En séance non publique
1. Personnel enseignant : nominations (liste 1)
2. Commissions consultatives : remplacement de membres.
3. Fondation J. - P. Pescatore : affaires de personnel – avis.
4. Pacte communal du vivre-ensemble interculturel : nomination des membres du Comité de pilotage du pacte communal.
En séance publique
5. Questions posées par les conseillers communaux.
6. Enseignement : organisation scolaire pour l'année 2026/2027 :
Séance du 1er juin 2026
- présentation par le collège des bourgmestre et échevins.
Séance du 12 juin 2026
- Discussions.
Séance du 15 juin 2026
- réponses du collège échevinal aux interventions et vote.
7. Circulation : modifications définitives du règlement de la circulation – règlements temporaires – confirmation de règlements temporaires – décision.
8. Conventions – approbation.
9. Urbanisme :
- Classement comme patrimoine culturel national de certains immeubles et éléments du site Campus Limpertsberg de l’Université du Luxembourg – avis.
- Lotissements de terrains (art. 29 loi aménagement communal) – décision.
Téléchargement
10. Modification des statuts du SEBES – approbation.
11. Octroi de subsides – décision.
12. Fondation J. - P. Pescatore : migration d’un poste – avis.
13. Affaires judiciaires : autorisations d’ester en justice – décision.
Retransmission en direct des séances
Rapport analytique
Le compte rendu analytique reprend les discussions tenues et les décisions prises par le conseil communal et constitue un outil d’information important pour les citoyens de la capitale qui leur permet de s’informer sur les projets et les mesures susceptibles d’avoir un impact sur leur vie quotidienne.
Le rapport analytique de cette séance sera disponible en temps utile.
Questions posées par les conseillers communaux
Réaménagement de la rue de Stavelot et de la rue des Tanneurs
Question de Monsieur Fabricio Costa
Le site Internet de la Ville de Luxembourg indique qu’en raison « de l’état vétuste des canalisations et des réseaux », la Ville prévoit « un projet de réaménagement de la rue de Stavelot, dans le quartier de Weimerskirch, ainsi que de la rue des Tanneurs, dans le quartier de Pfaffenthal. Une réunion d’information pour les riverains s’est tenue le 1er octobre 2025 à Weimerskirch. »
Le projet prévoit de déplacer vers la rue Stavelot la piste cyclable nationale qui passe actuellement par le parc Laval, étant donné que la situation actuelle crée de nombreux conflits entre cyclistes et piétons. Grâce à l’installation d’un filtre modal, les cyclistes pourront circuler en toute sécurité dans la rue Stavelot. Au niveau de la rue des Tanneurs, du côté de Weimerskirch, le projet prévoit l’élargissement du parc Laval ainsi que des mesures d’apaisement du trafic.
Dans une lettre du 1er novembre 2025, le Syndicat d’intérêts locaux Pfaffenthal-Siechenhof (SILPS) a fait plusieurs remarques et recommandations par rapport au projet de réaménagement proposé par la Ville. Selon mes informations, il n’a pas encore reçu de retour à ce courrier. Le SILPS a notamment proposé de prévoir une pente plus douce pour les cyclistes au niveau de la rue de Stavelot (la pente actuelle dépasse les 6 % préconisés comme limite par le ministère de la Mobilité), des panneaux explicatifs concernant l’histoire du lieu ainsi que l’aménagement de l’espace vert situé vis-à-vis de la chapelle de Siechenhof en un espace convivial donnant sur l’Alzette, notamment avec des bancs. De manière plus générale, la proposition du SILPS prévoit un réaménagement des places de parking du côté de Pfaffenthal, de manière à ce que ces dernières servent de séparation entre la rue des Tanneurs et la rue de Stavelot.
Dans le prolongement de la piste cyclable nationale en direction de Dommeldange, celle-ci débouche sur la rue Raspert. Dans le cadre d’une motion déposée par François Benoy au conseil communal en date du 28 février 2022, il a été proposé de transformer cette rue en rue cyclable avec filtre modal, vu son rôle important de connexion nord-sud et le fait qu’elle correspond parfaitement aux critères pour une telle rue.
- Le collège échevinal peut-il donner plus d’informations sur les retours reçus de la part des habitantes et habitants lors de la réunion d’information du 1er octobre 2025 ? Dans quelle mesure les remarques ou propositions éventuelles ont-elles été intégrées dans le projet de réaménagement de la rue de Stavelot et de la rue des Tanneurs ?
- Le collège échevinal envisage-t-il donner une suite aux recommandations et propositions formulées par le Syndicat d’intérêts locaux ? Si oui, quels sont les changements prévus au projet de réaménagement, notamment en ce qui concerne la pente pour les cyclistes au niveau de la rue Stavelot ?
- Quel est le coût total projeté des travaux de réaménagement ?
- Quelles sont les dates prévisionnelles de début et de fin des travaux ?
- Concernant la proposition de transformer la rue Raspert en rue cyclable, quelle est aujourd’hui la position du collège échevinal et dans quels délais une éventuelle mise en œuvre pourrait-elle être envisagée ?
Réponse de Monsieur l’échevin Patrick Goldschmidt
Le chantier prévu dans la rue Stavelot concerne surtout le renouvellement des infrastructures souterraines. On profite de l’occasion pour procéder à des modifications au niveau de la surface. Lors de la réunion publique d’octobre 2025, les habitants du quartier ont salué ce projet, notamment parce que le trafic de transit sur la rue de Stavelot sera supprimé.
Nous étions conscients de la présence de la montée mentionnée, mais celle-ci n’est pas plus raide que celle située sur l’itinéraire cyclable au Weimershof. D’ailleurs, grâce à la mobilité électrique, cela ne devrait pas constituer un obstacle majeur.
Les services communaux ont pris en compte les propositions et remarques faites par les habitants lors de la réunion publique d’octobre 2025. Le Syndicat d’intérêts locaux Pfaffenthal-Siechenhof (SILPS) a adressé un courrier à ce sujet à la Ville en décembre 2025. Nous vérifierons si les réponses lui ont déjà été transmises.
La proposition d’enlever les conteneurs à déchets a été analysée par le Service Hygiène, mais cette option a été écartée, notamment parce qu’il n’est pas possible de mettre en place des conteneurs souterrains en raison du risque d’inondation.
Le Service Voirie a également analysé l’aménagement proposé d’un plateau surélevé destiné à réduire la pente du chemin longeant le cimetière. La réalisation d’un tel plateau impliquerait la construction d’un mur de soutènement supplémentaire pour stabiliser la nouvelle rampe. Or, la mise en place d’une rampe de cette envergure ne serait pas possible. Étant donné que la piste cyclable concernée est une infrastructure nationale bidirectionnelle, une largeur minimale de 3 mètres est requise. Une réduction de cette largeur ne permettrait plus de garantir l’accès carrossable aux services d’intervention, aux CFL ainsi qu’aux services d’entretien (services Parcs, Hygiène et Voirie).
Des barrières seront installées à l’entrée du parc afin de dissuader les cyclistes de traverser le parc. Le trajet passant par la rue Stavelot sera le plus rapide pour les cyclistes.
La proposition relative à la mise en place de panneaux explicatifs concernant l’histoire du quartier sera analysée par notre Coordination culturelle.
En ce qui concerne la rue Raspert, le trafic de transit en direction de la route d’Echternach a disparu depuis la suppression du passage à niveau de Dommeldange. Après la fin des travaux, la Ville discutera avec les citoyens afin de trouver la meilleure solution pour tous les usagers.
Mutilations génitales
Question urgente de Madame Colette Mart
Il y a quelques semaines, nous avons lu dans le journal que l’UNICEF avait publié de nouveaux chiffres sur l’excision, une pratique qui est une atteinte grave aux droits de la femme. Selon les estimations de l’Unicef, qui sont basées sur le nombre de personnes habitant au Luxembourg et provenant de pays où l’excision est pratiquée (sur la base d’un calcul prenant en compte le taux de femmes concernées dans les pays en question), environ 2.238 femmes pourraient être victimes de mutilations génitales à Luxembourg, et environ 1.000 fillettes et femmes pourraient être menacées.
Ce sujet important m’intéressait déjà lorsque j’étais journaliste. Lorsque je suis devenue membre du collège échevinal en 2011, j’ai été informée de deux affaires de ce type, et nous les avons transmises en bonne et due forme. À l’époque, nous avons lancé des initiatives avec l’Unicef, distribué des dépliants à notre personnel enseignant et éducatif.
Notre Service Médecine scolaire est en contact avec de nombreux enfants provenant de pays où cette pratique existe malheureusement. J’aimerais savoir :
- si notre service Médecine scolaire a été confronté à des petites filles mutilées ou menacées de mutilation;
- si leurs parents sont sensibilisés et informés sur les lois luxembourgeoises ;
- si les victimes bénéficient d’un suivi médical ou psychologique;
- si un œil attentif est accordé aux petites filles qui partent en vacances en Afrique et qui pourraient subir la mutilation ;
- si notre service est en réseau avec les hôpitaux et des associations s’occupant de la maltraitance des enfants à ce sujet ;
- si des actions de sensibilisation sont entreprises auprès des enseignants et des éducateurs en vue de rester vigilants aux dangers auxquels sont exposées les petites filles des pays concernés.
Réponse de Monsieur l’échevin Paul Galles
Il s’agit en effet d’un sujet très important et la question de Madame la conseillère Mart est très pertinente, car selon les estimations de l’Unicef un nombre important de femmes vivant au Luxembourg pourraient être concernées – même si, comme il s’agit d’une extrapolation, il faudrait voir les chiffres plus en détail.
Nous avons la chance de bénéficier d’un excellent Service Médecine scolaire, dirigé par une chef de service remarquable, qui garantit que tous les enfants soient consultés et qui est très réactif. Il aide les enfants, conseille les parents et entame les procédures nécessaires en cas de besoin.
La chef de service, Madame Fandel, m’a informé qu’en dix ans, aucun cas de mutilation génitale n’a été constaté parmi les enfants examinés (la population des écoles fondamentales publiques de la Ville étant composée d’enfants âgés de 4 à 13 ans).
Les examens médico-scolaires, réalisés de manière standardisée et régulière, incluent notamment un examen clinique permettant, le cas échéant, de détecter une mutilation génitale. Chaque enfant nouvellement arrivé au Luxembourg bénéficie d’un examen médico-scolaire dans un délai de trois mois. Ces consultations, réalisées en présence des parents, permettent également un travail d’information et de sensibilisation aux droits fondamentaux de l’enfant.
En cas de dépistage, une prise en charge immédiate serait assurée, avec relais vers les autorités judiciaires et les structures de soins spécialisées (dans les domaines médical et psychologique).
La régularité des examens médico-scolaires permet de maintenir une vigilance accrue, notamment pour les enfants potentiellement exposés à un risque.
Le Service Médecine scolaire travaille en étroite collaboration avec les acteurs du secteur de la santé (médecins, hôpitaux), le Parquet de la Jeunesse et les organisations évoquées, afin de garantir une réponse coordonnée.
Des actions de prévention et de sensibilisation sont menées par le Service Médecine scolaire auprès des élèves et de leurs enseignants via notre atelier d’éducation sexuelle et affective intégrant les dimensions juridiques, sociales et éthiques de la sexualité.
La formation continue du personnel (infirmières, assistantes sociales) est assurée. Un échange avec Unicef Luxembourg a eu lieu au sujet du dernier rapport de cette organisation.
La Ville s’engage depuis 2012 pour la lutte contre la mutilation génitale féminine. La sensibilisation du grand public et du personnel de la Ville sont des objectifs retenus dans le plan d’action communal de l’égalité des chances 2023-2027 et la Ville organise annuellement au moins une action publique, en collaboration avec des acteurs du terrain (Padem, Fondation Follereau), comme des expositions sur la thématique (p.ex. au Bierger-Center en 2023 et à la Place de Strasbourg en 2024), des événements culturels (p.ex. des concerts Expression against Excision en 2013, 2015 et 2017) ou encore des ciné-débats (p.ex. en 2018 et 2020). Parfois, des événements publics avec des stands ont également lieu sur la Place d’Armes.
En 2026, le bureau de la Chargée à l’égalité des chances de la Ville a prévu deux événements dans le contexte de la publication de l’étude d’Unicef « Mutilations génitales féminines au Luxembourg : estimation de la prévalence, constats et recommandations » :
- une réunion d’échange avec les services Médecine scolaire, Foyers scolaires, Crèches et Intégration et besoins spécifiques, lors de laquelle Unicef Luxembourg présentera son étude sur le taux de prévalence des mutilations génitales au Luxembourg ;
- un événement grand public a été organisé par l’association GAMS sous la forme de ciné-débat (le 19 mai 2026 au Cercle-Cité). La soirée a commencé avec la projection du documentaire « Les Puissantes », suivie d’une table-ronde avec des intervenants de GAMS Luxembourg et Belgique, lors de laquelle l’étude de l’Unicef a également été présentée.
Policiers roumains à Luxembourg-Ville
Question urgente de Madame Marie-Marthe Muller
Selon un article paru dans le Tageblatt du 17 avril, deux agents de la police roumaine accompagneront la police locale à partir du 5 mai sur le territoire de la Ville, afin de dissuader les personnes de commettre des actes de mendicité en bande organisée, comme l’explique le ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden.
Je regrette que le caractère urgent de ma question n’ait pas été retenu et que ma question n’ait pas été portée à l’ordre du jour du dernier conseil communal. Il serait souhaitable que les questions portant sur des sujets d’actualité soient considérées comme urgentes.
Entretemps, les articles de presse relatant le dernier City Breakfast, au cours duquel les patrouilles de la police locale accompagnées de deux policiers roumains ont été thématisées, montrent que la question linguistique est toujours d’actualité. En effet, selon la presse, Madame le bourgmestre et Monsieur le Premier échevin seraient toujours persuadés que les personnes visées pour des actes de mendicité en bande organisée seraient des ressortissants roumains, ou du moins parleraient roumain. En ce qui concerne les Sintis et les Roms, si ce sont eux qui sont visés, la question ethnolinguistique ne peut pas être réduite à ce constat simpliste, réducteur, injuste et discriminatoire.
- Depuis quand le collège échevinal est-il informé du fait que deux agents de police roumains soutiennent leurs collègues luxembourgeois sur le territoire de la ville ?
- Les membres du conseil communal n’auraient-ils pas pu être informés directement par le collège échevinal, au lieu de devoir apprendre ces informations par la presse ?
- Est-il exact que la Ville a mis des logements à la disposition des agents de police roumains ? Si oui, de combien de logements de ce type la Ville dispose-t-elle ?
Réponse de Madame le bourgmestre Lydie Polfer
Nous avions déjà inscrit cette question à l’ordre du jour d’une séance du conseil communal, à laquelle Madame la conseillère Muller n’a malheureusement pas pu assister. La décision selon laquelle des policiers roumains accompagnent leurs collègues luxembourgeois lors de patrouilles sur le territoire de la Ville a été prise par le ministre compétent, et la Ville a soutenu cette décision. Une telle mesure était déjà à l’étude sous le mandat du ministre précédent. Elle est importante en raison des barrières linguistiques existantes. Et celles-ci ne concernent pas seulement la police, mais aussi d’autres services qui souhaitent s’adresser aux mendiants, par exemple les collaborateurs de « À vos côtés ».
Monsieur le ministre Léon Gloden était parvenu à un accord avec son homologue roumain le 5 mars. La Ville de Luxembourg a alors décidé de mettre à la disposition des policiers roumains, pour la durée de leur séjour, deux chambres dans un hôtel racheté par la Ville et situé dans un quartier particulièrement touché par la problématique. On n’a donc pas mis à leur disposition un logement, mais une chambre d’hôtel.
Les policiers roumains accompagnent simplement leurs collègues luxembourgeois et les aident lorsqu’un problème linguistique se pose. L’évaluation finale de la police permettra de voir comment cela fonctionne au quotidien. Cette approche pourrait peut-être être étendue à d’autres langues, car la barrière linguistique ne concerne pas uniquement les personnes d’une seule nationalité.
Annonce de la Chambre des salariés dans le magazine City et sur les abribus
Question de Monsieur David Wagner
Il m’a été rapporté que le collège échevinal aurait refusé la publication d’une annonce de la Chambre des salariés (CSL) dans le magazine City. Il s’agit d’une annonce par laquelle la CSL milite en faveur d’une réforme fiscale. Selon des représentants de la CSL, la maison d’édition concernée leur aurait expliqué que la Ville aurait refusé la publication de cette annonce.
- Le collège échevinal peut-il confirmer les affirmations selon lesquelles la Ville serait intervenue d’une manière ou d’une autre, à travers le comité de rédaction ou non, auprès de la société d’édition, afin d’empêcher la publication de cette annonce ?
- Dans l’affirmative, le collège échevinal peut-il indiquer les raisons de ce refus ?
- Dans la négative, le collège échevinal peut-il donner l’assurance que l’annonce sera publiée prochainement dans le magazine City ?
Dans le même contexte, des représentants de la CSL nous ont également fait part que la société JCDecaux a fait savoir à la CSL qu’elle ne pouvait plus afficher la campagne sur les abribus de la Ville de Luxembourg et a fait retirer les affiches après deux ou trois jours d’affichage. Bien que la société JCDecaux soit indépendante de la Ville, la concomitance de ces deux décisions suscite des questions. La Ville est-elle intervenue, d’une manière ou d’une autre, auprès de la société JCDecaux afin qu’elle retire les affiches de la CSL des abribus ?
Réponse de Madame le bourgmestre Lydie Polfer
Le cahier des charges relatif au magazine City stipule que l’agence mandatée « veillera au choix des annonceurs en respect avec la charte éditoriale du magazine et les valeurs de la Ville. Les annonces publicitaires à orientation et contenu politique, y compris toute forme de promotion dans le cadre d’élections politiques et sociales, sont interdites. »
Des critères clairs s’appliquent également aux publicités diffusées par JCDecaux. Le cahier des charges précise « la publicité ne devra avoir aucun caractère politique, confessionnel ou contraire aux bonnes mœurs (…) ».
Dans les deux cas, les critères sont donc clairs et précis – et dans le cas de la publicité chez JCDecaux, le parti dont Monsieur le conseiller Benoy est membre avait même contribué à l’élaboration de ces critères.
Il se peut qu’une annonce ne répondant pas à ces critères ait pu passer entre les mailles du filet par le passé.
Au cours d’un précédent mandat du collège échevinal, nous avions rejeté, sur la base des critères mentionnés, une demande concernant des annonces à caractère confessionnel. Je vais me renseigner si une publicité d’une chambre professionnelle a déjà été publiée ou rejetée.
Publicité dans le magazine City et les abribus
Question de Monsieur François Benoy
Selon mes informations, la Ville de Luxembourg, respectivement ses sous-traitants, ont récemment refusé une annonce de la Chambre des salariés dans le magazine City ainsi qu’un affichage aux arrêts de bus.
- Le collège échevinal peut-il confirmer cela ? Dans l’affirmative, quelles en étaient les raisons ?
- Y a-t-il eu jusqu’à présent des annonces ou affiches des chambres professionnelles dans le magazine City ou aux arrêts de bus ? Le cas échéant, certaines ont-elles été refusées et, dans l’affirmative, pour quels motifs ?
En feuilletant le dernier numéro de City, on y trouve, à côté d’acteurs institutionnels ou culturels, également des annonces d’agences immobilières et de compagnies d’assurance, ainsi que des événements se déroulant en dehors de la Ville. Aux abribus l’éventail est nettement plus large, et je me souviens également de certaines publicités à caractère sexiste ou contraires aux objectifs climatiques.
- Sachant qu’il existe régulièrement des incertitudes concernant les publicités diffusées sur les supports de la Ville, existe-t-il des critères précis appliqués en la matière ? Dans le cas contraire, le collège échevinal envisage-t-il de se doter de tels critères ? Si oui, lesquels ?
Réponse de Madame le bourgmestre Lydie Polfer
Le cahier des charges relatif au magazine City stipule que l’agence mandatée « veillera au choix des annonceurs en respect avec la charte éditoriale du magazine et les valeurs de la Ville. Les annonces publicitaires à orientation et contenu politique, y compris toute forme de promotion dans le cadre d’élections politiques et sociales, sont interdites. »
Des critères clairs s’appliquent également aux publicités diffusées par JCDecaux. Le cahier des charges précise « la publicité ne devra avoir aucun caractère politique, confessionnel ou contraire aux bonnes mœurs (…) ».
Dans les deux cas, les critères sont donc clairs et précis – et dans le cas de la publicité chez JCDecaux, le parti dont Monsieur le conseiller Benoy est membre avait même contribué à l’élaboration de ces critères.
Il se peut qu’une annonce ne répondant pas à ces critères ait pu passer entre les mailles du filet par le passé.
Au cours d’un précédent mandat du collège échevinal, nous avions rejeté, sur la base des critères mentionnés, une demande concernant des annonces à caractère confessionnel. Je vais me renseigner si une publicité d’une chambre professionnelle a déjà été publiée ou rejetée.
L'article 13, alinéa 3 de la loi communale concerne le droit d'initiative qui appartient à chaque membre du conseil communal, agissant individuellement, de faire ajouter à l'ordre du jour arrêté par le collège échevinal une ou plusieurs propositions dont ce membre veut saisir le conseil communal.
Toute proposition de ce genre doit être présentée moyennant une demande écrite et motivée au bourgmestre, au moins trois jours avant la réunion du conseil communal.