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Manifestation « Pour le libre choix médical »

Question par Monsieur Roy Reding

Par courrier du 22 avril 2022, la Ville a informé les responsables du « Lëtzebuerger Biergerkollektiv » que la manifestation « Pour le libre choix médical » du 30 avril 2022 devait se dérouler de manière statique sur la place de Paris, alors que les organisateurs avaient souhaité organiser un cortège menant de la gare centrale à la place d’Armes. La Ville n’avait pas indiqué les raisons de cette décision, mais renvoyé à la Police pour toutes questions supplémentaires.

Qui est responsable de cette limitation éclatante du droit de manifestation? Sur quelle base cette décision a-t-elle été prise? Quelle concertation a eu lieu au préalable avec le ministère de la Police?

Quelles inquiétudes d’ordre technique et quelles considérations d’ordre politique ont contribué à cette décision, sachant qu’il y a eu une demi-douzaine de policiers sur place, de sorte qu’on peut supposer que la police ne s’est pas attendue à un risque élevé pour la sécurité publique?

Ce n’est pas un secret que les vues politiques des manifestants au sujet du choix médical ne correspondent pas aux vues du collège échevinal, ni des partis représentés au sein du gouvernement. Dans quelle mesure les intérêts politiques ont-ils joué un rôle pour limiter cette manifestation à un endroit situé au bord du centre-ville, alors que d’autres manifestations ont pu se dérouler librement?

Réponse de Madame le bourgmestre Lydie POLFER 

La décision de limiter la zone de manifestation à la place de Paris avait été prise en concertation avec la Police grand-ducale pour la raison qu’une autre manifestation a eu lieu en même temps à la place Clairefontaine, également de manière statique. En tant que bourgmestre, j’ai pris cette décision sur la base de l’article 2 du Règlement général de police du 26 mars 2001. La Police avait proposé cette démarche pour des raisons organisationnelles, notamment pour assurer le bon déroulement des deux manifestations et pour éviter tout risque de débordement. La Police prend toujours contact avec les organisateurs des manifestations. La Ville respecte toujours le droit de manifestation et la liberté d’expression.

« Aktioun Bambësch » 2022

Question par Madame Christa BRÖMMEL

Cette année, la participation à l’ « Aktioun Bambësch » est réservée aux enfants des cycles 1.2 à 4.2, alors que les enfants du cycle 1.1 seront accueillis dans un foyer scolaire.

Pour quelles raisons les enfants du cycle 1.1 ne peuvent-ils pas participer à l’ « Aktioun Bambësch » 2022 ? Comment les parents ont-ils été informés de ce changement ? Les enfants du cycle 1.1 peuvent-ils également participer à des activités de vacances basées sur la pédagogie du jeu (Spielpädagogik), qui se distinguent des activités habituelles des foyers scolaires et se déroulent en grande partie à l’extérieur, en forêt et dans la nature ? Quelles offres seront concrètement proposées aux enfants du cycle 1.1 ? Au cours des années passées, le personnel des foyers scolaires avait été mis à contribution pour soutenir l’Aktioun Bambësch, les foyers scolaires restant fermés l’après-midi. Comment est organisée cet été la planification du personnel pour l’Aktioun Bambësch et les foyers scolaires ? Combien d’enfants des différentes tranches d’âge sont inscrits à l’Aktioun Bambësch 2022 ? Comment les chiffres ont-ils évolué par rapport aux années précédentes (pré-Covid) ?

 

Réponse de Madame l’échevin Colette MART 

L’ « Aktioun Bambësch » 2022 ne s’adresse pas aux enfants du cycle 1.0 et 1.1 pour des raisons d’organisation et de sécurité, notamment au niveau des transports (par autobus), du grand nombre d’enfants plus âgés sur place et de la structure des activités. Ces conditions sont trop stressantes pour les petits enfants. Les enfants du précoce et du cycle 1.1 sont accueillis de 7.30 à 18.00 heures dans les foyers scolaires pendant les semaines de l’« Aktioun Bambësch ». Pendant cette période, les foyers scolaires sont fermés les après-midis pour les enfants plus âgés.

Les parents ont été informés de cette nouvelle organisation à travers les consignes de fonctionnement des foyers scolaires de la Ville pour l’année 2022-2023, par les fiches d’inscription du CAPEL pour l’ « Aktioun Bambësch », ainsi que par des explications sur le site internet y relatif. Les enfants du cycle 1.1 peuvent participer à des activités de vacances basées sur la pédagogie du jeu. Les équipes éducatives proposent aux enfants des cycles 1.0 et 1.1 un programme d’activités riche et varié, incluant de nombreuses activités en plein air, dans la nature et dans la forêt, les foyers scolaires servant de repères pour les différentes activités ainsi que pour les collations et le repos.

Les foyers scolaires sont ouverts de 7.30 à 18.00 heures pour les enfants des cycles 1.0 et 1.1 ainsi que de 7.30 à 14.00 heures pour les enfants des cycles 1.2 à 4.2. Les inscriptions sont restées stables depuis 2017, avec une légère hausse pour les cycles 1.2 et 2.1, et une légère baisse pour les autres cycles.

Action « Gielt Band – Hei dierft Dir plécken »

Question par Madame Claudie REYLAND

Chaque année d’importantes quantités de fruits mûrs non cueillis pourrissent sur les arbres. Ces pommes, poires, prunes, etc., sont des aliments gaspillés. En septembre 2021, le ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural, en collaboration avec le Syvicol, a lancé la campagne « Gielt Band – Hei dierft Dir plécken ». Les vergers sont des biotopes à valeur écologique importante et des habitats pour de nombreuses espèces animales (p.ex. oiseaux et abeilles), qui sont en partie en voie de disparition.

 Il faut réduire le gaspillage alimentaire et faire plus d’efforts pour sensibiliser les habitantes et les habitants à consommer des produits locaux.

Combien de vergers la Ville possède-t-elle ? Combien d’arbres fruitiers sont situés dans l’espace public et où se trouvent-ils exactement ? La Ville entend-elle développer les vergers sur son territoire et en promouvoir la création ? Est-elle conseillée par des experts dans ce sens ? Est-il prévu de planter des arbres fruitiers dans les parcs ? Quels moyens sont mis en oeuvre pour l’entretien des vergers et des arbres fruitiers ? La Ville participe-t-elle à l’action « Gielt Band – Hei dierft Dir plécken » ? Est-ce que les élèves des écoles publiques de la Ville y sont associés ?

Réponse de Monsieur l’échevin Patrick GOLDSCHMIDT 

La Ville dispose actuellement de 361 arbres fruitiers sur le territoire urbain. Ces arbres sont situés aux endroits suivants : rue Jean-Pierre Biermann, rue de Chicago, avenue Gaston Diderich, montée de Dommeldange, vallée de la Pétrusse, rue Plaetis, rue des Sept-Arpents (Devashaff et Eicherfeld), rue Raoul Follereau et rue Van der Meulen.

Les vergers de la Ville sont entretenus par le personnel du Service Parcs et du Service Forêts. De nombreux vergers sont pâturés par des troupeaux d’ânes et de moutons. La Ville a lancé, en 2021, un projet visant à développer un inventaire des vergers communaux. Les arbres fruitiers communaux ont été répertoriés sur la base des caractéristiques suivantes : localisation, type de fruit, phase de développement et de coupe, caractéristiques éventuelles favorisant la biodiversité, etc., afin de disposer d’un outil de travail interne approprié.

Sur la base de cette cartographie, il est prévu de collaborer avec natur&ëmwelt asbl afin d’identifier les variétés présentes dans les vergers communaux, d’estimer leur potentiel de production et de développer des filières de valorisation opérationnelles (en particulier pour la LUGA 2025).

Une convention conclue avec le SIAS permettra à la Ville de profiter de conseils concernant la gestion et l’exploitation écologique des vergers.

Des arbres fruitiers supplémentaires seront plantés dans le nouveau parc de Gasperich et éventuellement aux alentours du plateau du Rham. Le Service Forêts a également prévu d’aménager un verger sur le site de la ferme pédagogique à Rodenbourg.

La Ville salue la campagne « Gielt Band » lancée par le ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural. Elle a analysé les possibilités d’y participer. Une participation n’était pas possible en 2021 à cause d’un calendrier trop serré. Il a été décidé d’adopter une approche différente en ce qui concerne la mise en oeuvre de la campagne, notamment pour des raisons de sécurité, certains fruits étant suspendus très haut dans les arbres.

Il a été retenu d’organiser deux week-ends dédiées à la cueillette de fruits en automne 2022. Les habitants pourront alors accéder aux vergers de la Ville pour cueillir, en présence de représentants de la Ville, les fruits des arbres marqués par un ruban jaune. Le Service Forêts organise des activités de cueillette et de production de jus de pomme dans ses vergers pour des classes scolaires.

L’évaluation et de la promotion du système de carsharing « Carloh »

Question par Monsieur François BENOY

Le 14 mars 2022, le ministère de la Mobilité et des Travaux publics avait organisé un workshop à Luxembourg sur le sujet du carsharing. Un exploitant suisse et un exploitant allemand (de la ville de Brême) ont fait état du succès du carsharing dans leurs pays respectifs. À Brême, une voiture de carsharing a remplacé 16 voitures privées.

En 2019, le conseil communal de la Ville de Luxembourg avait voté une augmentation de capital de 2,86 millions d’euros pour promouvoir davantage le service Carloh. Lors des débats afférents, j’avais proposé que la commission de la mobilité urbaine et le conseil communal soient régulièrement mis au courant des progrès faits en matière de promotion du carsharing. Cette suggestion n’a pas connu de suite.

Est-ce qu’on mesure certains indicateurs d’utilisation du système Carloh, notamment le nombre et la répartition territoriale des clients, l’occupation des véhicules selon les jours de la semaine et les tranches horaires, notamment par station, ainsi que le chiffre d’affaires et les dépenses ? Comment ces indicateurs ont-ils évolué au cours des années 2019-2021 ?

Comment le capital supplémentaire accordé par le conseil communal a-t-il été investi ? Comment se présente la répartition des postes budgétaires pour les nouvelles voitures, le marketing, les frais administratifs et les frais d’entretien ?

La communication autour du système Carloh reste insuffisante. Par quelle stratégie le collège échevinal entend-il améliorer cette communication ?

Lors de la conférence susmentionnée, il avait été recommandé de créer un système de roaming entre les services Carloh et Flex afin de permettre aux clientes et aux clients Carloh de recourir à des véhicules Flex et vice versa. Quelle est la position du collège échevinal concernant cette recommandation ? Une telle mesure permettrait d’améliorer le service au client et d’augmenter le taux d’utilisation des véhicules.

Réponse de Monsieur l’échevin Patrick GOLDSCHMIDT 

Le système Carloh comptait 865 abonnés, dont la plupart habitent sur le territoire de la Ville. Le taux d’occupation est extrêmement bas (selon les stations, entre 3,4 et 15,25 en semaine et entre 4,84 et 29,19% le weekend). Les stations les moins utilisées seront déplacées. Les détails par station seront communiqués aux membres du conseil communal.

Le chiffre d’affaires de la société Carsharing Luxembourg s.a. s’élevait à 256.608,57 € en 2019, à 316.846,11 € en 2020 et à 362.977,29 € en 2021. Malgré cette progression, les comptes 2021 de Carsharing Luxembourg s.a. affichent une perte de 398.000 €. Le système Flex engendre également des déficits très importants.

Le budget 2021 de Carsharing Luxembourg s.a. comprenait les postes suivants : 186.000 € pour les 35 voitures (amortissement sur 4 ans, y inclus l’entretien et la réparation, le carburant, les taxes, etc.) ; 145.000 € pour le call center (24h/24h), le nettoyage bimensuel, les dépannages, etc. ; 104.000 € pour les logiciels et la technologie embarquée ; 27.000 € pour les frais d’infrastructures (bureaux, fournitures et équipements) ; 39.000 € pour la location et l’entretien des stations ; 23.000 € pour le marketing (site web, campagnes, licences domaines, etc.) ; 237.000 € pour les frais de personnel.

Des analyses réalisées par des groupes internationaux ont permis de constater qu’un système d’autopartage à Luxembourg ne peut pas être rentable. Cela serait vrai même en cas d’un seul opérateur, alors qu’il y en a deux au Luxembourg. Il serait dès lors judicieux de rapprocher les deux opérateurs existants, soit en les fusionnant en un seul groupe, soit en créant une interopérabilité. Les deux opérateurs ont beaucoup discuté à ce sujet, mais la création d’un roaming n’est pas possible à l’heure actuelle en raison des différences fondamentales au niveau des logiciels utilisés et des technologies embarquées.

Les deux acteurs continueront cependant à rechercher une coopération dans les années à venir. Il reste à voir combien de deniers publics pourront être raisonnablement investis dans ces systèmes. La Ville souhaite augmenter le nombre d’utilisateurs, qui devront continuer à bénéficier de tarifs abordables. La Ville essaie de réduire les pertes.

L’augmentation de capital de 2,5 millions d’euros permettra de disposer du capital nécessaire pour les 6 à 7 années à venir. En 2019 et 2020, une campagne de communication massive avait été menée pendant 6 mois (avec des coûts de l’ordre de 100.000 euros).

Cette campagne avait permis de trouver de nouveaux abonnés, mais 80 % de ces-derniers s’étaient désabonnés au bout d’un an. Des acteurs comme Cambio ont constaté que le « bouche à oreille » est beaucoup plus efficace que les campagnes publicitaires. La Ville entend utiliser les réseaux sociaux pour renforcer sa communication relative au système Carloh. Des flyers seront également distribués aux nouveaux habitants au Bierger-Center.

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