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Journée internationale de la femme

Question par Monsieur Paul GALLES 

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, qui est célébrée chaque année le 8 mars dans le monde entier, de nombreuses communes lancent des manifestations et des initiatives, p.ex. en remplaçant temporairement les noms de certaines rues par les noms de femmes importantes. À quelles femmes le collège échevinal a-t-il rendu hommage de cette manière lors de la Journée internationale de la femme ? Quelle est la répartition proportionnelle des rues qui portent des noms d’hommes, respectivement de femmes à Luxembourg-Ville ? Est-ce que la Ville a organisé d’autres actions dans le cadre de la Journée internationale de la femme ? Comment la Ville procède-t-elle en général pour déterminer les noms de rues, places et immeubles ? Existe-t-il une liste des personnes dont les noms seront donnés à des rues, places, etc. au fil du temps ? Pourriez-vous nous donner des informations supplémentaires au sujet des procédures de dénomination des rues, la commission responsable et la composition de cette commission ?

Réponse de Monsieur l’échevin Maurice BAUER 

En 2022, la Ville a participé à l’initiative « Affichons l’égalité », lancée par le CNFL (Conseil national des femmes du Luxembourg) et soutenue par le Syvicol, en donnant symboliquement, pendant trois semaines, à six rues et à une place les noms des femmes méritantes ayant un lien avec la Ville de Luxembourg. Cette action, qui a été lancée le 8 mars, concernait la rue des Capucins, la place d’Armes, la rue Beaumont, l’avenue de la Porte-Neuve, la Grand-Rue, la rue de la Poste et la rue Genistre. Il s’agit donc de rues très fréquentées et situées au centre-ville.

Pendant la durée de cette action, ces rues ont porté le nom des personnalités suivantes : Lise Rischard-Meyer (1868-1940): membre du réseau d’espionnage anglais ; Elsy Jacobs (1933-1998): pionnière du cyclisme, 1ère championne du monde de cyclisme en 1958 ; Liliane Thorn-Petit (1933-2008): journaliste, co-fondatrice du CNFL et des Femmes libérales ; Joséphine Jacquemart-Jaans (1890-1988): professeure de gymnastique, résistante ; Helen Buchholtz (1877-1953): musicienne, compositrice ; Dr. Marie-Paule Molitor-Peffer (1929-1999): gynécologue, membre fondatrice du Planning familial ; Lily Unden (1908-1989): professeure, peintre, poète écrivaine, résistante.

À l’heure actuelle, des 467 rues et places de la Ville nommées d’après des personnes, 50 portent des noms de femmes, soit un peu plus de 10%. Depuis des années, la Ville s’efforce à éliminer cette disproportion, qui est due à des raisons historiques.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, la Ville organise également chaque année une réception pour son personnel. En 2022, cette réception s’est tenue le 8 mars à la Villa Vauban, où était proposée une visite guidée des oeuvres de l’artiste Berthe Lutgen dans le cadre de l’exposition « Summer of 69 ».

Les noms de rues sont attribués par le collège échevinal sur proposition du groupe de travail ad hoc « Dénomination des rues ». Ce groupe avait existé jusque dans les années 1970 et a été réinstauré par le collège échevinal en date du 4 juillet 2001. Il se compose de Madame Evamarie Bange, conservatrice des Archives municipales, M. Luc Didier, ingénieur-directeur auprès du Service Géomètre, M. Gilles Peters, responsable planification auprès du Service Autobus, Madame Christiane Sietzen, Coordinatrice culturelle, et M. Guy Thewes, directeur des deux Musées de la Ville. Les propositions viennent soit du groupe de travail lui-même, soit de citoyens, d’associations, de syndicats d’intérêts locaux, d’institutions nationales ou internationales.

Les critères suivants sont d’application pour les personnages éligibles: la personne est décédée, présente un lien évident avec la Ville et a des mérites particuliers pour la Ville. La seule exception à cette règle vaut pour des personnages décédés ayant un mérite pour l’histoire de l’humanité, comme des scientifiques (Da Vinci), des inventeurs (Gutenberg), des compositeurs (Beethoven) et des écrivains (Heine).

Vignettes de stationnement résidentiel

Question par Monsieur François BENOY

On peut lire dans le rapport annuel 2020 du Service Circulation que près de 55.000 vignettes de stationnement résidentiel sont en cours d’utilisation. Quelle est l’évolution du nombre de vignettes (au total et par type) par secteur de la ville au cours des années passées ? Quel est le nombre total des emplacements de stationnement sur la voie publique et sur des terrains privés (au total et par secteur) ? Comment ces chiffres ont-ils évolué au cours des dernières années ? Comment ces chiffres se situent-ils par rapport au nombre d’habitants et de ménages par secteur ?

La déclaration échevinale prévoit une analyse générale du stationnement en ville. Où en est cette analyse ? Quand nous sera-t-elle présentée ? Monsieur l’échevin à la mobilité a souligné à plusieurs reprises qu’il estime qu’une réforme des vignettes de stationnement est nécessaire. Quelle est la position du collège échevinal à cet égard ? Quelle est la finalité d’une telle réforme et quand sera-t-elle mise en œuvre ?

Réponse de Monsieur l’échevin Patrick GOLDSCHMIDT 

D’une manière générale, la position du collège échevinal sur les questions de mobilité est identique à la position de l’échevin en charge de la mobilité. Le système de vignettes de stationnement résidentiel actuel existe depuis une quinzaine d’années. Il est normal de le soumettre à une réévaluation périodique en vue d’adaptations éventuelles. Le Service Circulation a commencé à effectuer des comptages des voitures stationnées dans les quartiers (durée de stationnement, présence d’une vignette ou non, zone de validité des vignettes, etc.). Le service a déjà fourni des explications y relatives au collège échevinal concernant un quartier précis. Le collège échevinal a demandé au service de réaliser des comptages similaires pour tous les autres quartiers de la Ville afin d’avoir une vue d’ensemble. Des adaptations seront alors faites en connaissance de cause afin de réagir aux besoins existants dans les quartiers (p.ex. une réduction de la durée de stationnement de 10 à 3 heures s’il s’avère que des navetteurs stationnent dans un quartier déterminé pendant toute la journée).

Le plan de mobilité, qui a été annoncé dans la déclaration échevinale et qui est en train d’être élaboré, comprendra des propositions relatives au stationnement résidentiel. Ce plan tiendra également compte des mesures prises par le collège échevinal au niveau des différents volets de la mobilité, notamment la gratuité des transports en commun, l’extension du réseau d’itinéraires cyclables et l’amélioration des itinéraires piétonniers.

Le nombre de vignettes de stationnement résidentiel émises par le Service Circulation est resté pratiquement inchangé entre l’année 2018 (54.216 vignettes) et l’année 2020 (54.835 vignettes), soit une augmentation d’environ 1%, alors que la population totale de la ville a augmenté de 10% pendant la même période.

La pandémie de la Covid-19 peut avoir joué un certain rôle, mais de nombreux nouveaux habitants ne demandent pas automatiquement une vignette de stationnement résidentiel – soit parce qu’ils ne possèdent pas de voiture, soit parce qu’ils stationnent leur voiture dans un parking privé.

La Ville ne dispose pas de chiffres relatifs au nombre de personnes vivant dans un secteur de stationnement résidentiel, étant donné que ces secteurs ne sont pas identiques aux quartiers de la Ville. Les chiffres relatifs aux habitants par quartier sont disponibles dans le rapport annuel du Bierger-Center.

Il y a eu 34.992 emplacements de stationnement sur la voie publique en 2018. Ce nombre n’a que peu changé (35.599 emplacements de stationnement en 2022), ce qui s’explique par le fait que de nouveaux emplacements de stationnement ont été créés dans les nouveaux quartiers (notamment dans le Ban de Gasperich), alors que des emplacements ont été supprimés dans l’hyper-centre de la ville (notamment dans l’avenue de la Liberté dans le cadre de la réalisation du tramway). Des chiffres plus détaillés seront fournis par écrit aux membres du conseil communal.

État de certaines infrastructures sportives

Question par Madame Ana CORREIA DA VEIGA 

Dans un article du journal « Le Quotidien », le club « Racing FC Union Luxembourg » s’est plaint de l’état des vestiaires et des installations sanitaires des stades ARIS 1 (Camille Polfer) et ARIS 2 : « Plafond des douches taché de moisissures, peinture défraîchie, conteneur faisant office de vestiaire et murs fissurés pour le stade Polfer 1. (...) Il n’y a même pas un radiateur qui fonctionne, ni de WC. [Dans le stade Polfer 2], les jeunes joueuses de 7 à 10 ans doivent faire 300 m et traverser deux fois la route pour pouvoir accéder à des toilettes. » Ces conditions seraient « surprenantes pour un club féminin qui a réussi à se qualifier lors des deux dernières saisons pour la Champions League ».

L’article poursuit que « L’information est confirmée par Madame Beissel », mais que celle-ci fait remarquer que « cent soixante-sept clubs s’entendent bien avec la commune, sauf un » et qu’elle « s’étonne des choix du RFCU : Le Racing est l’équipe qui a le plus de terrains. (...) Je ne mettrai jamais des dames d’un tel niveau sur un terrain comme celui-là. »

Est-il vrai que « des réclamations ont été faites à de multiples reprises aux fins de mise en conformité » de la part dudit club, comme l’assure sa présidente ?

Qu’est-ce que la Ville entend entreprendre pour résoudre les problèmes au niveau des stades ARIS 1 et 2 ?

Existe-t-il d’autres terrains ou infrastructures sportives présentant des défauts comparables ?

La Ville dispose-t-elle d’un plan pluriannuel des travaux à entamer au niveau de ses infrastructures sportives existantes ? Dans l’affirmative, quelles infrastructures sont prévues pour être rénovées ? Dans la négative, pourquoi la Ville ne se munit-elle pas d’un tel instrument ?

Réponse de Madame l’échevin Simone BEISSEL 

Les responsables du « Racing FC Union Luxembourg » ont adressé leurs doléances uniquement au ministère, alors que les terrains de football concernés relèvent de la compétence de la Ville.

Le Racing, sans disposer du nombre le plus élevé de joueurs, dispose du nombre de terrains le plus élevé de tous les clubs de football de la ville (5 terrains existants plus deux terrains projetés dans la rue Anatole France).

Il existe des contacts réguliers entre la Ville et des membres du comité du Racing.

Les terrains principaux du Racing ont été rénovés.

La rénovation des infrastructures du stade ARIS 1 (Camille Polfer) est inscrite au plan pluriannuel depuis l’année 2018. Il est prévu de rénover le clubhouse, les vestiaires, les installations sanitaires, les gradins et le terrain, alors que les anciennes infrastructures longeant la rue Nic Martha (utilisées actuellement comme aire de stockage) seront démolies. Le Racing en est parfaitement conscient. Les responsables du club ne sont pas non plus sans savoir que la Ville ne peut pas mettre à leur disposition un terrain de substitution pour la durée des travaux. Les travaux n’ont pas encore été réalisés en raison de cette contrainte, de la pandémie et du manque d’entreprises disponibles pour effectuer les travaux.

En ce qui concerne le terrain ARIS 2, il s’agit depuis toujours d’un terrain d’entraînement n’ayant jamais été équipé de vestiaires, ni de toilettes. Les joueurs ont toujours utilisé les toilettes du terrain ARIS 1. La Ville s’est néanmoins déclarée d’accord pour mettre en place des vestiaires et des sanitaires de type modulaire sur le site du terrain ARIS 2. L’appel d’offres afférent est en cours. Le terrain a été adapté aux normes de la FLF et équipé d’un éclairage LED.

Ni la Ville, ni la FLF ne comprennent la décision du Racing de laisser les joueuses de la ligue supérieure s’entraîner sur le terrain ARIS 2, qui n’est pas adapté à cet usage.

187 des 188 clubs sportifs de la ville respectent les lignes directrices existantes. Seul le Racing ne respecte pas le « gentlemen’s agreement » selon lequel les clubs assurent eux-mêmes le nettoyage des infrastructures mises à leur disposition et prennent en charge les petites réparations. Le Racing a déjà été rendu attentif à cette situation.

L’attitude du Racing envers la Ville de Luxembourg est regrettable, tout comme le fait que le club m’ait dénigrée par ses doléances injustifiées.

Réponse de Madame Ana CORREIA DA VEIGA 

Quand la rénovation du terrain ARIS 1 pourra-t-elle commencer ?

Réponse de Madame l’échevin Simone BEISSEL 

La date du début des travaux de rénovation reste inconnue, sachant que les joueurs du Racing ne pourront pas utiliser le terrain pendant 18 mois et qu’il n’y a pas de solution de substitution.

Nuits blanches

Question par Monsieur Paul GALLES 

De nombreuses personnes ont souffert pendant la pandémie de la Covid-19, tant les personnes qui se sont senties isolées que les acteurs de la vie culturelle, de la gastronomie ainsi que des discos et clubs, qui ont subi d’énormes pertes financières.

Les nuits blanches sont une source de revenus très importantes pour une partie de ces acteurs.

Que les établissements en question obtiennent une nuit blanche jusqu’à 3 heures ou jusqu’à 6 heures du matin fait une grande différence pour les entreprises et pour les clients.

Quelle est la position générale actuelle du collège échevinal concernant les nuits blanches ?

Est-ce qu’il existe encore, au stade actuel de la pandémie, des raisons pouvant justifier une position sceptique envers les nuits blanches ?

Pour quelle raison certaines entreprises obtiennent-elles des nuits blanches jusqu’à 6 heures du matin, alors que d’autres doivent déjà fermer leurs portes à 3 heures ?

Quels établissements sont éligibles en principe pour obtenir des nuits blanches (jusqu’à 3 heures, respectivement jusqu’à 6 heures) ?

Le collège échevinal est-il disposé à accorder une nuit blanche jusqu’à 6 heures du matin à tous les établissements qui en font la demande ?

Réponse de Madame le bourgmestre Lydie POLFER 

La compétence pour accorder des nuits blanches revient au bourgmestre seul, à l’exception des nuits blanches générales (notamment pour la Fête nationale et la Saint-Sylvestre), qui sont accordées par le conseil communal.

Depuis le 16 février 2022, toutes les nuits blanches demandées jusqu’à 3 heures du matin ont été accordées.

Depuis le 1er avril 2022, une série d’établissements ont reçu une nuit blanche jusqu’à 6 heures du matin. Il s’agit de cabarets et de discos.

Cette distinction s’explique notamment par le fait que les restaurants et cafés ont également ouvert pendant la journée, alors que les activités des cabarets et des discos commencent seulement le soir. L’octroi d’une autorisation de nuit blanche jusqu’à 3 heures du matin dépend du site où se trouve l’établissement concerné.

Une autorisation de nuit blanche peut être retirée en cas de nuisances pour le voisinage. La Ville cherche toujours un équilibre entre le besoin des gens de s’amuser après deux années de pandémie et le repos nocturne bien mérité des habitants.

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