ancienne caserne des pompiers professionnels aux abords de la route d’Arlon. La priorité est portée sur le site de l’ancien abattoir, mais le collège échevinal explorera également des pistes supplémentaires pour la mise en oeuvre de projets supplémentaires de moindre envergure.

Primes pour vélos de transport

QUESTION PAR Madame Elisabeth MARGUE

De plus en plus de vélos de transport (« cargo bikes ») circulent dans les rues de la Ville. Ces vélos sont utilisés pour transporter des enfants ou des colis. Ils constituent une réelle plus-value en tant qu’alternative aux voitures et aux camionnettes de livraison.

L’État promeut depuis plusieurs années l’achat de vélos en général par des subsides. Certaines communes octroient également des primes pour l’achat de vélos. Aucune distinction n’est faite au niveau du revenu des demandeurs de subsides.

La Ville envisage-t-elle de mettre en place un système de subsides pour l’achat de vélos en général et de vélos de transport en particulier ? À l’affirmative, la Ville entend-elle faire une distinction au niveau du revenu des demandeurs de prime ? Des entreprises privées pourraient-elles également bénéficier d’une telle offre de primes ?

REPONSE DE Monsieur l’échevin Patrick GOLDSCHMIDT 

Les vélos de transport constituent, en effet, un élément important des moyens de transport en ville. Ils permettent p.ex. de faire les courses sans utiliser la voiture. Le collège échevinal est en train d’élaborer un paquet de mesures prévoyant des subsides dans toute une série de domaines. Le poste budgétaire des subventions a été massivement augmenté. Les mesures afférentes seront présentées à la commission consultative compétente et au conseil communal au cours de l’année 2022.

Ancien abattoir de Hollerich

QUESTION PAR Madame Claudie REYLAND

Lors d’une réunion conjointe des commissions de la culture et du développement urbain et économique en date du 28 avril 2021, il a été mentionné que le groupement Jim Clemes Associates / ARP Astrance avait été chargé d’assister le groupe de travail afférent de la Ville de Luxembourg dans l’élaboration du cahier des charges qui servira de base à l’organisation d’un concours d’architectes pour l’aménagement futur du site de l’ancien abattoir.

Il avait été retenu dans le cadre de la participation citoyenne organisée lors des deux journées portes ouvertes sur le site de l’ancien abattoir en septembre 2019 que 4 thèmes principaux seraient traités de manière équivalente, à savoir la culture, les loisirs, l’intergénérationnel et le commercial. Il a été annoncé que le cahier des charges serait présenté en automne 2021.

Où en est le projet ? Quand le cahier des charges sera-t-il présenté au conseil communal ? Quelles seront les prochaines étapes de ce projet et quelles ont été les conclusions des études et analyses effectuées par les bureaux d’architectes impliqués ?

REPONSE DE Madame le bourgmestre Lydie POLFER 

La Ville est en train de travailler avec le bureau d’architecte Jim Clemes Associates afin de tenir compte, d’un côté, des propositions faites dans le cadre du processus de participation citoyenne et à d’autres occasions, et d’un autre côté des analyses relatives à la substance bâtie. Il s’agit d’élaborer le cahier des charges sur des bases clairement définies. Cette procédure a pris du retard pendant la pandémie, notamment parce qu’il n’était pas possible d’organiser certaines réunions, p.ex. avec des experts au sujet de la qualité des bâtiments.

J’espère que le cahier des charges pourra être présenté au collège échevinal et aux commissions consultatives compétentes au cours du mois de janvier 2022. Un concours sera ensuite lancé. Les 4 thèmes principaux mentionnés par Madame la conseillère Reyland feront sûrement partie du programme. Il y aura de la restauration, des commerces et différentes activités, p.ex. des activités culturelles. Les véhicules du Service Sports sont encore stationnés sur le site de l’ancien abattoir, étant donné que le nouveau bâtiment à la Cloche d’Or sera seulement disponible en 2022. Cela n’empêche pas que le cahier des charges soit lancé dès que possible pour que les travaux puissent commencer dans les meilleurs délais.

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