En séance non publique

1. Hospices civils : affaires de personnel – avis.

2. Office social : affaires de personnel – avis.

3. Affaires de personnel – décision.

En séance publique

4. Questions posées par des conseillers communaux.

5. Circulation: modifications définitives du règlement de la circulation – règlements temporaires – confirmation de règlements temporaires – décision.

6. Conventions – approbation.

7. Devis de travaux – approbation :

  • Projet définitif détaillé relatif aux travaux de réaménagement du site de l’ancien P+R provisoire adjacent au Stade de Luxembourg.

8. Urbanisme :

  • Modification ponctuelle de la partie écrite du PAP « Kennedy-Sud – Zone A1 » à Luxembourg-Kirchberg – vote.
  • Modification ponctuelle de la partie graphique du PAP QE « secteur protégé du Pfaffenthal [SPR-pf] » – immeubles sis 2-10, place Dargent et 80, côte d’Eich – vote.
  • Classement comme patrimoine culturel national des immeubles sis 11, 13 et 15, rue Auguste Lumière – avis.
  • Classement comme patrimoine culturel national de l’immeuble sis 12, rue de Wiltz. – avis.
  • Lotissements de terrains (art. 29 loi aménagement communal) – décision.

9. Plan pluriannuel de financement – présentation et discussions.

10. Adaptations du règlement-taxe – décision :

  • Adaptation de l’article 1 « Musées de la Ville de Luxembourg » du chapitre « B-1 : Etablissements culturels » de la partie « B : Culture ».

11. Octroi de subsides – décision.

12. Affaires judiciaires : autorisations d’ester en justice – décision.

13. Office social : création de postes – avis.

14. Conversions/Créations/Suppressions de postes – décision.

Retransmission en direct des séances

Consultez la vidéo de cette séance.

Rapport analytique

Le compte rendu analytique reprend les discussions tenues et les décisions prises par le conseil communal et constitue un outil d’information important pour les citoyens de la capitale qui leur permet de s’informer sur les projets et les mesures susceptibles d’avoir un impact sur leur vie quotidienne.

Le rapport analytique de cette séance sera disponible en temps utile.

Questions posées par les conseilleurs communaux

1) Déguerpissements

Question urgente de Madame Marie-Marthe Muller 

J’ai posé cette question en date du 5 janvier 2026 pour me renseigner au sujet d’un couple qui devra quitter un logement social appartenant à la Ville. Selon les informations dont nous disposons, cette décision repose sur plusieurs éléments liés à la situation personnelle des personnes concernées.

Après avoir pris contact avec les services compétents de la Ville et avec l’Office social, il apparaît qu’aucun service communal n’est actuellement en mesure d’assurer un accompagnement adapté à ces personnes. Je tiens à souligner que les services de la Ville accomplissent leur mission avec professionnalisme et engagement et fournissent un travail de grande qualité. La situation constatée semble donc relever de limites structurelles.

Le couple en question a besoin d’un encadrement intensif et n’est pas en mesure de vivre de manière autonome. C’est pourquoi la Ville doit assumer sa responsabilité sociale et veiller à ce que ces personnes ne se retrouvent pas sans solution de logement appropriée. Bien que le régime spécial instaurant une trêve hivernale ne soit plus en vigueur depuis 2023, la Ville conserve néanmoins une responsabilité morale et sociale à l’égard des personnes concernées, en particulier dans un contexte de conditions climatiques hivernales et de risques accrus pour la santé.

  • Quelles alternatives concrètes sont actuellement prévues pour les personnes concernées ?
  • Est-ce qu’il existe une solution d’hébergement adaptée et est-ce qu’un accompagnement approprié est assuré ?
  • Comment la Ville veille-t-elle, d’une manière générale, à ce que de telles mesures ne contribuent pas à augmenter le nombre de sans-abris ?

Réponse de Madame l’échevin Corinne Cahen

J’apprécie l’engagement de Madame la conseillère Muller envers ses concitoyens, et je pense que tous les membres de cette assemblée, tous partis confondus, partagent le même engagement. Au cours des semaines passées, j’ai fourni à Madame la conseillère Muller en toute transparence toutes les informations dont je disposais.

Le logement loué à la femme en question se trouve dans un état tellement déplorable qu’il devra être entièrement rénové, ce qui coûtera des centaines de milliers d’euros aux contribuables. Il s’agit déjà du deuxième logement laissé dans un tel état. Les photos que j’ai transmises à Madame la conseillère Muller montrent l’étendue des dégâts : des trous dans les murs, des portes fortement endommagées, des robinets arrachés, etc. Le logement se trouve dans un état insalubre, jonché de déchets et d’excréments de chiens. Des excréments de chiens ont également été trouvés à plusieurs reprises dans la boîte aux lettres des voisins. Le courrier des voisins arrive actuellement à l’Hôtel de Ville.

La Ville fait tout son possible dans le domaine social et n’hésite pas à investir dans ce domaine. Cependant, la Ville n’est pas le ministère de la Santé et n’a pas les moyens d’accompagner de manière appropriée les personnes concernées, ce qui, dans ce cas, impliquerait probablement un accompagnement psychiatrique professionnel. Il faut être prêt à accepter de l’aide. Si une personne a, par exemple, un rendez-vous à l’Office social et ne s’y présente pas, si elle ne montre aucune volonté de coopérer et refuse toute aide, l’assistant social se retrouve tôt ou tard dans une impasse.

Un problème supplémentaire réside dans le fait que les personnes concernées possèdent des chiens et ne peuvent donc pas être accueillies dans un foyer.

Comme l’a indiqué vendredi dernier par téléphone le Service Logement à Madame la conseillère Muller, la procédure est en cours, mais les habitants ne doivent pas quitter le logement immédiatement. Cependant, il est inévitable qu’ils doivent quitter l’appartement après un certain temps, également pour protéger les autres personnes. Je ne suis actuellement pas en mesure d’indiquer à Madame la conseillère Muller où les personnes concernées finiront par se retrouver et qui pourra les aider. Il n’existe malheureusement pas de solution miracle. La Ville fait de son mieux pour aider les personnes qui en ont besoin, mais à un moment donné, nous sommes à court de solutions.

2) Défibrillateurs automatiques externes (DAE) dans l’espace public

Question de Monsieur François Benoy 

Selon les informations du CGDIS, plus de 600 personnes sont victimes chaque année d’un arrêt cardiaque au Luxembourg. Dans environ 70 % des cas, l’arrêt cardiaque survient en présence d’un témoin. D’après le rapport « Out-of-Hospital Cardiac Arrest – Attempted Resuscitations, Annual Report 2021 », 263 arrêts cardiaques ont été pris en charge par le CGDIS en 2021. Or, seulement 43,7 % des tentatives de réanimation ont été initiées par des témoins, et ce malgré l’importance cruciale d’une intervention rapide en cas d’arrêt cardiaque. Les défibrillateurs automatisés externes (DAE) constituent un outil essentiel pour augmenter les chances de survie lorsqu’ils sont rapidement accessibles au public.

Selon le site reagis.lu, environ 75 défibrillateurs seraient recensés sur le territoire de la Ville. Il apparaît toutefois que la très grande majorité de ces appareils se trouvent dans des bâtiments fermés ou à accès restreint. À titre d’exemple, dans le quartier de Bonnevoie, l’un des quartiers les plus peuplés de la Ville, seulement quelques défibrillateurs sont référencés, notamment à la Chambre des salariés, au Lycée technique de Bonnevoie et auprès des CFL, donc dans des lieux parfois éloignés et non accessibles 24h/24 au public.

Par ailleurs, il n’existe actuellement pas de liste centralisée et facilement accessible sur le site internet de la Ville recensant l’ensemble des défibrillateurs installés par la Ville dans ses infrastructures (centres culturels, installations sportives, piscines, bâtiments communaux, etc.).

  • Où la Ville a-t-elle installé des défibrillateurs à ce jour ?
  • Existe-t-il une ligne directrice ou une stratégie définissant les critères d’installation des défibrillateurs par la Ville (type de bâtiment, fréquentation, accessibilité, horaires) ?
  • Sachant que la Ville n’a actuellement pas d’obligation légale en la matière, le collège échevinal ne partage-t-il pas l’avis selon lequel, comme dans beaucoup d’autres communes, il serait judicieux d’installer systématiquement des défibrillateurs dans l’espace public ?
  • Si oui, quelles seraient les lignes directrices envisagées pour un tel déploiement dans l’espace public, notamment sur les places publiques, dans les quartiers et à des endroits accessibles 24h/24, afin de permettre une intervention rapide en cas d’arrêt cardiaque, et quels objectifs le collège échevinal se fixerait-il à court et à moyen terme en matière de couverture du territoire communal par des défibrillateurs accessibles au public ?
  • Si le collège échevinal ne souhaite pas aller dans cette direction, pour quelles raisons ? Comment justifie-t-il ce choix, sachant que l’accès rapide à un défibrillateur peut sauver des vies et que de nombreuses communes luxembourgeoises ont déjà fait le choix d’installer des DAE dans l’espace public ?

Réponse de Monsieur l’échevin Maurice Bauer

Il existe actuellement plus de 200 défibrillateurs sur le territoire de la capitale. En effet, en plus des 75 défibrillateurs recensés sur le site reagis.lu, il existe 136 défibrillateurs de la Ville de Luxembourg sur le territoire urbain. Beaucoup ont été ajoutés au cours des huit années passées.

La grande majorité de nos services communaux disposent d’un défibrillateur. Tous les halls sportifs en sont équipés, de même que nos piscines, nos terrains de sports et nos centres culturels. Deux défibrillateurs se trouvent dans les Casemates.

En ce qui concerne les lignes directrices, dans une première phase, les défibrillateurs ont été installés à des endroits où les gens pratiquent du sport et où se trouvent souvent des personnes âgées.

La plupart des 136 défibrillateurs de la Ville se trouvent à l’intérieur de bâtiments, de sorte qu’ils ne sont accessibles que pendant les heures d’ouverture de ceux-ci. Actuellement, trois défibrillateurs sont disponibles à l’extérieur : un près de la « Maison de la Nature », un près du Service Eaux et un près du Service Parcs. Les services communaux concernés sont en train d’élaborer une stratégie visant à installer un plus grand nombre de défibrillateurs à l’extérieur des bâtiments. Les propositions y relatives seront présentées au collège échevinal au printemps 2026. Les lieux très fréquentés (Place d’Armes, Place Guillaume II, Place de la Constitution, etc.) seront prioritaires.

La Ville a communiqué au CGDIS les lieux où se trouvent des défibrillateurs sur le territoire de la capitale en vue de leur publication sur le site stayingalive.lu du CGDIS. Nous veillerons à ce que les endroits où se trouvent des défibrillateurs soient également affichés sur le site Internet de la Ville. A noter que tous les tramways sont également équipés de défibrillateurs.

3) Adaptation des terrains multisports aux besoins actuels des usagers

Question de Monsieur François Benoy

Dans plusieurs quartiers de la Ville, des terrains multisports mis à disposition du public connaissent une fréquentation régulière, notamment pour la pratique libre du basketball par des jeunes et des adultes. Des retours concrets d’usagers et de communautés sportives locales font toutefois état de limites importantes concernant la qualité, la sécurité et l’adéquation de certaines de ces infrastructures.

Ainsi, il est notamment rapporté que certains terrains présentent des revêtements très durs, tels que le macadam (par exemple au Kaltreis), peu adaptés à une pratique sportive régulière et susceptibles d’augmenter les risques de blessures. Les équipements eux-mêmes, comme les paniers de basketball en structures métalliques rigides, sont également perçus comme peu favorables à une pratique sécurisée. Par ailleurs, l’absence ou la limitation de l’éclairage en soirée restreint l’usage de ces terrains après le travail ou l’école (idem pour le Kaltreis), tandis que le manque de points d’eau potable sur plusieurs sites complique leur utilisation lors de fortes chaleurs ou d’activités prolongées.

  • Combien de terrains multisports existent actuellement sur le territoire de la Ville, et quels types de revêtements y sont utilisés ?
  • Le collège échevinal partage-t-il l’analyse selon laquelle certains revêtements présentent un risque accru de blessures, et envisage-t-il leur remplacement par des revêtements plus adaptés et plus respectueux des articulations (p.ex. revêtements synthétiques amortissants) ? Si oui, dans quel délai ?
  • Est-il prévu d’adapter ou de remplacer certains équipements sportifs (p.ex. les paniers de basket) afin d’améliorer la sécurité et la qualité de jeu sur ces terrains ?
  • Quelle est la situation en matière d’éclairage des terrains multisports, et la possibilité d’un éclairage jusqu’à 22 heures est-elle envisagée ou déjà mise en œuvre sur certains sites ?
  • La Ville prévoit-elle d’équiper systématiquement les terrains multisports de fontaines d’eau ou de distributeurs d’eau, ainsi que de toilettes ?
  • Le collège échevinal envisage-t-il d’associer davantage les usagers et les communautés sportives locales à la planification, à l’aménagement et à l’amélioration des terrains multisports, afin de mieux répondre aux besoins sur le terrain ?

Réponse de Monsieur l’échevin Maurice Bauer

Il existe actuellement 19 terrains multisports sur le territoire de la capitale. 

Trois terrains multisports seront remplacés : celui de Gasperich (Muhlenweg) sera remplacé dans le cadre du projet de la maison des jeunes, celui situé dans le Parc Pétrusse après la fin des travaux dans la vallée de la Pétrusse, et celui de Dommeldange (rue Mongenast-Servais, à côté de l’aire de jeux) sera remplacé par un nouveau terrain multisports sur le toit du hall sportif prévu (dans le cadre du nouveau campus scolaire).

Parmi les 19 terrains multisports, 8 disposent d’un revêtement en macadam, les autres d’un autre type de revêtement. Il existe également un certain risque de blessure sur les terrains sans macadam, car si le revêtement est trop mou, les balles ne rebondissent pas comme elles le devraient.

Il va de soi que la Ville tient compte de l’évolution des technologies et des matériaux disponibles lors de la planification de nouveaux terrains multisports.

Tous les terrains multisports, de même que les aires de jeux et les appareils de fitness, sont contrôlés 3 à 4 fois par an par la société Luxcontrol. Il est important pour nous que les citoyens puissent utiliser ces installations dans des conditions de sécurité optimales.

En ce qui concerne l’éclairage des terrains multisports, la question n’est pas si simple. Certains utilisateurs souhaitent pouvoir jouer plus longtemps le soir. Cependant, lorsqu’on discute avec les riverains d’un terrain multisports où l’on joue au basket jusqu’à 22 heures, on constate que la qualité de vie n’y est plus très bonne. Il existe alors un conflit entre le besoin légitime des riverains de pouvoir passer une soirée tranquille et le souhait tout aussi légitime des utilisateurs des terrains multisports de disposer d’un endroit où ils peuvent pratiquer le basket-ball ou d’autres activités de loisirs. Les utilisateurs sont priés de respecter les riverains.

À cela s’ajoute le fait que l’on rencontre parfois sur les terrains multisports des personnes dont la présence n’est pas souhaitable et qui pratiquent des activités qui n’y ont pas leur place. Il arrive également que des enfants et des adolescents du quartier soient chassés par des personnes plus âgées qui ne disposent pas de terrains multisports près de chez elles. Au cours des prochaines semaines, nous discuterons de l’introduction de restrictions d’âge et d’accès.

Lors des réunions organisées dans les différents quartiers dans le cadre des Apéri’tours, de nombreux citoyens ont exprimé le souhait de pouvoir disposer d’équipements de fitness en plein air supplémentaires, alors que la demande de terrains multisports supplémentaires était moins marquée. Dans le cadre de l’élaboration du « Plan plein air » de la Ville, il conviendra notamment d’analyser les emplacements où des terrains multisports et des appareils de fitness en plein air supplémentaires pourront être créés.

Selon le concept de la Ville relatif aux WC publics, ces derniers ne sont installés que sur les sites où de nombreuses personnes séjournent pendant une période prolongée et s’il n’existe aucun autre WC public à proximité immédiate. Selon un inventaire récent, tous les emplacements répondant à ces critères sont actuellement équipés de toilettes.

Plusieurs terrains multisports sont déjà équipés de fontaines à eau. Au cours des prochains mois, l’installation de fontaines à eau est prévue sur les terrains multisports de la rue de Marche, du boulevard Kaltreis et de la rue Thomas Byrne. Si un besoin supplémentaire est constaté, nous installerons d’autres fontaines à eau, dans la mesure où cela est techniquement possible sur le site concerné. La Ville continuera à veiller à ce que l’offre d’installations sportives dans les quartiers soit la plus diversifiée possible, sans perdre de vue les conditions nécessaires à une bonne cohabitation.

L'article 13, alinéa 3 de la loi communale concerne le droit d'initiative qui appartient à chaque membre du conseil communal, agissant individuellement, de faire ajouter à l'ordre du jour arrêté par le collège échevinal une ou plusieurs propositions dont ce membre veut saisir le conseil communal.

Toute proposition de ce genre doit être présentée moyennant une demande écrite et motivée au bourgmestre, au moins trois jours avant la réunion du conseil communal.