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Questions

1. Question urgente de Madame la conseillère Héloïse Bock du 11 mars 2020 au sujet du Coronavirus

« Madame le Bourgmestre,

D'après les plus récentes informations, il y a quelque 120 000 personnes infectées par le Coronavirus de par le monde. Le Luxembourg et les pays limitrophes sont également touchés par cette pandémie, dont, entre autres, la Région Grand-Est de la France, aujourd'hui particulièrement frappée et considérée comme zone à risque au même titre que l’Italie. Les chiffres actuellement connus pour le Luxembourg sont relativement limités, mais la situation est en constante évolution. Dans ce contexte et en application de l’article 9 du règlement d’ordre intérieur du conseil communal, j’aimerais poser les questions suivantes :

- Quelles sont les éventuelles recommandations faites aux communes suite à la récente réunion entre le ministère de la Santé et le Syvicol ?

- Quelles sont les mesures spécifiques prises dans le cadre du nettoyage des bâtiments communaux, et plus particulièrement celui des bâtiments préscolaires et scolaires, des foyers et des salles de sport et piscines fréquentés par les enfants de la Ville ?

- Quels sont les équipements et matériels mis à leur disposition pour endiguer la contagion ?

- Quelles sont les dispositions prises par la Ville pour faciliter la communication avec les parents pour le cas où une information rapide s'avérait nécessaire : collecte des adresses courriel, numéros de GSM, etc. ?

- Dans ce contexte, est-il envisagé de recueillir les données de contact des parents, avec leur consentement, au moment de l’inscription des enfants dans les écoles publiques de la Ville ? »

2. Question urgente de Madame la conseillère Claudie Reyland du 11 mars 2020 au sujet du virus Covid-19

« Madame la Bourgmestre,

Actuellement, nous savons qu'il y a 7 personnes testées positives au Coronavirus au Grand-Duché de Luxembourg. Hier, des représentants du Syvicol se sont consultés avec le Ministère de la Santé pour débattre, entre autre, quelles seraient les mesures à prendre en cas d'infection par le Coronavirus dans une école. On a pu établir la marche à suivre quant à la mise en quarantaine d'un enfant. Des précisions seront communiquées prochainement. Selon les médias, la Ville de Luxembourg a mis à disposition son nouveau plan d'action aux autres communes du pays. Il serait nécessaire maintenant d'établir une continuité dans toutes les communes du pays. Dans ce contexte, je souhaite, en application de l'article 9 du règlement d'ordre intérieur du Conseil communal, soumettre les questions urgentes suivantes au Collège échevinal:

- Quelles sont les mesures prises par la Ville de Luxembourg suite à l'épidémie du Coronavirus ?

- Quelles sont les mesures prévues par la Ville de Luxembourg en cas d'infection par le Coronavirus dans une école?

- Quelles sont les dispositions quant à la mise en quarantaine d'un enfant?

- Quelles sont les dispositions, lors de la mise en quarantaine d'un enfant, quant au travail des parents?

- Quelles sont les mesures prises au sein du personnel de la Ville de Luxembourg?

- Dans quelle mesure a-t-on évalué les possibilités de télétravail au sein de la Ville de Luxembourg

- Est-ce qu'une collaboration pour certains services avec d'autres communes est prévue? »

3. Question urgente de Madame la conseillère Claudine Konsbruck du 12 mars 2020 au sujet du Plan pandémie

« Madame la Bourgmestre,

Mesdames, Messieurs les Echevins,

Je me permets d'adresser cette question urgente au collège échevinal :

Le Virus Covid 19 se développe actuellement à un rythme inquiétant dans l’ensemble des pays du monde et notamment chez nos voisins européens. Le Luxembourg connaît actuellement 7 cas où la maladie a été détectée et 69 personnes se trouvent en quarantaine. Ces chiffres vont probablement changer rapidement et risquent d'affecter directement le territoire de la capitale. J'aimerais partant poser les questions suivantes au collège échevinal :

1) La Ville de Luxembourg dispose-t-elle d'un plan de pandémie ? Dans l'affirmative, est-ce que ce plan a été adapté récemment ?

2) Quels sont les détails de ce plan en cas de survenance de pandémie ?

3) Est-il prévu que des écoles publiques ferment à partir d'un certain moment ? Qu'en est-il des manifestations publiques rassemblant des centaines de personnes qui sont prévues ces prochaines semaines ?

4) Vu le grand taux de contagion de ce virus, est-ce que des mesures spéciales sont prévues pour garantir la meilleure hygiène dans les transports publics et autres lieux confinés ? »

4. Question urgente de Madame la conseillère Elisabeth Margue du 30 mars 2020 concernant les commerces à Luxembourg-Ville face à la crise du Covid-19

« Madame le Bourgmestre,

Mesdames, Messieurs les Echevins,

Je me permets de vous adresser la présente dans le contexte actuel de la crise liée à la propagation du virus Covid-19 et la fermeture subséquente de nombreux commerces sur le territoire de la Ville de Luxembourg. Dans ce contexte, le collège échevinal a pris la décision de libérer les commerçants qui louent des locaux commerciaux auprès de la Ville de Luxembourg de leur obligation de paiement du loyer pendant la durée de la crise. Cette initiative est très louable et a même amené plusieurs communes du Grand-Duché de Luxembourg à suivre l’exemple de la Ville de Luxembourg. De son côté, le gouvernement a annoncé une panoplie de mesures afin de soutenir l’économie nationale. Toujours est-il que de nombreux commerçants demeurent exposés à des charges importantes (paiement du loyer, charges locatives, charges de personnel non pris en compte au titre du chômage partiel ...) sans avoir la moindre respectivement très peu de possibilités de générer du chiffre d’affaires pendant la période du confinement. Conformément à l’article 9 du règlement communal, je me permets dès lors d’adresser les questions suivantes au collège échevinal :

- La Ville de Luxembourg envisage-t-elle de prendre d’autres mesures afin de supporter le commerce local dans cette période difficile ?

- Quelle(s) forme(s) pourrait le cas échéant prendre ce soutien ? »

5. Question urgente de Madame la conseillère Elisabeth Margue du 30 mars 2020 concernant la gestion des déchets pendant la fermeture du centre de recyclage

« Madame le Bourgmestre,

Mesdames, Messieurs les Echevins,

Je me permets de vous adresser la présente dans le contexte actuel de la crise liée à la propagation du virus Covid-19 et la fermeture du centre de recyclage imposée par voie réglementaire. D’autres communes du Grand-Duché de Luxembourg ont pu constater le dépôt illégal de déchets à la suite de la fermeture des centres de recyclage sur leur territoire. Conformément à l’article 9 du règlement communal, je me permets dès lors d’adresser les questions suivantes au collège échevinal :

- La Ville de Luxembourg a-t-elle pu constater le dépôt illégal de déchets suite à la fermeture du centre de recyclage situé sur le territoire de la Ville de Luxembourg ?

- Le Service Hygiène a-t-il pu constater une demande accrue pour le dépôt de déchets dans les récipients publics situés sur le territoire de la Ville de Luxembourg ? Est-ce que ces derniers sont le cas échéant vidés de manière plus fréquente pendant la fermeture du centre de recyclage ?

- La Ville de Luxembourg envisage-t-elle d’offrir des possibilités alternatives à ses résidents afin de trier leurs déchets pendant le temps de la fermeture du centre de recyclage ?

- Est-ce qu’il demeure à l’heure actuelle possible pour les résidents de commander de nouvelles poubelles, p.ex. pour le carton, le verre ou les déchets biodégradables ?

- Quels autres défis le Service Hygiène rencontre-t-il pendant la crise liée au Covid-19 ? »

6. Question urgente de Madame la conseillère Claudine Konsbruck du 10 avril 2020 au sujet des incidences du Covid-19 sur la programmation 2020 des théâtres de la Ville de Luxembourg

« Madame la Bourgmestre,

Mesdames, Messieurs les Echevins,

Je me permets d'adresser cette question urgente au collège échevinal :

L’instauration de l’état de crise par règlement grand-ducal du 18 mars 2020 a impacté considérablement la vie quotidienne de nous tous. Elle a aussi des incidences directes sur la programmation des théâtres de la Ville. Plusieurs productions étaient prévues aux mois de mars et avril, il aurait fallu commencer les répétitions des spectacles à venir et il faut aussi programmer la saison 2020-2021 : tous ces projets n’ont actuellement pas lieu. D’où mes questions au collège échevinal :

1) Comment est-ce que les responsables de la Ville gèrent cette situation inédite et exceptionnelle ?

2) Est-ce que des spectacles seront reportés à une date ultérieure ou tout simplement annulés, ce qui serait regrettable. Comment sont indemnisés les artistes en cas d’annulation ?

3) Est-ce qu’il est envisageable de prolonger la saison théâtrale ?

4) Est-ce qu’il ne faudrait pas prévoir des mesures sanitaires spéciales au moment de la réouverture afin de motiver les gens à retrouver le chemin des salles de théâtre et autres lieux culturels ? »

7. Question urgente de Madame la conseillère Claudine Konsbruck du 16 avril 2020 concernant la distribution de masques de protection à la population

« Madame la Bourgmestre,

Mesdames, Messieurs les Echevins,

Je me permets d'adresser cette question urgente au collège échevinal :

Le Premier Ministre a annoncé hier qu’un kit de départ comportant des masques sera distribué à chaque habitant du pays.

Est-ce que les responsables de la Ville peuvent fournir davantage de détails sur l’exécution de cette annonce ?

Dans quels délais est-ce que la distribution aura lieu ? »

8. Questions de Madame la conseillère Christa Brömmel du 16 avril 2020 au sujet de la crise du Covid-19

„Sehr geehrte Frau Bürgermeisterin,

Die Herausforderungen die durch die Covid-19 Krise, sozusagen von einem Tag auf den

anderen, auf die Gemeinde zugekommen sind, waren beträchtlich. Wir erkennen ausdrücklich den Einsatz und die Anstrengungen des Schöffenrats sowie aller Mitarbeiter.innen der Stadt Luxemburg an, die vielfältigen Situationen anzugehen und schnell angepasste Lösungen zu finden und umzusetzen.

Bereits am 11. März haben déi gréng Stad Lëtzebuerg Fragen zum aktuellen Krisenmanagement der Stadt Luxemburg gestellt, die sich inzwischen erübrigt haben. Wir wünschen jedoch gemäß Gemeindegesetz und internem Reglement im Gemeinderat vom 20. April zu folgenden Bereichen vom Schöffenrat weitere Informationen:

Schul- und Betreuungsangebote in der Covid19-Krisenzeit

Durch die Schließung der Schulen und Betreuungseinrichtungen über einen längeren Zeitraum hat sich für die Kinder – aber auch für die Eltern – eine extreme Veränderung ihres Alltags ergeben. Es besteht nach Aussage vieler Expert.innen und auch des Erziehungsministeriums das Risiko, dass das Bildungs- und Entwicklungsniveau von Kindern aus unterschiedlichen sozioökonomischen Herkünften weiter auseinanderdriften. Sogar wenn alle Kinder einen gewissen Lernrückstand haben werden, so riskiert sich dieser zu verschärfen bei Kindern aus bildungsfernen Elternhäusern und bei Kindern, deren Eltern aufgrund von sprachlichen oder kulturellen Barrieren mit den Unterrichtssprachen und –modellen Schwierigkeiten haben. Die Krippen und Foyers scolaires haben die Möglichkeit, diese Kluft durch Angebote zu schließen.

• Hat der Schöffenrat Informationen darüber, wie sich in den einzelnen Stadtviertelschulen die schulische Situation für die Kinder (und ihre Eltern) darstellt? Wo gibt es für die Lehrkräfte Schwierigkeiten, Kinder zu erreichen oder den Unterricht auf Distanz zu gewährleisten? Wurden bzw. werden seitens der Direction régionale spezifische Maßnahmen eingesetzt, um die Situation zu verbessern?

• Verfügen alle Schüler.innen über die notwendigen (informatischen) Möglichkeiten, um dem Schulunterricht à distance zu folgen? Wurden Tablets aus den Schulen mit nach Hause gegeben, um Kinder zu unterstützen, die privat nicht über diese Geräte verfügen?

• Hat der Schöffenrat Informationen darüber, inwiefern die lange Schul- und Foyerschließung bei Kindern psychologische Krisen ausgelöst oder verschärft hat? Kann der schulpsychologische Dienst der Stadt darauf eingehen?

Auch die Schließung der Foyers scolaires hinterlässt bei vielen Kindern Spuren. Ihnen fehlt der Kontakt zu anderen Kindern aber auch zu den Betreuungspersonen. Und also vermissen sie Angebote für Beschäftigung und Freizeit, die kreativ, anregend, entspannend und unterhaltend sind.

• Das Personal des Foyer scolaire Pinocchio in Bonneweg stellt deshalb für alle eingeschriebenen Kinder eine wöchentliche Zeitung zusammen, die freitags per Post zugestellt wird. Handelt es sich hierbei um eine Einzelinititative (Pinocchio wird von InterActions geführt)? Welche Richtlinie wurde diesbezüglich vom Schöffenrat an die Foyers gerichtet? Ist der Schöffenrat nicht der Meinung, dass alle Foyers scolaires Kontakt mit den Kindern/Eltern aufnehmen und eine adäquate Ergänzung zur Betreuungsarbeit der Eltern anbieten sollen?

• Durch die Schließung der Foyers scolaires hat das Personal dieser Strukturen zurzeit keine Arbeit. Erwägt der Schöffenrat, dass das erzieherische Personal in Abstimmung mit dem Lehrpersonal der jeweiligen Stadtteilschule zusammenarbeiten und somit die Unterstützung von förderbedürftigen Kindern gewährleistet werden kann? Wird das Foyers- und Krippenpersonal in anderen Diensten der Stadt beschäftigt, um so Minusstunden zu reduzieren?

• Mit der Ansage der Regierung, bis zum 31.7. (vorläufig) alle Großveranstaltungen zu untersagen und im Rahmen der Lockerung der Einschränkungen besondere, strikte Vorkehrungen zu verlangen, stellt sich auch die Frage nach der Aktioun Bambësch im Sommer. Wird die Aktion Bambësch stattfinden? Welche Überlegungen gibt es zurzeit beim Schöffenrat diesbezüglich?

Das Musikkonservatorium greift wie die Schule auf Fernbetreuung zurück. Diesbezüglich ist die Ausgangslage für den Solfège-Unterricht aber schwieriger (wesentlich mehr Schüler.innen pro Titulaire als z.B. bei einer Grundschullehrkraft). Wir haben von Eltern gehört, die völlig überfordert sind mit dem Lehrmaterial, das ihr Kind als PDF zugestellt bekam. Allerdings ist der erfolgreiche Abschluss des Solfègeexamens Voraussetzung dafür, mit einem Instrument beginnen zu können.

• Kann der Schöffenrat bestätigen, dass die Solfègeexamen stattfinden? Wenn ja, unter welchen Bedingungen? Können vereinfachte Examen in Betracht gezogen werden? Werden Kinder zum Instrument zugelassen, die aufgrund der Coronakrise das Solfègeexamen nicht bestanden haben?

• Auch der Instrumentalunterricht über Video ist schwierig, wenn zu Hause keine oder nur ungenügende technische/informatische Vorraussetzungen gegeben sind. Welche Lösungen bietet die Stadt an?

Sozialpolitik in der Covid19-Krisenzeit

Besonders die älteren Einwohner.innen sind in dieser Krise von sozialer Isolation betroffen. Sie fürchten, aus dem Haus zu gehen. Sie haben evtl. weniger Erfahrung und Kompetenz mit den neuen Medien und können nicht so behände z.B. Videocalls einsetzen. Während diejenigen älteren Menschen, die in Institutionen leben, betreut werden und die Auswirkungen der Einschränkungen soweit wie möglich abgefedert werden, sind besonders diejenigen ohne soziales Netz auf sich allein gestellt. Außerdem werden zurzeit in den Pflegeheimen Neuzugänge abgelehnt.

• Hat der Service seniors Informationen über die Anzahl der allein lebenden älteren Menschen? Welche spezifischen Angebote kann der Service diesen Menschen zurzeit machen? Könnte edukatives Personal aus den Krippen/Foyers scolaires hier unterstützend eingesetzt werden?

Expert.innen gehen davon aus, dass durch die Einschränkungen das Gewaltpotenzial innerhalb der Familien/Lebensgemeinschaften ansteigen wird.

• Hat die Stadt Luxemburg diesbezüglich verlässliche Informationen für das Stadtgebiet, z.B. von Dienststellen wie Femmes en détresse, Infomann, Polizei?

• Unterstützt die Stadt die Prävention von Gewalt (Was tun, um Stresssituationen zu reduzieren, damit es nicht zu Gewaltanwendung kommen muss? Wo nach Hilfe und Beratung fragen?), z.B. durch die Veröffentlichung der neuen Helpline mit der Telefonnummer 2060 1060 auf einer prominenten Stelle ihrer Internetseite? Durch eine regelmäßige und niedrigschwellige Kommunikation über die Problematik an die Bevölkerung?

• Es gibt zahlreiche private Initiativen, um hilfsbedürftige Menschen in der Krise zu unterstützen. Hat die Stadt Luxemburg diesbezüglich eine Evaluierung gemacht, auch um festzustellen, was fehlt und wo sie mit ihren Dienststellen verstärkt Unterstützung anbieten muss?

Freizeit und Erholung in der Covid19-Krisenzeit

Es ist wichtig, dass die Menschen sich im Respekt der notwendigen Schutzmaßnahmen und Sicherheitsregeln erholen können, z.B. durch Spaziergänge, Sport im Freien etc.

• Die Stadt hat alle Spielplätze geschlossen, jedoch sind die Trimm-dich-Pfade in den Wäldern zum Teil geöffnet. Wie ist die diesbezügliche Richtlinie des Schöffenrates an die betroffenen Dienststellen? Wie wird die Kohärenz garantiert?

• An vielen Stellen wurden Sitzbänke abmontiert. Nach welchen Überlegungen ist dies geschehen? Hält der Schöffenrat dies für eine wirksame Maßnahme? Wie wird eine Benachteiligung von älteren und/oder gehbehinderten Personen vermieden, die auf mehr Sitzgelegenheiten angewiesen sind?

Temporäre Einrichtung und Erweiterungen von Fahrradwegen während der Covid19-Krisenzeit

In einigen Städten der Welt wird zurzeit der leere Straßenraum der Autos temporär zu Fußgänger- oder Fahrradwegen umgewandelt. So können die Bewohner.innen und die Berufstätigen sich während der Covid-19-Krise auf eine gesunde Art und Weise fortbewegen, und die nötige « sozialen Distanz » ist garantiert. Durch die schrittweise Lockerung der Ausgangsbeschränkungen in den nächsten Monaten, den Beginn der Sommermonate und aufgrund des Anratens, den öffentlichen Transport in diesen Zeiten wenn möglich zu meiden, werden vermehrt Menschen auf das Fahrrad zurückgreifen.

• Kann der Schöffenrat sich solche temporären Einrichtungen und Erweiterungen von Fahrradwegen vorstellen?

• Wurde beziehungsweise wird eine Analyse in diesem Sinn unternommen?

• Welche Straßen könnten in den Augen des Schöffenrates in Frage kommen?

Die Stadt Luxemburg als Arbeitgeberin in der Covid19-Krisenzeit

Der Aufruf dazu soviel Telearbeit wie möglich einzusetzen und dadurch die Ausbreitung des Coronavirus einzuschränken bleibt relevant.

• Welche Vorgaben hat die Stadt Luxemburg als Arbeitgeberin zur Telearbeit an ihre Mitarbeiter.innen erlassen? Wie ist die Resonanz darauf? Kann der Schöffenrat Zahlen über Mitarbeiter.innen in Telearbeit nach Dienstbereich vorlegen?

Kommunikation in der Covid19-Krisenzeit

Die Stadt hat die Möglichkeit, über verschiedene Kommunikationskanäle ihren Bürger.innen gezielte Informationen zukommen zu lassen. Dies ist besonders mit Blick auf die große Vielfalt der städtischen Bevölkerung wichtig. Bis zum jetzigen Zeitpunkt wurde von Seiten der Stadt Luxemburg außer über die Internetseite und mittels Presseaussendung keine solche Informationskampagne gestartet.

• Sieht der Schöffenrat eine spezifische Informationskampagne an alle Haushalte vor? Kann die nächste Ausgabe des CityMag dafür genutzt werden? Wie wird garantiert, dass die Kommunikation in mehreren Sprachen zugängig und auch auf Menschen mit spezifischen Bedürfnissen abgestimmt wird?

9. Question de Monsieur le conseiller Paul Galles du 17 avril 2020 au sujet de la « Corona-Helpline » de la Ville de Luxembourg

„Et ass immens begréissenswäert, dass d’Stad Lëtzebuerg fir déi vulnérabel Leit eng Hotline installéiert huet fir d’Zäit vun der Coronakris. Si gëtt bedriwwen an Zesummenaarbecht mat den Associatiounen vun de Guiden a Scouten.

Erlaabt mer dofir, geméiss dem Artikel 9 vum „Règlement d’ordre intérieur” vum Gemengerot folgend Froen un de Schäfferot ze stellen :

1. Fir wat fir eng Froen ass d’Hotline zoustänneg ? Fir benevole praktesch Hëllef beim Akafen ? Oder gëtt et och eng psychologesch Missioun, fir Leit a schwierege Situatiounen mënschlech bäizestoen, vläicht och duerch Professioneller ?

2. Gëtt et Iwwerleeungen, fir esou eng Hotline iwwert d’Corona-Kris eraus oprecht ze erhalen, well et och dann nach Leit wäert ginn, déi ënnert gewësse schwierege Situatioune wäerte leiden ? An Zäite vu wuessender Anonymiséierung, an där vill Leit net méi op ee familiäert oder Frëndes-Netzwierk zréckgräife kënnen, kéinte betraffe Leit sech iwwert des Hotline fir praktesch oder mënschlech Froen eng Hëllef ufroen.

3. Oft ginn d’Guiden a Scoute mam gudde Beispill vir, och an dësem Fall. Gëtt et Iwwerleeungen, wéi hirt Virbild kéint Schoul maache bei aneren Associatiounen, déi mat Bénévolen am soziale Beräich schaffen? Huet d’Stad Lëtzebuerg geplangt, nach un aner Associatiounen erunzetrieden?

4. Gëtt et doriwwer eraus Iwwerleeungen, fir an der Stad eng lokal „Agence du bénévolat“ z’installéieren, bei där d’Awunner vun der Stad sech informéiere kënnen iwwert d’Méiglechkeeten, fir sech um Territoire vun der Stad bénévole z’engagéieren, sief et am soziale Kader, mee och am kulturellen oder an aneren Domainer?“

Réponses et informations

Madame le bourgmestre Lydie POLFER: Je suis heureuse de vous voir tous en bonne santé. Je souhaite également la bienvenue à nos deux collègues qui assistent à cette séance par vidéoconférence. La réunion du conseil communal d'aujourd'hui remplace celle prévue pour le 16 mars, qui avait dû être annulée en raison de la crise du Covid-19. Aujourd'hui, nous voulons faire le point sur les mesures prises par la Ville de Luxembourg au cours du mois dernier - au niveau local, mais aussi pour soutenir des mesures prises au niveau national.

Ce que nous avons vécu au cours des six dernières semaines est sans précédent dans ce pays. Un « plan pandémie » avait été élaboré fin 2009 / début 2010 dans le cadre de l'épidémie SRAS. A l’époque, la Ville avait acheté des masques, dont on n’avait finalement pas besoin grâce à l’évolution positive de la situation.

La Ville de Luxembourg a rapidement commencé à élaborer des mesures basées sur le plan pandémie existant. Nous avons transmis ces informations au Syvicol. Le 9 mars, le collège échevinal a approuvé le nouveau plan pandémie pour la Ville. Le 12 mars, le gouvernement a décidé de fermer les écoles.

Le 11 mars, tous les services de la Ville de Luxembourg ont été invités à élaborer leur plan de continuité de l’activité (PCA), en précisant quels services essentiels doivent rester opérationnels en tout état de cause, quelle que soit l'évolution de la crise, même avec des effectifs réduits. Chaque service a dû envoyer son PCA à la cellule de crise qui avait été mise en place le 9 mars.

Les services suivants ont été jugés essentiels : hygiène, eaux, canalisation, bus, Bierger-Center (notamment pour les déclarations de naissances et de décès, mais aussi pour les personnes qui ont souhaité se marier à la date prévue malgré les restrictions importantes), téléalarme pour les personnes âgées, divers services de l'administration, tels que le service financier, le service informatique, la communication et le secrétariat général.

Il a également été retenu qu'aucun voyage d'affaires ne pouvait être entrepris cette année et qu'aucun événement majeur ne pouvait être organisé. Le 18 mars, le gouvernement a décidé qu'à partir du 20 mars, les magasins devraient rester fermés.

Nos services ont également fourni une assistance au niveau national dans la mesure du possible. Un membre du personnel a été affecté à la cellule logistique nationale. Il s’agit d’une personne qui, en tant que pompier, avait reçu une formation spéciale dans le domaine de la pandémie. Un autre membre du personnel a été affecté au centre de soins avancés mis en place dans les halls de la LuxExpo. La Ville de Luxembourg a également fourni du matériel et assisté à sa mise en place. Des agents municipaux du Service Parking ont contribué à assurer le bon déroulement des activités à la LuxExpo.

Je tiens à remercier tous les services de la Ville pour avoir assuré la continuité des services. La grande majorité du personnel travaille à distance ou a bénéficié d'une dispense temporaire. De nombreux ordinateurs ont été mis à disposition par la Ville - non seulement aux télétravailleurs, d'ailleurs, mais aussi aux élèves qui n'ont pas accès à un ordinateur à la maison, afin qu'ils puissent participer à l’enseignement à distance.

Le travail est organisé de manière flexible, par exemple avec des équipes alternantes et la possibilité de prendre du congé pour raisons familiales. Des bénévoles ont remplacé les employés malades. Environ la moitié du personnel bénéficie d’une dispense temporaire. Les personnes concernées doivent cependant rester disponibles. Le nombre de jours de maladie n'a pas été plus élevé que d'habitude. Douze personnes dans huit services différents ont été infectées par le coronavirus, mais leur état de santé n'est pas préoccupant.

Des mesures de protection ont été prises pour le personnel : par exemple, des panneaux en plexiglas ont été installés aux guichets du « Bierger-Center ». Au début de la crise, des masques ont été délivrés sur demande à des membres du personnel, tandis que la Ville a fourni la majorité des quelque 15.000 masques qu’elle possédait à la cellule de crise nationale où le besoin en masques était plus urgent. Entretemps, la cellule de crise nationale nous a retourné ces masques. Des masques pour les habitants de la Ville de Luxembourg ont été distribués ce matin à tous les ménages sous la forme d'une distribution toutes-boîtes.

Le marché hebdomadaire est resté ouvert, avec les mesures de sécurité appropriées. La disposition des stands a été modifiée en raison du nombre de clients plus important et pour satisfaire aux règles de sécurité applicables.

Je suis heureuse de constater que la grande majorité de la population a jusqu'à présent respecté les règles, ce qui a peut-être contribué au fait que le nombre de personnes infectées au Luxembourg est beaucoup plus faible que dans les pays voisins. Ce succès est dû à notre attitude solidaire. Nous devons continuer à maintenir cette attitude.

Le 16 mars, le collège échevinal a décidé de fermer les aires de jeux, car de nombreuses personnes y séjournaient sans respecter la distance de sécurité.

La crise sanitaire provoque également une crise économique. En plus des mesures sanitaires, la Ville a donc également pris des mesures pour amortir les conséquences sur les commerces. En ce qui concerne les locaux commerciaux appartenant à la Ville de Luxembourg, la Ville renonce au loyer et aux frais annexes pendant la crise. Nous soumettrons cette mesure à l'approbation formelle du conseil communal dès que nous saurons pendant combien de temps elle doit être appliquée. Cela vaut également pour l'ouverture des terrasses, qui n'ont pas pu être ouvertes le 1er avril, comme d'habitude. C'est pourquoi le collège échevinal propose d'exonérer les entreprises concernées de la taxe sur les terrasses pour toute l'année 2020.

Afin de rendre le confinement plus supportable pour les citoyens, nos théâtres diffusent chaque semaine deux productions sur YouTube. Environ 2.000 personnes ont regardé ces vidéos jusqu'à présent. Le Conservatoire organise des petits concerts devant des maisons de retraite. Pour les cours individuels, le Conservatoire rouvrira ses portes le 11 mai, tandis que les cours collectifs n'auront pas lieu jusqu'à nouvel ordre.

Il y a des événements tristes ces jours-ci - certaines personnes ont même perdu des êtres chers - mais il y a aussi de beaux moments et des gestes de solidarité réconfortants. Il s’est avéré que dans les moments difficiles notre société, souvent froide et égoïste, peut montrer ses meilleurs côtés. Pour cela aussi, un grand merci !

L’entrée dans la phase de l'assouplissement des restrictions comportera de nouveaux défis. Les entreprises de construction sont autorisées à reprendre le travail dès aujourd'hui, mais elles devront aussi faire face à des problèmes liés aux congés pour raisons familiales, et la coordination avec les services communaux doit être gérée au mieux. Alors que la réouverture des lycées le 11 mai ne concernera la Ville qu’au niveau des transports publics, nous devons préparer dans le détail la réouverture des écoles primaires, ceci en concertation avec tous les acteurs concernés.

En conclusion, le « Plan pandémie » a bien fonctionné, et nous avons réussi à donner une lueur d'espoir aux gens, non seulement sur le plan culturel, mais aussi sur le plan social, où une attention particulière est accordée aux personnes défavorisées, notamment les sans-abri. En ce qui concerne la violence domestique, la police n'a pas constaté d'augmentation.

J'invite chacun à continuer à suivre les règles pour ne laisser aucune chance au virus, et pour que, dans quelques semaines ou quelques mois, nous puissions nous trouver dans une meilleure situation.

Madame Elisabeth MARGUE (CSV): Madame le bourgmestre a souligné à juste titre que cette crise ne relève pas seulement d’un défi au niveau sanitaire et social, mais qu’elle constitue aussi un défi pour l'économie, et surtout pour le commerce.

La situation des commerçants de la capitale n'était déjà pas rose compte tenu des nombreux chantiers, du commerce électronique et de l'accès difficile aux places de parking. La fermeture forcée dans le cadre de la pandémie Covid-19 pose des problèmes existentiels à de nombreux commerçants. Je trouve incompréhensible que de nombreux grands magasins situés en périphérie de la ville soient maintenant autorisés à rouvrir, car j’estime que le respect de la distance de sécurité par les clients devrait être le seul critère décisif.

La Ville de Luxembourg et l'Etat ont déjà pris des mesures, mais ils devraient intensifier leurs efforts pour aider les commerçants. C’est pourquoi j’avais posé une question écrite au collège échevinal : j'aimerais savoir si la Ville de Luxembourg a l'intention de prendre des mesures supplémentaires pour soutenir le commerce local en ces temps difficiles. Une attention particulière doit être accordée aux commerces du quartier de la Gare qui souffre déjà beaucoup du chantier du tramway.

Nous avons déposé aujourd’hui une motion commune du CSV et du DP dans laquelle nous rappelons les mesures déjà prises, notamment : le soutien de la ville à la plate-forme « Letzshop », des comptages pour connaître le nombre de passants, le parking en partie gratuit dans le quartier de la Gare, la renonciation aux loyers et à diverses taxes - et dans laquelle nous demandons au collège échevinal quelles mesures supplémentaires il envisage à prendre. Nous proposons de mettre en place une plateforme en ligne sur laquelle les commerçants pourront marquer leur présence, d’offrir des bons d'achat, de lancer une campagne en faveur du commerce de proximité et d’intervenir auprès de la société LuxTram pour qu’elle révise les critères d'accès à l'indemnisation.

Motion

« Le Conseil communal de la Ville de Luxembourg ;

1. Considérant l'importance du commerce, de l'hôtellerie et de la restauration pour la vie quotidienne dans la Ville de Luxembourg ;

2. saluant le soutien que le Collège échevinal a apporté au commerce depuis le début de cette législature au moyen de multiples initiatives comme par exemple l'aide financière allouée à l'Union commerciale de la Ville de Luxembourg, la participation financière à la plateforme nationale de vente en ligne Letzshop, 1’ouverture de 2 pop-up stores, la mise en place d'un cadastre commercial, le comptage du flux piétonnier, l'animation et l'aménagement provisoire de certaines rues commerçantes, la réalisation d'une étude sur le comportement des consommateurs ainsi que l' institution d'un groupe de travail avec des commerçants de quartier ... ;

3. saluant la décision du Collège échevinal du 24 janvier 2020 de rendre gratuit le parcage dans les parkings Neipperg et Wedell à partir du 14 février 2020, ceci pendant la première heure, à part le samedi où les 4 premières heures de parcage sont gratuites ; que la gratuité ainsi proposée restera en place jusqu'au moment où le chantier du tram pour le tronçon allant jusqu' à la Gare Centrale sera achevé ;

4. considérant néanmoins que bon nombre de commerces en Ville se trouvent en difficultés financières du fait de la pandémie liée au Coronavirus ;

5. saluant les mesures prises par le Collège échevinal dans le cadre de la pandémie, telles que sa décision du 23 mars 2020 de renoncer aux loyers, y compris les avances sur charges, redus à la Ville par ses propres locataires commerçants qui ne peuvent plus exercer leur activité commerciale, ceci pendant la période de 1’interdiction légale de l'activité, ainsi que sa décision du même jour de ne pas mettre en compte la taxe pour l'établissement de terrasses et d'étalages pour l'année 2020 ;

6. saluant 1’action solidarité lancée par le Collège échevinal dans le but de soutenir les commerces offrant des services de livraison respectivement de ventes en ligne ;

7. saluant encore la mise à disposition aux commerçants des différents supports officiels de la Ville tels que son site Internet, le magazine City, les réseaux sociaux afin de leur procurer une visibilité plus large ;

invite le Collège échevinal :

1. à analyser et à discuter ensemble avec le secteur du commerce et les ministères concernés s’il existe des mesures supplémentaires pouvant être prises en complément des initiatives nationales et dans le respect de la législation nationale et européenne en vigueur ;

2. à finaliser la plateforme digitale pour la valorisation du commerce en Ville notamment par le biais d'une carte de visite digitale et la possibilité d’acquérir des bons d’achat pour soutenir les commerçants ;

3. à finaliser ensemble avec les commerçants concernés une campagne en faveur du commerce de proximité ;

4. à intervenir auprès de LuxTram S.A. afin que celle-ci accélère les cadences des travaux ainsi que 1’indemnisation des commerçants impactés par le chantier du tram et revoie les conditions d’indemnisation y relatives. »

Monsieur Claude RADOUX (DP): Je tiens à remercier le collège échevinal et tout le personnel de la Ville de Luxembourg de leur engagement en cette période de crise. Un passant m'a dit hier que la gestion de la crise au Luxembourg était impressionnante, surtout si l'on considère que la crise aurait pu devenir beaucoup plus grave si les mesures n’avaient pas été introduites aussi rapidement. Le groupe DP soutiendra toute mesure prise par le collège échevinal pour lutter contre la crise.

Je suis préoccupé par l'impact de la crise sur les finances - non seulement les finances des commerçants, des entreprises et des personnes touchées par le chômage (partiel). L'impact sur le budget de l'Etat et sur le budget des municipalités devrait également être considérable. Dans les semaines et les mois à venir, nous devrons discuter de la manière dont nous pourrons gérer l'équilibre entre les dépenses nécessaires pour lutter contre la crise et la nécessité de faire des économies. Les investissements restent importants, mais les priorités doivent être réévaluées. Je partage l'approche adoptée dans la présente motion par les groupes DP et CSV : la Ville doit aider où elle le peut, surtout dans des domaines où l'Etat n’a pas pris de mesures.

Des efforts sont déployés à l'étranger pour lutter contre l'isolement des personnes vivant seules. En Belgique, par exemple, il est permis de rendre visite à d'autres personnes, par exemple pour prendre un repas avec elles - tout en gardant une distance de sécurité, bien sûr. Une réglementation correspondante serait-elle également envisageable au Luxembourg ?

Les enfants souffrent également de l'isolement, surtout ceux qui n'ont pas de frères et sœurs. Ne pourrait-on pas définir des petits groupes d’enfants qui seraient autorisés à jouer ensemble ?

En Allemagne, il est à nouveau possible de pratiquer des sports individuels. La Ville de Luxembourg devrait planifier la manière dont les différents sports pourraient être pratiqués à nouveau, petit à petit. Il existe de nombreux sports, p.ex. le tennis, où les joueurs sont très éloignés les uns des autres.

Monsieur François BENOY (Déi Gréng): Ce matin, les groupes Déi Gréng, déi Lénk et LSAP ont déposé une motion sur l'importance des secteurs du commerce de détail et de la restauration, qui souffrent grandement de la crise :

Motion

„Aide pour les commerces, hôtels et restaurants en Ville de Luxembourg suite à la crise du Coronavirus Covid-19

Le Conseil communal de la Ville de Luxembourg ;

Considérant :

- l'importance du commerce, de l'hôtellerie et de la restauration pour la Ville de Luxembourg;

- la volonté de soutenir les personnes tenant un commerce, un restaurant ou un hôtel et étant dans le besoin, suite à la crise du Coronavirus Covid-19;

- la bonne situation financière de la Ville de Luxembourg;

invite le Collège échevinal :

- à consulter les femmes et hommes commerçants, hôteliers et restaurateurs en Ville de Luxembourg afin d'identifier leurs besoins ;

- à élaborer un programme d'aide financière qui va au-delà des aides étatiques pour soutenir les personnes tenant un commerce, un hôtel ou un restaurant à Luxembourg-Ville et étant en difficultés suite à la crise du coronavirus Covid-19 ;

- à analyser quelles autres mesures pourraient être prises par la Ville de Luxembourg pour soutenir ces personnes, comme du soutien logistique ou en marketing, un appel supplémentaire aux propriétaires et notamment aux brasseries à reporter ou réduire les loyers ou même y renoncer ;

- et, vu l'urgence, à présenter au conseil communal ou à la commission consultative concernée ces mesures pour la fin du mois de mai 2020. »

Monsieur François BENOY (Déi Gréng): Nous avons déposé cette motion tôt ce matin afin que chacun puisse la lire à son aise. La Ville doit redoubler d'efforts pour soutenir le commerce et la gastronomie, ce qui ne devrait pas poser problème compte tenu de l'excellente situation financière de la Ville. Monsieur l’échevin des finances Laurent Mosar a fièrement déclaré samedi à la Chambre des Députés que la Ville dispose d'environ un milliard d'euros de réserves. Quelques initiatives ont été prises jusqu’à présent par le collège échevinal, comme des messages Facebook relatifs à la plateforme « Letzshop » et le fait que la Ville a renoncé au loyer dans ses 20 à 30 surfaces commerciales. Je voudrais remercier Monsieur le conseiller Foetz, qui a été le premier à envoyer cette proposition au conseil communal par e-mail, et qui a immédiatement reçu notre soutien. 

Il est vrai que beaucoup de mesures ont déjà été prises - des messages sur Facebook, de la publicité sur le site « Letzshop », la renonciation aux loyers pour les 20 à 30 locaux commerciaux dont la Ville est propriétaire - et je voudrais également remercier Monsieur le conseiller Foetz d’avoir envoyé un communiqué de presse invitant le collège échevinal à procéder à cette renonciation au loyer.

Dans notre motion nous demandons qu'une étude soit réalisée avec des commerçants, des hôteliers et des restaurateurs pour identifier les besoins concrets en vue de la mise en place d’un programme d'aides. Les petites entreprises en particulier ont besoin de soutien financier. En outre, il convient d'examiner quelles autres mesures peuvent être prises, qu'il s'agisse de mesures logistiques ou de marketing. Il serait également important de lancer un appel clair aux propriétaires des surfaces commerciales pour qu'ils acceptent une suspension ou une réduction du paiement des loyers, ou qu'ils renoncent totalement à leur loyer pendant la durée de la crise. Un appel afférent de la part de la Ville serait un signal fort.

Compte tenu de l'urgence de la situation, le paquet de mesures devrait être élaboré et présenté au conseil communal ou à la Commission du Developpement urbain et économique au cours du mois de mai. En dépit du nom de cette commission, aucun point relatif au commerce n’a figuré à son ordre du jour ces dernières années.

Je suis étonné que la majorité DP-CSV nous présente sa propre motion sur le soutien au commerçants pendant la réunion du conseil communal, alors que nous avions déposé la nôtre déjà tôt le matin. La motion DP-CSV est beaucoup plus faible, notamment dans la mesure où elle ne contient pas l’invitation à lancer un appel aux propriétaires des locaux commerciaux pour qu’ils renoncent au loyer respectivement de le réduire. Elle ne prévoit pas non plus de soutien financier supplémentaire. Néanmoins, il devrait néanmoins être possible de se mettre d'accord sur un texte unique. Bien sûr, il faudra également discuter de la compatibilité des mesures à envisager avec le droit luxembourgeois et européen, mais dans la situation actuelle, je pense qu’il faut agir selon la devise: là où il y a une volonté, il y a un chemin. J’espère que nous pourrons nous mettre d’accord sur une texte unique, car ce serait un bon signal.

Monsieur Gabriel BOISANTE (LSAP): En tant que commerçant, je suis heureux de constater le soutien du conseil communal au commerce de détail, à la restauration, aux indépendants, aux acteurs de la santé et à tous ceux qui souffrent de la crise. Un commerçant ne veut pas vivre d’aides financières. Il veut simplement survivre. Il veut surmonter la crise et se remettre au travail le plus rapidement possible. Nous devons faire tout notre possible pour que la perte de revenus n’oblige pas les entreprises touchées à réduire le personnel, parmi lequel il y a beaucoup de personnes qui s’efforcent depuis des années à rendre notre ville plus attrayante.

Dans la motion présentée par les groupes DP et CSV, le collège échevinal est appelé à intervenir auprès de la société LuxTram afin d'accélérer les travaux sur le chantier du tram. Cela est louable en soi, mais la durée des travaux n'est pas le problème principal. Les modalités de paiement des indemnités sont plus problématiques.

La Ville de Luxembourg dispose des réserves nécessaires pour aider les commerçants en renonçant pendant la crise à certaines recettes. Vous avez mentionné la taxe sur les terrasses ; il serait également envisageable de renoncer aux revenus provenant de la collecte des déchets et des eaux usées, respectivement de reporter ces paiements.

Comment la Ville de Luxembourg se positionne-t-elle par rapport au calendrier des événements pour les mois à venir ? Je pense, par exemple, à la « Schueberfouer », mais aussi à d'autres événements, comme p.ex. le festival de musique en septembre au Kirchberg. Il faut que les organisateurs, les forains et les autres acteurs puissent s'organiser.

Je tiens à remercier tous ceux qui ont assuré le bon fonctionnement de la commune au cours des dernières semaines. Toutefois, la qualité de la connexion Internet a parfois posé des problèmes lors du télétravail. Pourrait-on remédier à ce problème ?

Madame Héloïse BOCK (DP): Tout d'abord, un grand compliment à Madame le bourgmestre Lydie Polfer et à tout le collège échevinal pour votre bonne gestion de la crise ! Votre réactivité a été exemplaire. Mes félicitations aussi pour le passage rapide des services communaux au télétravail ! Cela a si bien fonctionné qu'en tant que citoyen, on n'a pas remarqué de différence dans la qualité du service. Un grand merci également au personnel qui a veillé à ce que tout continue à fonctionner sur le terrain, par exemple le personnel du Service Hygiène.

La crise est loin d'être terminée. La crise sanitaire sera suivie d'une crise économique, de sorte que nous devrons continuer à réagir rapidement aux problèmes qui se posent. La crise économique entraînera à son tour de nouveaux problèmes de santé, notamment sous forme de problèmes psychologiques et de dépendances.

En ce qui concerne la motion présentée par les groupes DP et CSV, je voudrais souligner qu'il est très important d'apporter un soutien financier aux commerçants et de minimiser l'impact du chantier du tram, notamment dans le quartier de la Gare. Nous devons montrer qu'il est possible de faire des progrès spectaculaires au niveau des chantiers, avec Luxtram et tous les autres acteurs. M. le conseiller Boisante a souligné à juste titre que les commerçants ne veulent pas vivre d'aides financières, mais de leurs activités.

Pendant la crise du Covid-19, nous devons penser tout particulièrement aux personnes âgées, qui constituent un groupe à risque et qui souffrent de solitude parce qu'elles ne sont pas autorisées à recevoir des visiteurs. Une maison de retraite en Allemagne a mis en place un parloir dans un conteneur devant le bâtiment où les visiteurs sont séparés des résidents par des vitres en plexiglas, et qui est désinfecté après chaque visite. Je suggère que de telles structures soient aussi mises en place le plus rapidement possible auprès des Hospices civils de la Ville de Luxembourg.

En Nouvelle-Zélande, les membres du gouvernement ont décidé de renoncer à 20 % de leur salaire pendant 6 mois par solidarité avec les personnes gravement touchées par la crise. Je suggère que nous, en tant qu'élus communaux, envoyions également un signal en renonçant volontairement à nos indemnités pendant la crise et en mettant cet argent dans un pot avec lequel nous soutenons les commerçants et les entreprises sur le territoire de la Ville de Luxembourg. Cela ne résoudrait aucun problème, bien sûr, mais cela montrerait que nous sommes sérieux en matière de solidarité.

Madame Claudine KONSBRUCK (CSV): Au nom du groupe CSV, je remercie également les services communaux. Il a été réagi rapidement et de manière prévoyante.

J'avais déposé trois questions écrites, dont certaines sont déjà devenues superfétatoires. Une question concernait le plan pandémie, au sujet duquel nous venons de recevoir des explications. Une deuxième question concernait la distribution des masques. Ce matin, tous les habitants de la ville de Luxembourg ont trouvé des masques dans leurs boîtes aux lettres - pour cela aussi, un grand merci à la commune qui a réussi à organiser la distribution de plus de 600.000 masques dans les 48 heures.

Ma troisième question de début avril concerne les théâtres de la Ville de Luxembourg. Entretemps, Monsieur le Premier ministre Xavier Bettel a déclaré que tous les événements sont annulés jusqu'à la fin du mois de juillet. La programmation intéressante prévue pour le Grand Théâtre et le Théâtre des Capucins peut-elle être reportée à une prochaine saison ? Qu'en est-il des rémunérations des artistes ? La Ville de Luxembourg pourrait-elle prendre des mesures pour attirer à nouveau les gens vers les institutions culturelles en automne ? Il serait surtout important de transmettre le message que l'hygiène dans les salles est garantie.

Le projet « Theater doheem » permet aux gens de suivre des représentations intéressantes via YouTube. Pourrait-on développer davantage ce projet ? Compte tenu de la crise, il serait également judicieux de réfléchir à la manière d'innover dans le secteur culturel en général, par exemple sous forme d’événements en plein air et de ciné-parcs.

Monsieur David WAGNER (déi Lénk): Je voudrais remercier tous ceux qui veillent à ce que la Ville continue à fonctionner. La pandémie comporte beaucoup de souffrances pour de nombreuses personnes. Comme toujours, elle frappe le plus durement les personnes les plus vulnérables. C'est une apocalypse - non pas dans le sens de la fin du monde, comme le mot est souvent mal employé, mais dans le sens étymologique de « révélation » : en ces temps-ci, nous découvrons ce qui est essentiel. Parmi les activités essentielles, le gouvernement compte dans son arrêté afférent les services communaux, les acteurs de la santé, l'approvisionnement alimentaire, l'hygiène, les transports. Les journalistes n'ont pas été mentionnés dans l'arrêté bien qu’ils jouent également un rôle essentiel.

Mais les personnes qui exercent des fonctions essentielles ne sont pas toujours celles qui sont les mieux traitées en temps normaux. Il y a quelques mois, un conflit de travail a éclaté dans une grande chaîne de supermarchés. Les employés ont dû lutter pour obtenir des conditions de travail correctes. Nous voyons maintenant à quel point ces personnes sont importantes ! En fait, le salaire devrait être mesuré en fonction de l'utilité sociale. J'espère que nous n'oublierons pas tout cela après la crise, et qu’on ne les applaudit pas seulement symboliquement, mais qu’on accorde à ces gens la reconnaissance concrète qu'elles méritent.

Il est vrai que cette crise est relativement bien gérée, tant par l'Etat que par la commune. Au début, nous étions tous tremblants. Par exemple, que se serait-il passé si la France, comme l'Allemagne, avait fermé ses frontières ? Sans les frontaliers, notre système de santé se serait effondré. Figurez-vous ce qui arriverait si on avait répondu aux demandes de certaines personnes qui voulaient qu’on soit obligé de parler luxembourgeois pour travailler au Grand-Duché !

Il est vrai également que cette crise sanitaire va entraîner d'autres crises. Tous les économistes - des libéraux jusqu’aux marxistes - sont d'accord pour une fois : nous allons probablement vivre la plus grande crise depuis 1929. En comparaison la crise de 2008 aura été un jeu d'enfant. Comme cela ne se passera pas sans grands bouleversements, la solidarité doit jouer. Je n'ai aucun problème avec la suggestion de Madame la conseillère Bock de demander aux membres du conseil communal de renoncer à leur rémunération pour la durée de la crise, mais il est évident qu’une telle mesure ne peut être que symbolique. J'aimerais que ceux qui ont vraiment beaucoup d'argent fassent preuve de solidarité.

Dans ce contexte, je pense aussi aux propriétaires des surfaces commerciales. Je tiens à remercier le collège échevinal d'avoir décidé - deux heures après que Monsieur le conseiller Foetz avait envoyé le communiqué du groupe déi Lénk à ce sujet - de renoncer aux loyers des locaux commerciaux qui appartiennent à la Ville de Luxembourg. La proposition d'inviter les propriétaires privés à suivre cet exemple est bien sûr louable, mais nous savons ce qu'il en est des appels. Le rôle de la politique n'est pas de lancer des appels moraux, mais de prendre des décisions. D’ailleurs, il s’agit d’une question qui relève aussi des compétences de l'Etat, en particulier du ministère du Logement. Au niveau communal, cependant, le fonctionnement de la commission des loyers devrait être reconsidéré. Cette commission devrait devenir plus proactive, car de nombreux locataires se trouvent déjà dans des situations très précaires. Il est inacceptable que les personnes concernées doivent espérer que le propriétaire de leur bien immobilier soit gentil et compréhensif.

Le droit du travail n'est pas respecté par certaines entreprises. Je suis récemment intervenu pour que l'Inspection du Travail et des Mines (ITM) effectue un contrôle auprès d'une entreprise de gardiennage après avoir appris d’un employé que celle-ci ne respectait pas un certain nombre de dispositions légales. Les entreprises de ce secteur risquent d’essayer de profiter de la crise.

L'existence des entreprises start-up est également en jeu. En vertu d'une convention avec la Chambre de commerce, la Ville de Luxembourg contribue au loyer élevé de la « House of Startups ». Ce soutien doit être poursuivi.

Les domaines de l’école, des crèches et des foyers scolaires nous tiennent également à cœur. Ces services doivent être maintenus dans la mesure du possible et les parents doivent recevoir une aide appropriée. Il existe également un risque énorme que les enfants issus de familles socialement défavorisées soient encore plus désavantagés, surtout si les parents ne parlent pas luxembourgeois.

Les écoles primaires rouvriront le 25 mai. Il faut être conscient qu’il sera difficile pour le personnel de respecter la distance physique en travaillant avec des jeunes enfants. Même si les enfants eux-mêmes ne tombent pas malades, il existe toujours un grand risque pour le personnel.

Nous nous intéressons également à la situation dans les maisons de soins et les Hospices civils. En outre, il serait utile de convoquer à nouveau une réunion de la commission sociale, qui ne s'est plus réunie depuis le début de la crise.

Afin d'améliorer le flux d'informations entre le collège échevinal et le conseil communal, je propose également de tenir une vidéoconférence une fois par semaine ou toutes les deux semaines avec le collège échevinal et le président ou un autre représentant de chaque groupe pour discuter de la situation actuelle. Un tel modèle existe p.ex. à Differdange.

En ce qui concerne la motion relative aux mesures de soutien aux commerces, notre groupe la soutiendra.

Madame Christa BRÖMMEL (Déi Gréng): Je tiens à remercier tous ceux qui ont fait en sorte que nous puissions faire face à la crise. Notre question écrite du 11 mars sur la gestion de la crise est désormais superflue, mais d'autres questions ont été ajoutées.

La vie quotidienne des enfants et des familles a beaucoup changé dans la crise. Il faut essayer d’éviter que les différences déjà existantes entre les enfants ne s’accentuent par l'enseignement à distance, en particulier dans les familles à faible niveau d’éducation ou celles qui doivent faire face à des barrières linguistiques et culturelles. Bien sûr, cette tâche incombe en premier lieu à l'école, mais les crèches et les foyers scolaires pourraient également apporter leur contribution. Le collège échevinal a-t-il pu se faire une idée de la situation scolaire des enfants en fonction des quartiers de la ville? Ou est-ce que les enseignants n'ont pas eu de contact avec les enfants ? La Direction de l’enseignement fondamental Luxembourg prend-elle des mesures pour contrer cette situation ? Tous les élèves disposent-ils de l'équipement technique nécessaire pour participer à l'enseignement à distance ?

La fermeture des écoles et des foyers a-t-elle suscité chez certains enfants des crises psychologiques, et le service de psychologie scolaire peut-il intervenir ? Les enfants manquent non seulement de contact avec leurs camarades de classe, mais aussi avec le personnel éducatif et ses activités créatives, de détente et divertissantes. Le « Foyer Pinocchio » à Bonnevoie, qui est géré par InterActions, envoie chaque vendredi un journal à tous les enfants inscrits afin de garder le contact. Existe-t-il des mesures similaires dans d'autres foyers ? Le collège échevinal n'est-il pas d'avis que les foyers scolaires devraient compléter de manière adéquate l’encadrement assuré actuellement par les parents à la maison ?

Le personnel des foyers scolaires et des crèches pourrait-il être déployé pendant la crise dans les écoles primaires pour soutenir notamment les enfants qui ont des difficultés à suivre le programme ? Le personnel des structures actuellement fermées est-il affecté à d'autres services communaux ?

Sera-t-il possible d'organiser « l'Aktioun Bambësch » cette année ?

Je tiens à féliciter le Conservatoire pour l'initiative du « Bouquet musical » et pour le fait que l'inscription en ligne est désormais possible. Comment seront organisés les examens de solfège cette année, sachant que pour grand nombre d'enfants l'enseignement à distance du solfège pose encore plus de problème que l'école fondamentale ? En sera-t-il tenu compte pour les enfants qui souhaitent commencer un instrument ?

Quelques mots au sujet de la politique sociale. L'isolement social touche particulièrement les citoyens âgés. En tant que personnes vulnérables, elles n'osent pas quitter leur domicile, et souvent, elles sont peu familiarisées avec les nouveaux médias. Le collège échevinal dispose-t-il d'informations sur le nombre de personnes vivant seules à Luxembourg-Ville ? Quels sont les services spécifiques offerts par la commune ? Des éducateurs pourraient-ils être déployés dans ce domaine pendant la crise ?

Vendredi dernier une publicité de la Ville de Luxembourg est parue dans le journal « Luxemburger Wort » pour attirer l'attention aux offres destinées aux seniors. C'était une bonne initiative, mais la Ville aurait aussi pu distribuer des dépliants multilingues dans toutes les boîtes aux lettres, car il y a aussi des citoyens qui ne sont pas abonnés à un quotidien.

Je suis heureuse d'entendre qu’à ce jour, la Police grand-ducale n'a pas encore constaté d'augmentation des cas de violence domestique. La Ville devrait faire un travail de prévention dans ce domaine, par exemple en distribuant des dépliants décrivant comment mieux faire face aux situations de stress menant à un comportement violent et indiquant aux habitants les institutions existantes vers lesquelles on peut se tourner pour obtenir de l’aide et des conseils. La Ville de Luxembourg a-t-elle déjà publié sur son site web ou ailleurs la nouvelle ligne d'assistance téléphonique 20 60 10 60 ? Le collège échevinal pourrait-il également faire passer avec d’autres publications le message que la violence n'est jamais une solution et que les auteurs et les victimes doivent chercher de l'aide ?

Il est bon d'entendre que des initiatives privées ont été mises en place pour les personnes dans le besoin - par exemple, par les groupes de scouts et de voisins -, ce qui prouve que notre société ne se caractérise pas par l’indifférence totale, mais est-ce que le collège échevinal a effectué une analyse pour voir ce qui pourrait encore manquer et quels services communaux devraient éventuellement renforcer leurs activités ?

En ce qui concerne les loisirs et l'exercice physique, qui est très important pour la santé, je me permets de proposer en complément à Monsieur le conseiller Radoux que le badminton est une bonne option, qui peut être pratiqué partout en plein air, contrairement au tennis. Tandis que les aires de jeux sont fermées, le parcours de santé de Kockelscheuer est ouvert. Qu'en est-il de la cohérence ? Il me semble que les bancs ont été démontés à certains endroits, ce qui défavorise les personnes à mobilité réduite.

Face aux rues vides, certaines villes allemandes ont pris l'initiative de mettre en place des pistes cyclables temporaires. Cela permet aux citoyens de se déplacer en plein air et de manière active, d'éviter que les transports publics soient surchargés, de respecter plus facilement la distanciation et de rendre le déplacement à pied ou à vélo plus sûr. Par exemple, les sentiers prisés dans les parcs seraient moins peuplés. Serait-il également envisageable au Luxembourg de donner plus d'espace aux cyclistes et piétons, notamment en vue du déconfinement? A mon avis, cela serait concevable, par exemple, au Rollingergrund, au Val Ste-Croix, au bd. Prince Henri et dans la rue Stavelot.

Sur une note positive je voudrais souligner la politique d'information interne de la Ville de Luxembourg. Toutefois, la Ville de Luxembourg dispose de nombreux canaux d'information qu'il faudrait utiliser. Il serait toujours envisageable de distribuer des dépliants à tous les ménages, notamment pour répondre aux nombreuses questions qui sont soulevées par l'assouplissement des règles. Le prochain CityMag pourrait aussi être utilisé spécifiquement à cette fin. Dans le cadre de la communication, il faut tenir compte des différentes situations linguistiques, et il ne faut pas oublier les personnes à besoins spécifiques - par exemple les personnes aveugles.

Monsieur Paul GALLES (CSV): Une crise émergente aggrave toujours les crises déjà existantes, mais d'un autre côté, elle peut aussi renforcer les systèmes de résilience, à savoir là où les gens sont résilients et où tout fonctionne bien. On parle aussi beaucoup de personnes qui se retrouvent de plus en plus en difficultés parce qu'elles étaient déjà dans une situation difficile avant la crise. Il s'agit notamment des sans-abri.

Les toxicomanes ont actuellement des difficultés à se procurer les substances dont ils ont besoin. Comment les programmes de substitution sont-ils mis en œuvre ? De nombreuses personnes ne disposent pas non plus de l'argent qu'elles récoltent dans la rue en temps normaux. Plusieurs structures d'aide sociale ont été regroupées au Findel afin de limiter les déplacements des usagers selon la devise « Bleift doheem ». Est-il vrai que la navette de bus vers Findel ne fonctionne plus depuis la semaine dernière ? De nombreux sans-papiers n'osent pas se rendre dans un centre médical par peur d'être découverts. Le Portugal, par exemple, fournit des soins médicaux généraux aux personnes sans sécurité sociale pendant la crise.

En ce qui concerne les personnes âgées, je serais intéressé de savoir comment la pandémie de Covid-19 a jusqu'à présent affecté les maisons de retraite. L'isolement est très stressant pour les personnes âgées. Serait-il concevable qu'au moins la personne de confiance désignée pour chaque résident puisse lui rendre visite régulièrement pendant la crise, à condition que cette personne soit régulièrement testée ? Les seniors pourraient-ils également se voir offrir la possibilité d'organiser des vidéoconférences avec leurs proches ? Il faudrait aussi autoriser des parents à rester aux côtés de personnes qui sont en fin de vie. Je serais également intéressé de savoir quelle est la situation actuelle du service téléalarme.

Concernant le secteur scolaire, je voudrais demander dans quelle mesure le service d’assistance téléphonique mis en place au niveau national est « traduit » au niveau local, et comment les différents acteurs y sont impliqués. En ce qui concerne les maisons relais, la question se pose de savoir si la commune met à leur disposition des locaux temporaires permettant de maintenir la distance physique nécessaire.

Un mot sur le sport : quelle est la situation de nos clubs - en particulier ceux qui doivent faire face à une perte de revenus ou qui sont touchés par l'annulation de championnats - et qu'en est-il des infrastructures sportives ?

Je serais également intéressé de savoir si les syndicats d'intérêts locaux des différents quartiers de la Ville ont reporté leurs assemblées générales ou si elles ont été annulées.

La question écrite que j'ai déposée concerne la helpline mise en place par la Ville de Luxembourg en collaboration avec les scouts à l’attention des habitants de la ville qui font partie des personnes vulnérables. Cette assistance est une initiative très louable, étant donné qu’elle permet de réunir les personnes qui souhaitent aider et les personnes qui ont besoin d’aide. J'aimerais savoir si, en plus de l'aide pratique pour faire les courses ou aller à la pharmacie, la helpline peut également proposer aux appelants une aide psychologique, et si une telle offre pourrait être maintenue au-delà de la crise de Covid-19, car il y a toujours des personnes socialement isolées ou qui souffrent de situations difficiles. Est-il prévu d'associer d'autres associations à ce projet, outre les scouts, qui, comme souvent, ont donné le bon exemple ? Il serait également envisageable de créer une « agence du bénévolat » locale que les habitants intéressés de la ville pourraient contacter pour connaître les besoins qui existent actuellement sur le territoire de la capitale et la manière dont les bénévoles peuvent s'engager, que ce soit dans le domaine social, culturel ou autre.

Monsieur l’échevin Serge WILMES: Un grand merci à tous les membres du conseil communal pour leur travail, leur soutien et leurs suggestions constructives, mais aussi au personnel de la Ville de Luxembourg et à tous les citoyens, dont la grande majorité respecte les règles de conduite.

Si la Ville-Haute et le quartier de la Gare ressemblent actuellement à une ville fantôme, la vie reprend dans les différents autres quartiers. Les habitants sont heureux qu'il y ait encore de petits commerces dans les quartiers et aimeraient voir encore plus de magasins de proximité. La Ville de Luxembourg fait la promotion, par sa présence dans les médias sociaux, sur son site web et dans le CityMag, des plateformes en ligne créées par des citoyens pour soutenir le commerce local.

Je voudrais remercier Madame la conseillère Elisabeth Margue de sa question écrite au sujet du commerce en ville, ainsi que tous les conseillers communaux qui ont soulevé cette question lors de leurs interventions. Le commerce est l'âme d'une ville, et nous ne voulons pas que cette âme se perde. La crise actuelle exacerbe des problèmes qui existaient auparavant, tels que la concurrence du commerce électronique, des grands centres commerciaux de la périphérie et d'autres villes, ainsi que les chantiers.

Un grand sentiment d'injustice est créé par le fait que les grands magasins proposant une large gamme de produits ont pu rouvrir, alors que les petits magasins, qui par exemple ne vendent que des jouets, doivent encore rester fermés. Malheureusement, nous ne pouvons pas faire en sorte que ces magasins soient autorisés à rouvrir, mais nous pouvons prendre des mesures pour les soutenir. La motion commune des groupes DP et CSV énumère les mesures déjà prises, ce qui manque dans la motion des collègues de l'opposition.

Aucun collège échevinal ne s’est préoccupé davantage du commerce que le collège échevinal actuellement en place. Parmi nos nombreuses initiatives figure le soutien du portail Internet « Letzshop » par 150.000 euros par année - un portail qui aide de nombreuses petites entreprises et qui est gratuit cette année pour les entreprises participantes -, l’ouverture de deux pop-up stores, la création d’un « cadastre commercial » de tous les commerces, la réalisation d’un comptage des piétons, la création d’un poste supplémentaire au sein de notre cellule économique et la réalisation d’une grande étude de mai à octobre 2019. En fait, nous avions l'intention de présenter les résultats de cette étude en mars 2020, mais cela n'aurait pas eu beaucoup de sens en raison de la crise de Covid-19. Nous envisageons de faire réaliser une étude supplémentaire sur les effets de la crise.

Je peux vous assurer que le collège échevinal examine depuis longtemps quelles mesures supplémentaires peuvent être prises pour que le commerce puisse survivre à la crise de la meilleure façon possible. Dans un groupe de travail nous discutons avec des commerçants de la manière dont ils peuvent travailler avec nous sur des projets spécifiques. L'objectif est notamment d'améliorer la visibilité des magasins dans les quartiers de la ville, d'organiser une présence en ligne gratuite et commune et d'introduire un système de bons d'achat.

Toutefois, il est important de souligner que toutes les mesures d'aide prises par la commune, notamment financières, doivent être compatibles avec la législation luxembourgeoise et européenne. Il faut également garder à l'esprit que l'octroi d'une aide financière relève plutôt de la compétence du gouvernement. Néanmoins nous voulons aider là où nous le pouvons.

Il est important de clarifier les détails et d'établir des critères clairs afin que tout soit fait le plus équitablement possible. Je vous rappelle que le collège échevinal a demandé à Luxtram de reconsidérer les critères d'indemnisation pour le chantier du tramway, afin que le plus grand nombre possible de commerçants aient droit à une indemnisation. Il est urgent d'agir ! En outre, les services communaux ont été chargés de donner la priorité aux travaux ayant le plus d'impact sur le commerce et la circulation pendant le confinement.

En ce qui concerne la question sur la « House of Startups » - à noter que la Ville de Luxembourg est représentée dans le Luxembourg-City Incubator (LCI) -, aucun loyer n'est à payer pendant la crise.

Nous allons discuter avec l'Union commerciale de la forme que prendra la « Braderie » cette année et au-delà.

Pour ce qui est du télétravail, il faut noter que le service informatique de la Ville de Luxembourg a équipé en deux semaines environ 600 membres du personnel pour le bureau à domicile et a acheté 100 nouveaux ordinateurs portables. Avant la crise, entre 20 et 30 personnes par jour ont fait du télétravail. Aujourd'hui ce chiffre est de près de 400 par jour. Des vidéoconférences sont également organisées. La Ville poursuivra ses efforts dans le domaine « Smart City ».

Le collège échevinal fera tout pour que nous restions une ville vivante et au commerce florissant.

Madame l’échevin Simone BEISSEL: Le sport est l'une des activités que le gouvernement a décidé de suspendre jusqu'au 31 juillet. A notre connaissance, le gouvernement envisage un assouplissement des règles pour les sports où les distances de sécurité peuvent être maintenues (par exemple le tennis ou le golf), mais aucune décision n'a encore été prise.

Les terrains de football, qui n'ont pas été utilisés depuis plusieurs semaines, ont été entretenus et sont en excellent état. Les salles de sport et les piscines sont également entretenues. A partir d'aujourd'hui, grâce à la reprise des activités dans le secteur de la construction, des travaux de réparation sont également effectués dans certaines installations sportives.

Les activités des clubs sportifs doivent être suspendues pour le moment. Cependant, grâce à notre nouveau système de subventions, qui comprend des aides financières très généreuses, les clubs sont en mesure de faire face financièrement aux mois de crise.

En ce qui concerne les activités sportives et de loisirs pour les enfants, des discussions sont en cours avec le ministère de l'Education nationale en vue de proposer éventuellement des activités en plein air en été - avec la distance de sécurité nécessaire. Mais là aussi, nous n'en sommes qu'au stade de la discussion.

Madame l’échevin Colette MART: Pour le Service Enseignement, le défi consistait à élaborer l'organisation scolaire avec un personnel réduit et avec les restrictions existantes. Grâce au grand engagement du personnel, tout s'est bien passé.

Les élèves sont désormais inscrits en ligne ; la pandémie nous a donc donné l'occasion de nous moderniser. Les élections de l'organisation scolaire se sont déroulées par voie électronique cette année et nous travaillons actuellement sur un logiciel spécifique pour les élections futures. Nous jouons certainement un rôle de pionnier dans ce domaine. Au fur et à mesure que la numérisation de nos services se poursuit, nous augmenterons également le Service Technolink. Grâce aux vidéoconférences, nous avons également été en contact avec les représentants des parents au sein de la commission scolaire et avec la Direction de l’enseignement fondamental Luxembourg. Le service « Activités nature » a proposé en ligne aux parents des activités intéressantes avec les enfants. Nos psychologues ont mis en place une helpline pour les enfants des foyers scolaires et des crèches, de sorte que beaucoup d'efforts ont été déployés pour rester en contact avec les enfants et leurs familles. Le télétravail a été une expérience positive pour le personnel concerné, et il pourrait être maintenu en partie après la pandémie.

Il a été constaté que 143 enfants ne disposaient pas d'un ordinateur à la maison. Dans l'esprit de l'inclusion numérique, nous avons prêté des iPads aux enfants concernés. Ils pourront continuer à les utiliser après la pandémie, et nos services veilleront à ce qu'ils ne soient utilisés qu'à des fins scolaires.

Les enseignants étaient en contact avec tous les enfants. L'équipe pluridisciplinaire, qui s'occupe au sein de la direction des enfants à besoins spéciaux, était en stand-by, mais elle se tenait prête à intervenir. Les enseignants respectifs se tenaient à la disposition des familles en tant que personne de contact permanente.

Quelques annonces supplémentaires de la direction : tous les tests communs d'orientation vers l'école secondaire ont été annulés. L'orientation est basée sur le bilan intermédiaire et, le cas échéant, sur une évaluation psychologique. L'enseignement à distance se poursuivra jusqu'à la réouverture des écoles. Les deuxième et troisième trimestres sont fusionnés et comptent comme une seule unité pour la période du 1er janvier au 15 juillet. Il n'y aura pas d'examens avant la réouverture des écoles. Un bilan intermédiaire est établi pour chaque enfant pour la période du 1er janvier au 15 juillet, et si l'enfant passe à un autre cycle, un bilan de cycle est également établi. Pour les enfants particulièrement vulnérables face à la pandémie de Covid-19, une prise en charge individuelle à l'école est possible, en observant les distances de sécurité.

Auprès du Service Foyers scolaires, qui compte 450 employés, le travail administratif était réparti entre le télétravail et le travail au bureau. De nombreuses éducatrices ont demandé un congé pour raisons familiales. Les préinscriptions ont été acceptées par les chargées de direction des foyers par e-mail et par téléphone. Des jeux et des activités ont été mis en ligne pour donner aux parents des conseils sur la façon d'occuper les enfants à la maison. Des conseils ont également été donnés sur la manière d'éviter les contacts étroits entre le personnel des différents bâtiments. Le personnel est resté en contact via Internet, ce qui a également eu un effet positif sur leur moral. Le personnel du Capel a enregistré des vidéos de saut à la corde et les a mises en ligne. Une coopération étroite avec le Service Communication et Relations publiques a permis de tenir informés les parents. La plupart du personnel était en stand-by, mais un certain nombre d'éducateurs étaient également actifs en tant que bénévoles (suite à la publication de postes pour volontaires sur le site www.govjobs.lu), notamment pour aider les sans-abri, pour coudre des masques et dans la centrale téléalarme.

Après l'annonce du ministre de l'Education nationale que les écoles rouvriront leurs portes le 25 mai, nous avons eu une réunion avec les responsables des foyers scolaires. Nous attendons encore des détails de la part du ministère, mais il est clair que l'enseignement à distance n'est pas possible dans les foyers scolaires, car il n'y a pas de Wifi dans les bâtiments et les foyers ne sont pas équipés de matériel informatique. Il est donc important que les enseignants fournissent aux élèves des fiches de travail.

Pendant les vacances de la Pentecôte, un « foyer vacances » sera probablement proposé.

Sur les 400 membres du personnel qui travaillent avec les enfants, 130 sont en congé familial et 60 sont en congé de maladie. Parmi le personnel se trouvent également des personnes vulnérables. On ne sait donc pas exactement combien de personnes seront disponibles après le 25 mai. Les jeunes mères ont également peur d'être infectées et de transmettre le virus à leurs enfants. Un plan de nettoyage précis des bâtiments est également jugé important par le Service Foyers scolaires.

En ce qui concerne « l’Aktioun Bambësch », toutes les manifestations sont en principe annulées jusqu'à la fin juillet, mais « l'Aktioun Bambësch » devrait durer jusqu'au 13 août, et le collège échevinal en reparlera, car il pourrait s'agir d'un modeste début de reprise progressive des activités pour les enfants.

Madame le bourgmestre Lydie POLFER: De nombreuses questions restent donc sans réponse et nous attendons toujours des informations du ministère de l'Education nationale sur de nombreux points.

Monsieur l’échevin Patrick GOLDSCHMIDT: Je commence par la mobilité, plus précisément avec le Service Autobus. Le 16 mars, l’administration du Service Autobus est presque entièrement passée au télétravail. Un membre de l'administration du service a été infecté par le virus Covid-19. Il n'y avait qu'une seule personne sur place dans les différents ateliers. Les bus ont été nettoyés plus souvent que d'habitude, c'est-à-dire qu'un nettoyage supplémentaire a été effectué pendant la nuit.

La fréquence des bus a été réduite assez rapidement : comme beaucoup de personnes n'osaient plus utiliser le bus et à cause des restrictions de sortie, la plupart des bus ont fait des trajets à vide. Pour protéger les chauffeurs, il a été décidé que la porte avant des bus resterait fermée et que l'accès à la première rangée de sièges serait bloqué. Cette mesure a également été adoptée au niveau national. 7 chauffeurs de bus ont été infectés et il y a eu 21 cas suspects.

Au départ, 50 % des bus étaient encore en service. À partir du 23 mars, nous avons réduit le nombre de trajets de 70 %, alors que la demande avait chuté de 85 %. Normalement, environ 110.000 personnes par jour prennent le bus, mais aujourd'hui, il y en a encore 15.000 à 16.000. Certaines lignes de bus, telles que le « City Night Bus » et le « Gare Shuttle » ont été mises en veille. Nous sommes actuellement en pourparlers au sujet du financement avec les entreprises de bus privées qui exploitent des lignes pour la Ville de Luxembourg. Cette semaine, nous sommes encore à un tiers de la capacité normale. Cela restera ainsi jusqu'à ce que le transport des élèves reprenne, puis le nombre de trajets augmentera à nouveau progressivement. Les bus ne circulent actuellement que jusqu'à 20 heures, et sur différentes lignes jusqu'à 22 heures.

Depuis que nous avons remarqué que de nombreuses personnes prennent le bus le samedi pour aller faire des courses, nous avons réagi en augmentant le nombre des bus, cela également pour éviter que trop de personnes ne se trouvent dans le même bus.

Nous n'avons reçu aucune plainte importante et je tiens à remercier le Service Autobus. En ce qui concerne l'obligation de porter un masque, je tiens à souligner qu’il n’appartient pas au chauffeur de bus de refuser l'embarquement aux passagers qui n’en portent pas.

Auprès du Service Circulation, les activités ont également été réduites ou réalisées par télétravail après l'entrée en vigueur du confinement. Plus aucun travail n'a été effectué à l'extérieur, à l'exception de la mise en place de la signalisation aux abords des hôpitaux suite à l’entrée en vigueur de règlements de la circulation pris dans le cadre de la création des centres de crise.

Les agents municipaux du Service Parking ont été déployés pour vérifier que les distances de sécurité dans les parcs et au marché hebdomadaire étaient respectées. Cela a également bien fonctionné et il n'y a eu aucune réclamation.

Le Service Hygiène a dû être réorganisé en très peu de temps en raison de nombreux cas de congé pour raisons familiales et du fait qu'un certain nombre de salariés font partie des personnes vulnérables. Malgré les effectifs réduits, il a été possible d’effectuer les tournées de la collecte des ordures et de vider les conteneurs de recyclage répartis sur 77 sites. Un membre du personnel du Service Hygiène a été infecté du virus Covid-19.

Il n'était pas possible de collecter les déchets sur commande, mais la livraison de nouvelles poubelles restait possible. 99,9 % des citoyens étaient satisfaits - seul le fait que les déchets verts ne pouvaient pas être collectés a suscité quelques réclamations.

Devant le centre de recyclage, qui a rouvert à partir d'aujourd'hui, il y avait de longs embouteillages dès le matin. Je tiens à rappeler que les utilisateurs sont invités à respecter les règles de conduite et à porter des masques. Ils sont également priés de veiller à ce que les voies d'accès pour les services de secours et les véhicules du Service Hygiène restent libres.

Le Service Forêts a été fermé jusqu'à présent, mais on a veillé à ce que les forêts restent propres.

Le service du Délégué à l'environnement a continué à fonctionner et a été chargé de réaliser une étude sur l'impact de la réduction du trafic sur la pollution dans la ville.

En ce qui concerne le domaine de compétence du Service Espace public, Fêtes et Marchés (EFM), je suis heureux que nous ayons pu maintenir ouvert le marché hebdomadaire. Après quelques problèmes de démarrage pendant les premiers jours, les mesures de sécurité dans le cadre de la crise de Covid-19 ont progressivement été respectées. Les stands ont été placés un peu plus loin les uns des autres.

Il serait intéressant que le ministère de la Santé puisse nous dire exactement où les personnes qui ont été infectées jusqu'à présent par le virus Covid-19 ont été infectées, si cela s’est produit p.ex. dans le centre-ville ou dans un centre commercial. En tout état de cause, le marché hebdomadaire reste ouvert, tout comme le « Glacis-Maart ».

Comme on le sait, tous les grands événements sont annulés jusqu'à la fin du mois de juillet. Il est donc difficile d'imaginer que trois semaines plus tard, la « Schueberfouer » se tienne sur le Glacis avec environ 100.000 visiteurs par jour. Nous sommes donc arrivés à la conclusion que la « Schueberfouer », telle que nous la connaissons depuis des années, ne peut pas avoir lieu cette année. Cependant, nous travaillons à des alternatives, par exemple sous la forme de petites foires locales sans grands établissements de restauration pouvant accueillir des centaines de visiteurs et sans grandes tentes de fête. Nous sommes conscients que la « Schueberfouer » génère la moitié des revenus annuels des forains et nous les soutenons autant que possible.

Il est impossible de dire pour l'instant si le marché de Noël pourra avoir lieu vers la fin de l'année. Dès que nous pourrons à nouveau circuler librement dans la ville, nous veillerons à rattraper tout ce que nous ne pouvons pas offrir aux citoyens et aux visiteurs pour le moment.

Monsieur l’échevin Laurent MOSAR: Je n'ai pratiquement jamais été d'accord avec toutes les interventions, mais cette fois-ci, je partage même la plupart des points de vue de l'opposition, avec la seule restriction que la Ville de Luxembourg n’est pas le bon destinataire pour la plupart des interventions.

Je voudrais remercier Monsieur le conseiller Radoux d'avoir souligné les aspects financiers. La Ville se trouve dans une excellente situation financière. La politique financière prudente menée par les collèges échevinaux successifs au cours des années passées porte aujourd'hui ses fruits, car nous disposons de réserves considérables.

Dans mes interventions sur le budget, j'ai toujours signalé qu'une nouvelle situation de crise pourrait survenir. Malheureusement, une telle crise est désormais imminente. Il pourrait s’agir de la pire crise économique depuis 1929. Il est à craindre que la crise n’ait un impact majeur sur les finances de l'Etat, et donc aussi sur les finances de la Ville de Luxembourg. Dans les années à venir, nous devrons probablement nous serrer un peu la ceinture.

Le collège échevinal a demandé au Service Financier d'analyser l'impact de la crise sur la réalisation des grands projets. Cette année, nous aurons moins de recettes que prévu, mais aussi moins de dépenses, car la crise pourrait ralentir la mise en œuvre des grands projets. Notre programme de recrutement ambitieux dans le domaine du personnel sera également réévalué. Nous attendons avec impatience une circulaire du ministère de l'Intérieur avec des recommandations aux communes. Nous sommes d'accord pour dire que la prudence est de rigueur. Le collège échevinal prendra toutes les mesures préventives nécessaires pour que la situation financière reste aussi bonne que possible.

En ce qui concerne l'aide aux commerçants, je suis une fois de plus d'accord avec Monsieur le conseiller Radoux lorsqu'il dit que l'Etat n'en a pas fait assez. Je dirais à M. le conseiller Benoy que la motion proposée par le collège échevinal est clairement préférable à celle déposée par l'opposition. Et ce, pour deux raisons. Si l'opposition exige que la Ville de Luxembourg verse des aides financières aux commerçants en plus des aides de l'Etat, je dois rappeler qu'en principe il est très difficile de verser des aides financières aux entreprises en temps de crise. Vous savez ce que le ministre de l'Economie, Monsieur Franz Fayot, m'a répondu en réponse à une série de propositions : la marge de manœuvre de l'Etat et des communes est extrêmement limitée par la législation européenne. Celle-ci ne rend pas justice à la situation actuelle et devrait être révisée. Cependant, nous examinerons bien sûr la marge de manoeuvre de la Ville de Luxembourg.

En ce qui concerne le deuxième point, à savoir le report ou la renonciation au loyer, la Ville ne peut pas faire grand-chose non plus. Je suis d'accord avec Monsieur le conseiller Wagner pour dire qu'un appel du conseil communal aux propriétaires des immeubles ne serait guère couronné de succès. Cependant, le groupe parlementaire du CSV a déposé à la Chambre des Députés deux propositions de loi très concrètes concernant les loyers : nous proposons premièrement la suspension des loyers pour les locaux commerciaux, et deuxièmement l'allégement fiscal pour les propriétaires qui renoncent au loyer à payer pour les locaux commerciaux, respectivement qui réduisent ce loyer. Je remercie d’avance les représentants des autres partis qui soutiendront cette proposition de loi à la Chambre. En ce qui concerne la proposition selon laquelle la Ville de Luxembourg devrait accorder des crédits aux commerçants, il faut souligner que les communes n'ont pas cette possibilité en vertu de la loi. Je partage l'opinion selon laquelle les commerçants seraient plus soutenus s'ils pouvaient rouvrir dès que possible. Il est en effet incompréhensible que des magasins de bricolage soient autorisés à être ouverts, alors que je ne suis même pas autorisé à acheter un bouquet de fleurs pour ma femme chez un fleuriste.

Monsieur l’échevin Maurice BAUER: Je voudrais saisir cette occasion pour remercier le collège échevinal, le conseil communal et leurs prédécesseurs respectifs d’avoir mis en place un réseau social dans la Ville de Luxembourg qui nous permet maintenant de réagir rapidement et de faire en sorte que les personnes qui ont besoin de notre aide la reçoivent même en temps de crise.

Nous avons fixé quatre priorités. La première consiste à assurer la continuité des services sociaux. Plus de 30 collaborateurs d'autres services de la Ville se sont portés volontaires pour aider, en cas de besoin, à assurer le service téléalarme pour personnes âgées, ce dont je les remercie vivement. Nous avons analysé la situation avec les gestionnaires des différentes structures pour éviter un manque d’effectifs, p.ex. le « Konviktsgaart », l’Abrigado, les épiceries sociales et les services de streetworking.

La deuxième priorité concerne la transmission d'informations aux personnes vulnérables. Toutes les personnes avec lesquelles la Ville de Luxembourg est en contact par le biais du système de téléalarme ou de l'inscription aux activités du Service Senior ont reçu un courrier avec les informations importantes et les principaux contacts. Nous avons déjà placé à trois reprises des annonces dans les journaux. Nous avons également mis en place une hotline pour les personnes qui ont besoin d'aide, par exemple pour faire des courses ou pour se procurer des médicaments.

La troisième priorité était de rester en contact régulier avec tous les acteurs sur le terrain afin de répondre à l'évolution de la situation. Par l'intermédiaire de M. Christof Mann, chargé de direction de la Direction des Affaires sociale, nous restons en contact quotidien avec les différents gestionnaires, les ministères concernés et la Police grand-ducale.

La quatrième priorité était de continuer à offrir des animations. Je suis particulièrement heureux que le Conservatoire donne des mini-concerts devant les maisons de retraite. C’est beau de voir la joie des habitants qui suivent les concerts depuis les balcons respectivement les fenêtres. Nous avons également convenu avec l'école de cirque et l'association « Île aux clowns » d'organiser une tournée auprès des maisons de retraite. Un grand merci à toutes les personnes impliquées ! La Photothèque de la Ville de Luxembourg a mis au point un quiz avec des photos anciennes, qui a été envoyé aux maisons de retraite en tant que proposition d’animation pour les résidents. L'association « Il était une fois », qui gère une bibliothèque très intéressante à Gasperich et avec laquelle la Ville a signé une convention, nous a informés aujourd'hui qu'elle propose 27 ateliers en ligne.

Des mesures très sévères ont été prises dans le « Konviktsgaart » : les visites ne sont plus autorisées, les activités ont été annulées, le réfectoire a été fermé et les repas sont servis dans les chambres. Cela signifie une lourde charge psychologique pour les habitants, qui étaient habitués à avoir une vie sociale. La blanchisserie a également été fermée. Ce service a été confié à une société externe afin d’éliminer tout risque d'infection. Je suis toutefois heureux que les résidents acceptent bien les mesures, qu'ils soient bien encadrés et qu'il n'y ait actuellement pas un seul cas de Covid-19 dans le « Konviktsgaart », ni dans les Hospices civils.

En ce qui concerne la proposition de créer un espace pour les visiteurs dans une structure temporaire devant les maisons de retraite, elle est actuellement à l'étude dans les différents bâtiments. On attend que le gouvernement crée le cadre nécessaire.

Passons maintenant aux questions posées par les conseillers communaux.

Pour des raisons de protection des données, nous ne pouvons pas contacter toutes les personnes de plus de 65 ans. Comme je viens de l’indiquer, nous n’avons pu contacter que celles avec lesquelles nous sommes en contact dans le cadre du service téléalarme ou des activités du Service Seniors. Nous avons appelé les participants pour demander si on s'occupait bien d'eux. Bien sûr, il leur manque le contact social, ce qui est un problème difficile à résoudre pour le moment. Nous avons également contacté tous les utilisateurs du service téléalarme qui n'avaient pas indiqué de personne de contact, et nous restons en contact avec eux afin qu'ils ne se sentent pas trop isolés et au cas où ils auraient besoin d'aide.

Nous avons reçu 23 appels jusqu'à présent via la hotline 4796-4796. Il s’agissait surtout de demandes d'aide pour faire les courses et de questions sur les masques. Un grand merci au Service Jeunesse dont le personnel prend les appels, ainsi qu'aux scouts qui aident les gens sur le terrain. Nous ne savons pas encore si cette hotline continuera d'exister au-delà de la durée de la crise.

En ce qui concerne la violence domestique, il n'y a pas d'augmentation des chiffres. La nouvelle helpline nationale 2060-1060 a eu douze contacts depuis mardi dernier, dont 41% par téléphone et 59% par e-mail. Parmi les appelants (66 % de femmes et 44 % d’hommes), il y avait aussi bien des victimes que des personnes qui avaient simplement besoin d'informations. Pour le cas où les structures d'accueil pour victimes de violence domestique seraient surchargées, le ministère de l'Egalité des chances a conclu un accord qui permet d’avoir recours à des chambres d'hôtel pour assurer la sécurité des victimes.

Il est encore trop tôt pour évaluer la situation globale. Sur la base des demandes que nous recevrons de la part de personnes qui se trouvent dans une situation d'urgence, nous déterminerons si nos services pourraient être étendus à l'avenir.

Je voudrais souligner que la Ville adopte une approche très proactive. Par exemple, de nombreux employés qui bénéficient d’une dispense temporaire se sont portés volontaires pour aider une association active dans le domaine social. Un grand merci à eux pour leur solidarité !

Un programme de substitution a été mis en place dans la structure « Abrigado » sous le contrôle du ministère de la Santé pour les toxicomanes sans domicile fixe qui ne peuvent pas se procurer leurs drogues à l’heure actuelle. Les résultats de ce programme ont été évalués positivement, et je voudrais également remercier les médecins qui y ont participé. La navette de bus vers Findel a été suspendue en raison du confinement. Les personnes concernées qui souhaitent quand-même se rendre à Findel pourront utiliser les autobus normaux. En ce qui concerne les sans-papiers, il n'y a pas de contrôle pendant la campagne d'hiver pour savoir si les personnes ont des papiers ou non. Les associations actives dans ce domaine, telles que Médecins du Monde, aident les personnes dans le besoin, qu’ils aient des papiers ou non. Nos travailleurs de rue sont constamment sur le terrain pour prendre contact avec les sans-abri qui sont toujours à la rue. Ils leur fournissent également des masques.

Pour revenir au sujet des maisons de retraite : certaines maisons de retraite utilisent en effet les médias modernes pour permettre à leurs résidents de contacter leurs proches en ligne, tandis qu'ailleurs, les résidents peuvent saluer des visiteurs depuis leur balcon. En ce qui concerne la question de l'accompagnement des personnes en fin de vie, il appartient au gouvernement de prendre les mesures nécessaires.

En résumé, le réseau social qui s'est constitué grâce au consensus politique au sein de cette assemblée nous permet aujourd'hui de répondre de manière appropriée à la situation et d'offrir à toutes les personnes concernées l'aide et la protection dont elles ont besoin.

Madame le bourgmestre Lydie POLFER:  Je tiens à remercier toutes les personnes impliquées qui ont fait un excellent travail pour assurer la continuité des services au cours des six dernières semaines. Malheureusement, la mission n'est pas encore terminée. Nous devons maintenant faire face aux répercussions économiques qui soulèvent beaucoup de questions.

Au niveau du théâtre, cette saison est terminée. Tout doit être vu au cas par cas. Certaines productions ont été annulées par les artistes eux-mêmes parce qu'ils n'ont pas pu venir. Nous essayons de trouver des solutions raisonnables, par exemple en payant 50 % des heures pendant lesquelles les répétitions ont déjà eu lieu, et en versant une avance pour les productions qui peuvent être reprogrammées pour la saison à venir. Nous ne pouvons pas tout reporter, car le programme de la prochaine saison est déjà en place. En fonction de l'évolution de la crise il serait envisageable de rouvrir progressivement les théâtres en automne - avec des mesures de sécurité appropriées selon le principe de la distanciation sociale. On pourra y revenir en détail lors d'une prochaine réunion de la commission des programmes. Il faut surtout espérer que l'assouplissement des mesures en matière de confinement ne conduise pas à une deuxième vague d'infections.

Aucun événement n'aura lieu avant la fin du mois de juillet. La « Schueberfouer » ne se déroulera certainement pas comme d’habitude. Nous verrons avec les forains si nous pouvons organiser de petits événements décentralisés à la place, sachant que cette année, de nombreuses personnes qui seraient normalement en vacances d'été seront à la maison. Dès que des propositions concrètes auront été retenues, nous les soumettrons au conseil communal.

Le concert en plein air sur la « Kinnekswiss » ne peut malheureusement pas avoir lieu cette saison en raison de la distanciation sociale.

En ce qui concerne le Conservatoire, les cours individuels reprennent maintenant, alors qu'il faudra attendre la reprise des cours communs. Des certificats ne seront pas délivrés avant l'automne. La direction du Conservatoire est en contact permanent avec les élèves et les parents. Certains cours ont été dispensés par vidéoconférence.

En ce qui concerne la communication, il convient de noter que le numéro de mai du CityMag traite naturellement de la pandémie Covid-19. Un grand merci à notre Service Communication et Relations publiques, qui a été très actif, principalement sous forme de télétravail. Les annonces mentionnées se trouvaient non seulement dans les quotidiens, mais aussi dans des hebdomadaires.

Deux motions ayant comme sujet l’aide aux commerces ont été déposées. La motion déposée par les groupes DP et CSV diffère de celle déposée par les groupes Déi Gréng, Déi Lénk et LSAP surtout dans la mesure où la première rappelle les mesures déjà prises. Etant donné que des décisions importantes sont en jeu, je propose que les deux motions soient renvoyées à la commission consultative compétente et qu’elles soient fusionnées en une seule.

Monsieur François BENOY (Déi Gréng): Nous sommes d'accord, à condition que la réunion de la commission ait lieu au plus tard en mai. Nous voudrions également obtenir une réponse à la question de Mme la conseillère Brömmel concernant la proposition de mettre en place des pistes cyclables temporaires.

Monsieur l’échevin Patrick GOLDSCHMIDT: Nous avons noté que de telles initiatives ont été prises à l’étranger, et les services communaux sont en train d’analyser ce qu’on pourrait faire éventuellement à cet égard. Je voudrais toutefois signaler qu'il existe de nombreux chantiers (dont certains servent précisément à créer des pistes cyclables supplémentaires), que les routes sont bien praticables pour les cyclistes grâce à la réduction du trafic, mais que cette situation ne durera guère, car beaucoup de gens n'osent pas prendre le bus en raison du virus Covid-19, de sorte que le nombre de voitures sur les routes devrait bientôt augmenter à nouveau. Le service concerné n'a pas encore trouvé d'endroit où une piste cyclable temporaire pourrait être introduite.

Madame le bourgmestre Lydie POLFER: Nous y reviendrons après l'analyse. Tout le monde se réjouit des rues vides, mais il faut être conscient du prix à payer.

Monsieur Claude RADOUX (DP): Nous sommes également d'accord pour renvoyer les motions à la commission compétente, mais j’espère qu'il n'y aura pas de discussion ultérieure sur la paternité de la motion. En ce qui concerne le vélo, il y a actuellement plus d'espace sur les routes que sur les différentes pistes cyclables. Toutefois, il convient également de souligner le mauvais état de nombreuses routes, en particulier les routes nationales. Certains chemins dans les parcs devraient également être renouvelés.

Madame le bourgmestre Lydie POLFER: Le renouvellement des sentiers dans les parcs avait déjà été décidé, mais en raison de la pandémie les travaux n’ont pas encore pu commencer. Monsieur le conseiller Foetz a demandé la parole.

Monsieur Guy FOETZ (déi Lénk): Je voudrais juste rappeler que le Monsieur le conseiller Wagner avait demandé de convoquer une réunion de la commission sociale.

Madame le bourgmestre Lydie POLFER: C’est ce que nous allons faire. Cela conclut le point « Covid-19 » pour aujourd'hui. Nous devrons revenir à ce sujet lors d'une prochaine séance.