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Utilisation et fréquence de passage du tram

Question par Elisabeth Margue

Je me permets de vous adresser la présente, afin d'obtenir de plus amples informations concernant la fréquence du tram ainsi que son utilisation. A ce titre, je me permets de soumettre les questions suivantes au Collège échevinal :

  • Il ressort des données officielles publiées sur le site portail transports (https://transports.public.lu/fr/contexte/situation-actuelle/chiffres-cles.html#) que le tram connaît plus de 20.000 utilisateurs par jour. Est-ce que la Ville de Luxembourg dispose de plus d'informations notamment sur la question de savoir combien de personnes sont transportées en tram pendant les heures de pointe et pendant les périodes creuses ?
  • Est-ce que des comptages sont régulièrement effectués afin de s'assurer que les horaires du tram sont bien adaptés à la demande des utilisateurs ?
  • La Ville de Luxembourg, sur base des informations qu'elle détient, estime-t-elle que la capacité des rames ainsi que la fréquence de la circulation du tram aux heures de pointes sont suffisantes pour satisfaire à la demande des utilisateurs ?
  • La Ville de Luxembourg peut-elle confirmer que le tram bénéfice toujours d'une priorité par rapport aux autres usagers de la voie publique ?
  • La Ville de Luxembourg peut-elle confirmer que de manière générale les horaires du tram sont respectés ? Est-il prévu à moyen terme ou à long terme de réduire le temps de trajet que le tram met pour parcourir le trajet entre l'arrêt Luxexpo et l'arrêt Place de l'Etoile ?

Réponse par Patrick Goldschmidt

Monsieur l’échevin Goldschmidt remercie Madame le Bourgmestre-président et Madame Margue pour ces questions intéressantes sur le tram et avance que des informations en vue des réponses ont été recueillies auprès de Luxtram, ainsi qu’auprès des services internes de la Ville de Luxembourg. Concernant la fréquentation quotidienne basée sur des informations obtenues auprès de Luxtram, les statistiques démontrent que 22.000 personnes empruntent quotidiennement le tram sur le tracé actuel. Aux heures de pointe entre 8h00 et 9h00, 3.100 personnes et le soir (deuxième période d’heures de pointe) entre 17h00 et 18h00, 2.500 personnes l’empruntent. Entre 10h00 et 11h00 le matin, la fréquentation est moindre.

Concernant la fréquence de passage du tram, il y a actuellement suffisamment de passages du tram, toutes les quelques minutes. De plus, une évaluation mensuelle est effectuée par Luxtram par rapport aux besoins des utilisateurs.
Par ailleurs, concernant la fréquence des trams, à partir du 3 juin 2019, celle-ci est passée d’un tram toutes les 6 minutes à un toutes les 5 minutes afin de faire face à la demande importante (passant de 10 tram par heure à 12).

Quant à la priorité du tram sur le reste de la circulation, il déclare que, dans un premier temps, cette règle n’a pas si bien fonctionné car chaque rame de tram devait être équipée afin d’émettre un signal. Actuellement, la volonté est que le tram ne s’arrête qu’aux arrêts prévus et les signaux, notamment lumineux, fonctionnent en vue de cette règle de priorité du tram.

En ce qui concerne la question d’éventuels retards, le tram n’accuse pas de retard par rapport aux horaires prévus puisque 50 % des passages respectent les horaires à plus ou moins 30 secondes et 80 % des passages respectent les horaires à plus ou moins 1 minute.

À propos du temps nécessité par trajet et la possibilité d’augmenter la vitesse du tram, à partir du 8 avril 2019, Lutxtram a augmenté la vitesse du tram sur le tronçon LuxExpo-Place de l’Etoile, mais cela n’a permis qu’un gain d’une minute (en passant de 17 minutes à 16 minutes). Cela s’explique par une distance de 5,6 km ponctuée de 11 arrêts, des entrées / sorties privatives. Il est ainsi très difficile de diminuer encore la durée du parcours actuel. Cependant, avec l’extension du parcours du tram vers la gare, il faudra voir si cette durée peut être améliorée, la volonté de la Ville de Luxembourg étant que les administrés utilisent le plus possible le tram.

Gestion locative sociale dans la Ville de Luxembourg

Question par François Benoy

La gestion locative sociale est un outil efficace pour mobiliser des logements inhabités, crèer du logement réellement abordable pour des personnes en besoin et favoriser ainsi la mixité sociale dans les quartiers. A ces fins, la Ville de Luxembourg a une convention avec l'Agence immobilière sociale (AIS).
En considération de cela, je souhaite soumettre les questions suivantes au Collège échevinal :

  • Quel est l'objet de la convention entre la Ville et l'AIS? Depuis quand est-elle en vigueur? Est-ce qu'elle a été soumise à des adaptations au cours des dernières années?
  • Combien de logements l'AIS a-t-elle pu mobiliser par année sur le territoire de la Ville de Luxembourg depuis son existence ?
  • Vu l'efficacité de l'AIS dans la mobilisation de logements, ne devrait-on pas intensifier cette collaboration?
  • Après la mobilisation de logements vides, l'AIS a lancé l'idée de mobiliser des terrains vides constructibles, afin d'y installer des maisons modulaires. Que pensez vous de ce concept? Ne serait-ce pas une idée pour un nouveau projet pilote dans la Ville de Luxembourg ?

Réponse par Isabel Wiseler-Lima et LYDIE POLFER

Concernant la question de l'objet de la convention avec l'AIS, Madame l'échevin Wiseler précise que celle-ci a été conclue en 2013 et que par cette convention, 2 personnes rémunérées par la Ville de Luxembourg ont été engagées par l'AIS en vue des projets « PISL » (projets d'inclusion sociale par le logement) qui étaient au nombre de 50 pour la population cible à l’issue d’un délai de deux ans (en 2015) et qu’à partir de 2015, 4 personnes au total ont été employées pour un total de 100 bénéficiaires (PISL). Pour ce qui est du nombre de familles qui ont été logées par l'AIS depuis sa création en 2009, Madame l’échevin Wiseler ne donne pas le détail de tous les chiffres, mais indique qu’entre 2 et 7 familles ont été logées entre 2009 et 2015 et qu'à partir de 2016, les chiffres étaient de 30, 30 et 10, pour un total de 71 familles logées sur le territoire de la Ville de Luxembourg.
Elle spécifie également que l'AIS dispose de logements sur l'ensemble du territoire du pays et qu'il a été décidé que l'AIS tenterait de reloger les personnes en difficulté actuellement hébergées en foyer.
Relativement aux nouveaux projets, il existe dans cette optique un dialogue permanent entre la Ville de Luxembourg, l'AIS, l'aide au logement, l'Office social, le Service Logement de la Ville de Luxembourg, en vue de loger les personnes en difficulté et qui rencontrent des problèmes pour trouver seul un Logement. En ce qui est des terrains vides constructibles, toutes les pistes possibles sont exploitées dans le cadre du dialogue mené par la Ville de Luxembourg avec les différents organismes.

Madame le Bourgmestre-président affirme qu'elle s'aperçoit actuellement que les contrats de bail de l’AIS sont résiliés au bout de 3 ans et que les familles sont alors expulsées. Elle juge que ceci n’est pas très social et ajoute à la précarité du logement de ces familles. Ainsi, des modifications doivent être apportées au cadre juridique existant afin de permettre aux familles de se sentir bien dans leur logement et s’intégrer dans leur quartier de résidence (école pour les enfants, etc). Finalement, dans ce même contexte elle y a rendu attentive la Ministre compétente.

Vignettes de stationnement pour activités professionnelles

Question par Cathy Fayot

Par les temps de forte conjoncture dans le bâtiment que la ville de Luxembourg connaît actuellement, les rues de notre localité sont envahies les jours de semaine par de nombreux véhicules pour des activités de construction ou de rénovation.
Beaucoup de ces véhicules affichent une vignette bleue émise par la ville qui permet le stationnement gratuit sans aucune limitation de durée dans tous les quartiers de la Ville.

Cet état de choses m'amène à vous poser les questions suivantes :

  • Quelle est la base légale pour l'émission de cette vignette qui donne au détenteur des droits exorbitants par apport au simple usager de la voie publique ? La Ville a-t-elle pris un règlement et lequel ?
  • Combien de telles vignettes bleues sont en circulation à l'heure actuelle ?
  • Pour quelle durée sont-elles émises ? Sont-elles révocables, p.ex. lorsqu'un chantier se termine, ou restent-elles acquises aux entreprises ? Combien de vignettes une entreprise peut-elle demander à la Ville ?
  • Quelles sont les conditions pour obtenir ces vignettes étant donné que la vignette marque Iapidairement « dans l'intérêt de certaines activités professionnelles » ? Cela signifie-t-il que la vignette n'est pas liée à un chantier précis et donne au détenteur de la vignette le droit de stationner n'importe où pour n'importe quelle durée sur le territoire de la ville et d'être exempté de tout contrôlé par les agents de la zone bleue ?

Réponse par Patrick Goldschmidt et LYDIE POLFER

Monsieur l’échevin Goldschmidt avance qu’un inventaire du système est en cours afin de voir comment celui-ci pourra être amélioré. Le système actuel est basé sur l'article 5 du Code de la route, lequel donne la possibilité aux administrations communales de réglementer la question des vignettes de stationnement à des fins privées ou professionnelles. Ainsi, le règlement du 13 octobre 2003 de la Ville de Luxembourg définit les modalités d'obtention et d'utilisation de la carte de stationnement dans l'intérêt de certaines activités professionnelles.
Il est précisé que le nombre de cartes professionnelles actuellement en circulation est de 4.764, à savoir :

  • 208 cartes d’une validité d’un mois,
  • 383 cartes d’une validité de 3 mois,
  • 1.149 cartes d’une validité de 6 mois
  • et 3.024 cartes d’une validité de 12 mois.

La durée de validité de ces cartes de stationnement varie entre 1 et 12 mois, ainsi que le prix à payer pour la dite carte suivant sa durée, à savoir :

  • 50 € pour une carte d’une durée d’un mois,
  • 115 € pour une carte d’une durée de 3 mois,
  • 185 € pour une carte d’une durée de 6 mois,
  • et 375 € pour une carte d’une durée de 12 mois.

Une entreprise peut en obtenir autant qu’elle le souhaite et qu’elle peut avoir jusqu’à 3 plaques d’immatriculation inscrites au niveau d’une vignette. De plus, dans le règlement pris par la Ville de Luxembourg au sujet des vignettes de stationnement, il est précisé quel type d’activité peut bénéficier de ce type de vignette.

Les agents de contrôle vérifient que ces vignettes professionnelles sont utilisées à bon escient lorsque les véhicules sont en fonction / service au niveau d’un chantier et non de faire stationner une multitude de véhicules dans le quartier du siège de la société, même si ce contrôle n’est pas toujours facile à mener.

Madame le Bourgmestre-président souhaite ajouter que dans la mesure du possible, il est vérifié qu'il n'y ait pas d'abus à ce niveau, même si la Ville de Luxembourg est une ville « qui vit » et qu’il s'agit donc de trouver un juste équilibre avec les intérêts des sociétés qui travaillent.

Anciens bâtiments scolaires inoccupés

Question par Claudie Reyland

J'ai remarqué qu'il y avait un certain nombre d'anciens bâtiments scolaires sur le territoire de la Ville de Luxembourg qui restaient inoccupés pendant des mois, voire des années. (p.ex. I'ancienne école précoce rue de Neudorf).
C'est pourquoi, je souhaite, dans ce contexte, soumettre les questions suivantes au Collège échevinal :

  • Quels sont les anciens bâtiments scolaires qui ne remplissent plus leur fonction en tant qu'écoles ?
  • Quels sont les anciens bâtiments scolaires inoccupés et vides sur le territoire de la Ville de Luxembourg ?
  • Est-ce que le Collège Echevinal a déjà élaboré des projets quant au devenir de ces bâtiments non utilisés ?

Réponse par LYDIE POLFER

Madame le Bourgmestre-président énonce que concernant le numéro 25, avenue du X Septembre à Belair, la Ville est en discussion avec le Ministère de l’Education nationale, afin d’y installer le « Centre pour le développement intellectuel » anciennement « EDIFF » qui se trouve actuellement rue Pierre d’Aspelt.

Pour ce qui est du 5, rue de la Congrégation au centre-ville, ce bâtiment est actuellement loué par le Lycée des Arts et Métiers pour les nouvelles formations en BTS. L'on avait envisagé d’y installer une crèche, mais compte tenu de la localisation et du fait que cela aurait attiré un trafic non négligeable de la part des parents, la crèche sera installée dans les locaux libérés de la rue Pierre d’Aspelt.

Relativement aux bâtiments situés à Clausen au 18, Montée de Clausen, la Ville veut les utiliser pour proposer des cours de langues étrangères et de luxembourgeois. Pour le 53, Allée de Mansfeld, l’utilisation future n’est pas encore définie, ce local étant maintenu en réserve pour d’éventuels besoins inattendus.

À propos du 5, rue de l’Abattoir à Hollerich, il s’agit de « containers » (structures mobiles) qui devraient être réutilisés pour la rénovation de l’école de Gasperich.

Par ailleurs quant à Neudorf, l’ancienne école préscolaire âgée de 30 à 35 ans (au 147, rue de Neudorf) sera détruite et l’école primaire (située au 257, rue de Neudorf) est actuellement occupée par le foyer scolaire Laladudo.

Finalement, au Limpertsberg (48, rue Henri VII), il existe un projet de remise en état et de transformation de l’immeuble de l’ancienne école primaire, pour y créer des locaux scolaires avec foyer pour les enfants du cycle 4.