En séance non publique

1.Office social : affaires de personnel – avis.
2.Hospices civils : affaires de personnel – avis.
3.Fondation J. - P. Pescatore : affaires de personnel – avis.
4.Affaires de personnel – décision.

En séance publique

5. Questions posées par les conseillers communaux.
6. Circulation : modifications définitives du règlement de la circulation – règlements temporaires – confirmation de règlements temporaires – décision.
7. Conventions – approbation.
8. Devis de travaux – approbation.

  • Projet définitif détaillé relatif aux travaux d’assainissement des revêtements de sol et de la mise en conformité du système de détection d’incendie du parking Bouillon à Hollerich.
  • Projet définitif détaillé relatif aux travaux de renouvellement des revêtements de sol et de la mise en conformité de l’installation de sprinkler du parking Schuman à Limpertsberg.
  • Projet définitif détaillé relatif à la construction d’une piste cyclable bidirectionnelle au Boulevard Roosevelt.
  • Projet définitif détaillé relatif aux travaux de génie civil en vue de la pose de deux conduites d’eau potable dans le CR 215A dans la mesure d’augmenter la sécurité d’alimentation des zones de distribution 02 et 03.
  • Projet définitif détaillé relatif à la rénovation et la transformation en bureaux de deux maisons mitoyennes sises 67-69, boulevard de la Pétrusse à Luxembourg pour les besoins du Service TIC (maison n°69) et du SYVICOL (maison n°67).

9. Urbanisme :

  • Modification ponctuelle du PAG en ce qui concerne le site du Lycée de Bonnevoie – saisine.
  • Modification ponctuelle du PAG en ce qui concerne le site « Am Laangfeld » à Hamm – vote.
  • Modification ponctuelle de la partie graphique (plan de repérage) du PAP QE en ce qui concerne le site « Am Laangfeld » à Hamm – vote.
  • Classement comme patrimoine culturel national de l’immeuble sis 11, rue Jean Jaurès – avis.
  • Lotissements de terrains (art. 29 loi aménagement communal) – décision.

10. Organisation provisoire de l’enseignement musical du Conservatoire de la Ville de Luxembourg pour l’année 2026/2027 – présentation et vote.
11.Finances de la Ville – approbation.

  • état des restants 2025
  • impôt foncier – fixation des taux applicables pour 2027
  • impôt commercial – fixation du taux pour 2027

12. Adaptation du règlement du 7 mai 2018 sur l’allocation d’un subside d’études aux élèves et étudiants s’adonnant à des études post-primaires – décision.
13. Octroi de subsides – décision.
14. Fondation J. - P. Pescatore : création de poste – avis.
15. Affaires judiciaires : autorisations d’ester en justice – décision.
16. Conversion/Créations/Suppressions de postes – décision.

Retransmission en direct des séances

Consultez la vidéo de cette séance.

Rapport analytique

Le compte rendu analytique reprend les discussions tenues et les décisions prises par le conseil communal et constitue un outil d’information important pour les citoyens de la capitale qui leur permet de s’informer sur les projets et les mesures susceptibles d’avoir un impact sur leur vie quotidienne.

Le rapport analytique de cette séance sera disponible en temps utile.

Questions posées par les conseillers communaux

Les questions posées lors de cette séance seront disponibles en temps utile.

Cueillette libre de fruits en Ville (rubans jaunes sur les arbres)

Question de Monsieur Fabricio Costa

Il m’a été rapporté qu’à Bonnevoie, près de l’aire de jeux située aux abords du boulevard de la Fraternité, il y a des cerisiers dont une partie des fruits est accessible à partir de l’aire de jeux en question. Ces arbres ne seraient cependant pas signalés par un ruban jaune, qui sert à désigner les arbres fruitiers ou la cueillette libre est autorisée. Il semblerait qu’il existe d’autres exemples, notamment dans la cour du Centre St. Jean à Belair, où tous les arbres ne sont pas marqués d’un ruban.

L’utilisation du ruban jaune repose sur une initiative du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture. Les communes, les personnes privées, les associations et les entreprises peuvent, à l’aide d’un ruban jaune, signaler les arbres fruitiers dont ils sont propriétaires et dont les fruits peuvent être cueillis par le public.

Selon le site web antigaspi.lu, la Ville dispose actuellement de trois sites où la cueillette libre est autorisée : dans le parc du Ban de Gasperich, dans la rue Plaetis au centre-ville et dans la rue Jean-Pierre Biermann à Cents.

Notons encore que dans le contexte de l’initiative de la Ville visant à planter 30.000 arbres d’ici 2030, le compteur y relatif indique à ce jour la plantation de 183 arbres fruitiers, ce qui représente 1 % des arbres à planter.

  • De combien d’arbres fruitiers dispose la Ville actuellement où la cueillette libre est autorisée ? 
  • Le collège échevinal peut-il identifier d’autres endroits dans la Ville où la récolte de fruits par le public pourrait être autorisée ? 
  • La Ville permettra-t-elle aux citoyens de cueillir librement des fruits aux endroits mentionnés à Bonnevoie et à Belair, et signalera-t-elle cette possibilité à l’aide de rubans jaunes ?
  • Par quels moyens la Ville communique-t-elle aux citoyens la possibilité de récolter des fruits en ville ?
  • Combien d’arbres fruitiers seront plantés dans le cadre de l’initiative prévoyant la plantation de 30.000 arbres d’ici 2030 ? 
  • Le collège échevinal prévoit-il encore d’autres mesures pour promouvoir les vergers sur le territoire de la Ville de Luxembourg ? 

Réponse de Monsieur l’échevin Maurice Bauer

La Ville dispose actuellement de quelque 630 arbres fruitiers sur le territoire de la Ville, mais il y a en outre des « haies gourmandes », et nous sommes en train de travailler à la réalisation de « forêts gourmandes ». Nous en sommes donc à un peu plus d’un pour cent. Nous sommes en train de déterminer les meilleurs emplacements pour planter les autres arbres prévus.

En plus du parc au Ban de Gasperich, de la rue Plaetis au Grund et de la rue Jean-Pierre Biermann à Cents, la cueillette libre est possible dans le parc de Merl, le nouveau verger situé rue Annette Schwall-Lacroix ainsi que sur le terrain situé derrière le presbytère à Hollerich. Dès que le chantier du projet de renaturation de la Pétrusse sera finalisé, des arbres fruitiers supplémentaires y seront plantés et seront donc accessibles à la cueillette.

Jusqu’à présent, les rubans jaunes ont été fixés principalement sur les pommiers et les poiriers en automne. D’autres fruits, telles que les cerises, les mirabelles, les prunes et autres, n’étaient pas pris en compte.

On s’abstient délibérément d’attacher un ruban sur certains arbres, car ces derniers sont destinés à des usages particuliers. Ainsi, les fruits de certains arbres sont par exemple utilisés dans le cadre de la « Bëschspillschoul » pour presser du jus de pomme. D’autres fruits sont cueillis dans le cadre d’activités du Musée national d’histoire naturelle ou des scouts, comme dans le cas du Centre Saint Jean à Belair.

On renonce souvent à planter des arbres fruitiers à proximité d’une aire de jeux, car les fruits peuvent, par exemple, attirer des guêpes.

Depuis 2024, le Service Forêts de la Ville a planté environ 300 arbres fruitiers dans des vergers et sous la forme de rangées d’arbres. Le Service Parcs gère les autres 360 arbres fruitiers. En 2026, une haie gourmande composée de 400 plants appartenant à sept espèces différentes a été aménagée à Hamm. Sur les sites situés en dehors du centre-ville, aucun ruban n’est attaché aux arbres, mais les gens peuvent y cueillir les fruits. À l’automne 2026, un verger sera inauguré à Cessange, puis un autre à Bonnevoie à l’automne 2027 ; chacun comptera quelque 60 arbres fruitiers.

La communication se fait par les réseaux sociaux, le magazine City ainsi que par des panneaux sur place. Ainsi, pour la « haie gourmande », plantée à Hamm au printemps 2026, des panneaux explicatifs présentant les différentes espèces végétales ainsi que leurs utilisations ont été installés. Au centre du nouveau verger de Hamm, on trouve une tour de biodiversité (« Lebensturm »), destinée à favoriser la présence des pollinisateurs ainsi que d’autres espèces animales, telles que les chauves-souris et les oiseaux, contribuant ainsi à l’enrichissement de la biodiversité locale et des biotopes environnants.

Étant donné qu’un arbre fruitier nécessite plus d’espace au sol qu’un arbre d’alignement, tous les emplacements ne s’y prêtent pas. C’est pourquoi, dans de nombreux endroits, on préfère planter des arbres d’alignement.

Les rubans jaunes constituent une excellente initiative à laquelle la Ville est ravie de participer. Outre de nombreux autres arbres, nous continuerons également à planter des arbres fruitiers.

Répercussions de la canicule sur les écoles, les structures d’accueil pour enfants et l’enseignement musical

Question urgente de Madame Christa Brömmel

J’ai posé cette question alors que le Luxembourg subissait déjà depuis plus d’une semaine une grave vague de chaleur. La chaleur est particulièrement pénible pour les groupes de population vulnérables, notamment les enfants âgés de moins de 13 ans, qui, par rapport à leur poids, présentent une surface corporelle plus importante que les adolescents et les adultes et ont donc plus de mal à évacuer l’excès de chaleur. Ils ne commencent à transpirer qu’à des températures plus élevées, ce qui les rend particulièrement vulnérables à la surchauffe et aux maladies liées à la chaleur. Le collège échevinal a décidé, en concertation avec le ministère de l’Éducation nationale, de renvoyer les enfants chez eux plus tôt l’après-midi des 24 et 26 juin. Pour les enfants qui ne pouvaient pas rentrer chez eux, une prise en charge par le personnel enseignant a été assurée.

  • Le collège échevinal est-il d’avis qu’il faut maintenir les enfants en classe le plus possible, notamment pour éviter des retards scolaires et des inégalités sociales ? 
  • Le collège échevinal peut-il nous renseigner sur le taux d’enfants qui ont quitté l’école à midi et ceux qui sont restés à l’école le 24 et le 26 juin ?
  • Que signifie concrètement l’accueil des élèves assuré dans les écoles par le personnel enseignant, notamment en ce qui concerne le nombre d’enseignants restant présents dans chaque école, les critères retenus pour désigner les membres du personnel enseignant chargés d’assurer cet accueil ainsi que les activités ou l’encadrement proposés aux élèves pendant cette période ? 
  • Quel pourcentage des salles de classe et autres locaux scolaires est équipé d’un système de protection contre la chaleur (ombrage efficace, climatisation, ventilation…) permettant de limiter la température ambiante à 26 °C au maximum ? Combien de salles de classe n’étaient plus utilisables (températures dépassant les 35 °C) ?
  • Les bâtiments scolaires, salles de classes et espaces de travail ont-ils été aérés pendant la nuit ? Cela permet de faire baisser la température le matin. Si non, pourquoi pas ? Comment pourrait-on rendre cela possible à l’avenir ?
  • La situation actuelle n’est plus exceptionnelle, mais l’effet de la crise climatique, qui comportera à l’avenir quatre fois plus de périodes de canicule avec des températures croissantes. Un réchauffement renforcé est observé dans les villes. Le collège échevinal entend-il prendre, à court terme, les mesures nécessaires afin que, dès la prochaine année scolaire, des dispositifs de protection solaire extérieurs, tels que des volets roulants, des lamelles orientables ou des équipements similaires, soient installés dans toutes les écoles qui n’en disposent pas encore ? 
  • Outre l’équipement de plusieurs cours d’école avec des voiles pare-soleil, indiqué dans le plan pluriannuel, le collège échevinal prévoit-il une déminéralisation et végétalisation poussée de l’ensemble des cours d’école ? Peut-il également envisager des installations de vaporisation d’eau ? 
  • Comment la situation se présente-t-elle dans les bâtiments des foyers scolaires ? Est-ce qu’il existe un plan canicule ? Quelles sont les activités proposées aux enfants fréquentant les foyers scolaires ? 
  • Pourquoi les cours au Conservatoire et dans les écoles de musique de quartier n’ont-ils pas été annulés, bien que certaines salles deviennent particulièrement chaudes en été ? Dans quels bâtiments des adaptations sont-elles prévues afin d’améliorer durablement la situation à moyen terme ?

Réponse de Monsieur l’échevin Paul Galles

Je voudrais tout d’abord aborder les questions relatives à l’actualité, puis la stratégie de la Ville visant à atténuer les effets de la canicule (notamment par la végétalisation et la protection solaire).

Le collège échevinal estime que le fonctionnement des écoles doit être maintenu aussi longtemps que possible en cas de canicule, car il convient de trouver un équilibre entre différents objectifs. Lorsque les écoles restent ouvertes, nous pouvons assurer la surveillance des enfants, les enseignants peuvent poursuivre leur programme – même si cela peut s’avérer difficile en raison des températures élevées –, et, comme l’a souligné à juste titre Madame la conseillère Brömmel, le fait que toutes les écoles restent ouvertes est également une question d’équité. D’un autre côté, il faut bien sûr tenir compte de la nature des bâtiments et de la chaleur qui s’y accumule.

Afin de maintenir les écoles ouvertes le plus longtemps possible – ce qui, d’un point de vue organisationnel, est également plus simple que d’annuler les cours pour cause de canicule –, j’ai décidé, de concert avec Madame le bourgmestre, que les écoles resteraient ouvertes le lundi après-midi, mais lorsque les températures ont continué à grimper, nous avons estimé que les autres objectifs devaient primer, et nous avons donc décidé d’annuler les cours le mercredi après-midi et le vendredi après-midi. Une permanence était toutefois assurée, c.-à-d. que les enfants pouvaient se rendre à l’école, sans y être obligés.

Nous avons demandé à la direction régionale les chiffres concernant le nombre d’enfants et d’enseignants présents dans les écoles pendant les après-midis sans cours en raison de la chaleur, mais nous ne les avons pas encore reçus. D’après mon estimation, qui repose sur mes contacts sur le terrain, je dirais qu’environ un tiers des enfants étaient à l’école. En ce qui concerne la présence du personnel enseignant, l’important pour nous, en tant que commune, est simplement qu’une permanence soit assurée. La manière dont cela est concrètement mis en œuvre est laissée à la discrétion de chaque école. Il existe donc différents modèles : dans certaines écoles, on exige que tous les enseignants soient présents ; dans d’autres, ce sont les enseignants habitant le plus loin qui doivent être présents en cas de canicule – alors qu’en hiver, en cas de verglas, ce sont les enseignants habitant le plus près qui se rendent à l’école.

La Ville compte 95 bâtiments abritant des écoles fondamentales ou des foyers scolaires. Parmi ceux-ci, 73 sont équipés de dispositifs de protection solaire. 22 bâtiments font actuellement l’objet d’une mise à niveau. D’ici à l’été 2027, 19 bâtiments seront entièrement équipés de dispositifs de protection solaire. Les trois bâtiments restants sont des édifices historiques, dont certains sont classés monuments historiques, de sorte qu’une analyse plus approfondie est indispensable – ce qui ne signifie toutefois pas qu’aucune mesure ne soit prise pour ces bâtiments.

La cellule de crise s’est réunie à deux reprises, et des propositions concrètes seront soumises au collège échevinal. Cela comporte une stratégie à trois niveaux.

Premièrement, nous avons besoin, dans chaque bâtiment, d’au moins un « îlot de fraîcheur », c.-à-d. une pièce refroidie où une personne qui ne se sent pas bien peut se retirer, ou qui peut également être utilisée à tour de rôle par les classes. Il ne doit pas s’agir d’une salle de classe, mais par exemple d’une bibliothèque pouvant accueillir un grand nombre de personnes.

Deuxièmement, les bâtiments dans lesquels la chaleur devient particulièrement intense devraient disposer de plusieurs « îlots de fraîcheur ». Il n’est pour l’instant pas prévu d’équiper toutes les salles de classe d’une climatisation. Nous devrons encore discuter au sein du collège échevinal de la manière dont nous souhaitons aborder cette question.

Le troisième point concerne les activités proposées. Il est par exemple conseillé aux classes de se rendre en forêt (un bus étant mis à disposition en cas de besoin). Une liste d’activités pouvant être pratiquées en cas de canicule a également déjà été envoyée aux écoles. La plupart des établissements ont trouvé des solutions internes, notamment des activités liées à l’eau (jeux aquatiques, toboggans à eau, etc.).

Actuellement, il n’existe aucun relevé des températures dans les différents bâtiments. Dans les beaux bâtiments scolaires anciens aux murs épais, la situation est moins grave. Dans les bâtiments plus récents, il est important d’aérer le matin – des consignes à cet effet ont été données aux concierges par le Service Maintenance – puis de garder les fenêtres fermées pendant la journée. Les bâtiments actuellement en projet seront équipés d’un système de refroidissement passif, par exemple via des accumulateurs de glace, le froid étant distribué dans le bâtiment par des tuyaux. En ce qui concerne les bâtiments modulaires (conteneurs), nous devrons déterminer s’il convient de prévoir un système de refroidissement actif.

Le Conservatoire nous a informés qu’en raison des examens et des nombreuses activités de fin d’année, il avait été décidé de ne pas annuler les cours. Des mesures ont été prises pour maintenir le bâtiment aussi frais que possible, et il a été recommandé de boire suffisamment d’eau. Les cours ont toutefois été adaptés et l’on a fait appel au bon sens, par exemple en organisant les examens dans des salles moins chaudes.

Obligations de la Ville envers ses résidents et les gens de passage

Question urgente de Madame Marie-Marthe Muller

Notre ville est un lieu où de nombreuses personnes vivent et travaillent, et elle attire de nombreux touristes et autres visiteurs. Mais c’est aussi une ville où arrivent beaucoup de personnes en quête d’aide. La Ville a donc de nombreuses obligations – morales et autres – envers ses habitants et ses visiteurs.

La canicule récente a impacté lourdement tant les habitants que les visiteurs. Je voudrais attirer l’attention sur les structures étatiques situées sur le territoire de la Ville. L’Abrigado, qui est conventionné par le ministère de la Santé, en est un exemple. Ne relèverait-il pas de la compétence de la Ville d’installer des voiles d’ombrage sur le site entourant l’Abrigado, afin de protéger les usagers de cette structure ?

Un autre exemple est le nouveau centre dédié au primo-accueil des migrants (« centre de filtrage »), qui devra ouvrir ses portes rue Bender en 2027. Ce service est actuellement situé Route d’Arlon, mais n’est pas encore ouvert 24 heures sur 24, comme le prévoit le Pacte sur la migration et l’asyle récemment approuvé par la Chambre des Députés. Les habitants du quartier de la Gare devront donc faire face à une nouvelle structure qui sera ouverte 24 heures sur 24, dans un quartier où les habitants se plaignent déjà aujourd’hui d’une surconcentration de structures d’accueil. Je ne pense pas que cet emplacement soit un bon choix.

Je voudrais donc inviter le conseil communal à mener une discussion sur cette vieille question des structures étatiques sur le territoire de la Ville, et ce dans différents domaines tels que les infrastructures, les transports, etc., dans lesquels la Ville a diverses obligations, mais dont la responsabilité principale ne relève pas de sa compétence. Autre exemple : les citoyens qui habitent le long d’une route principale et qui réclament – à juste titre – une réduction de la vitesse maximale autorisée doivent, pour des raisons de compétence, s’adresser à l’Administration des ponts et chaussées. Les habitants, très souvent des concitoyens étrangers, ne comprennent pas cette distinction entre responsabilité communale et responsabilité étatique sur le territoire de la Ville et ont du mal à l’accepter.

  • Depuis quand le collège échevinal est-il au courant du projet d’ouverture d’un « centre de filtrage » pour migrants rue Bender (dans l’ancien bâtiment de l’ADEM) ?
  • La Ville a-t-elle été consultée au préalable ?
  • Quelle est la position de principe du collège échevinal concernant l’installation de structures étatiques sur le territoire de la Ville ?
  • Comment le collège échevinal entend-il faire évoluer sa position face à l’éternel problème des structures étatiques dans la capitale, qui impactent le quotidien des habitants mais ne relèvent pas de la compétence de la commune ?

Réponse de Madame l’échevin Corinne Cahen

L’État n’est pas tenu de nous consulter au préalable lorsqu’il installe un service dans un bâtiment qui lui appartient. Dans le cas présent, il s’agit d’ailleurs d’un déménagement à l’intérieur même de la capitale.

En ce qui concerne l’Abrigado, nous avons adressé un courrier au ministère de la Santé pour lui demander de veiller à ce qu’il y ait moins de personnes qui squattent, consomment de la drogue et en vendent aux abords de cette structure.

Le fait est que l’État est maître de ses bâtiments et de ses rues. L’autonomie communale nous tient à cœur. Nous ne voulons pas que l’État décide de tout. La Ville collabore très bien avec l’État et entretient des contacts étroits avec les différents ministères, en particulier avec le ministère de l’Intérieur. Il est vrai que tout le monde ne sait pas toujours clairement si une rue relève de la compétence de la commune ou de celle de l’État, mais les différents acteurs doivent assumer leurs responsabilités dans leur domaine de compétence respectif et travailler en partenariat avec les autres acteurs concernés.

Il est également vrai que nous disposons de nombreuses structures sociales dans la capitale. C’est pourquoi je ne cesserai d’appeler à ne pas tout centraliser à Luxembourg-Ville, mais à viser une décentralisation, car il existe 99 autres communes dans le pays qui doivent elles aussi assumer leurs responsabilités. En tant que capitale, nous en faisons déjà beaucoup, mais nous ne pouvons pas tout faire seuls.

Madame le bourgmestre Lydie POLFER 

En ce qui concerne l’immeuble de la rue Bender, la Ville a seulement délivré un permis de construire pour les travaux de rénovation que l’État entend réaliser dans son bâtiment.

Travaux de construction du stade à Hamm et risques éventuels pour la santé des enfants

Question de Monsieur David Wagner

En date du 26 juin 2026, j’avais posé la question suivante : « Des riverains du quartier de Hamm ont attiré notre attention sur une situation extrêmement préoccupante concernant les travaux de construction du Stade de Hamm, réalisés à proximité immédiate de l’école maternelle et du foyer scolaire. 

Depuis le début du chantier, les enfants sont quotidiennement exposés à d’importantes quantités de poussières provenant du terrain. Avec les températures exceptionnellement élevées de ces derniers jours, la situation s’est considérablement aggravée : les nuages de poussière envahissent les espaces fréquentés par les élèves, qui respirent cet air pendant toute la durée de leur journée scolaire. 

Cette situation suscite une profonde inquiétude parmi les parents. Les enfants constituent un groupe particulièrement vulnérable aux effets de la pollution atmosphérique. L’exposition répétée aux poussières peut notamment entraîner ou aggraver : 

  • des irritations des yeux, du nez et de la gorge ; 
  • des crises d’asthme ou d’autres difficultés respiratoires ; 
  • une aggravation des allergies ; 
  • une diminution temporaire de la fonction pulmonaire ; 
  • chez les plus jeunes et les personnes sensibles, un risque accru d’infections respiratoires et d’autres complications liées à une exposition prolongée aux particules en suspension. 

Au-delà des considérations sanitaires, cette situation soulève également une question de responsabilité des autorités publiques envers les enfants. 

Il me paraît incompréhensible qu’un chantier d’une telle ampleur puisse se poursuivre à quelques mètres d’une école sans que des mesures efficaces de réduction des poussières soient systématiquement mises en œuvre. 

  • Le collège échevinal a-t-il été informé de cette situation ? 
  • Si oui, envisage-t-il de prendre ou de faire prendre des mesures telles que l’arrosage du chantier afin de limiter les émissions de poussière, la mise en place de protections ou de barrières anti-poussière adaptées, un contrôle régulier de la qualité de l’air autour de l’école ainsi qu’une information transparente des parents sur les mesures prises pour garantir la sécurité sanitaire des enfants ? »

J’ai appris entretemps que les habitants ont enfin reçu une réponse de la Ville. Celle-ci a expliqué que les terrains d’où provient la poussière seraient arrosés. À ce qu’il paraît, une citerne de 50 mètres cubes y a été installée, et une autre devrait suivre la semaine prochaine en cas de besoin. La question se pose de savoir si cela suffira, car la prochaine canicule approche à grands pas. Il semblerait que l’installation de bâches ne serait pas une solution idéale. Le syndicat d’intérêts locaux a reçu l’assurance que toutes les mesures nécessaires seraient prises. La question se pose de savoir s’il ne faudrait pas interrompre le chantier en cas de grande sécheresse, afin d’écarter tout risque pour la santé des enfants.

Réponse de Madame l’échevin Simone Beissel

La santé et la sécurité des riverains, et tout particulièrement celle des enfants, nous tiennent très à cœur. Nous avons immédiatement répondu au syndicat d’intérêts locaux ainsi qu’aux autres citoyens et pris des mesures.

Le sol à Hamm est très friable et dégage beaucoup de poussière en période de sécheresse. Dans un premier temps, un tracteur équipé d’une citerne d’eau a été utilisé pour arroser le sol. Comme la sécheresse persistait, il est rapidement apparu que cela ne suffirait pas. Les mesures ont donc été adaptées en conséquence. Deux camions lourds équipés de citernes sont désormais mobilisés pour arroser le sol lorsque les engins de chantier sont en activité.

Le Dr Fandel, chef de notre Service Médecine scolaire, a analysé la situation. Une étude a été menée pour déterminer de quel type de poussière il s’agissait exactement. Le Dr Fandel a donné le feu vert, car il s’agit de simple poussière, non toxique et ne présentant aucun danger pour les poumons ou les bronches des riverains, et en particulier des enfants. Le Dr Fandel a expliqué que l’arrosage du sol devra se poursuivre et que les cours d’école ainsi que les abords des bâtiments scolaires devront être nettoyés plus souvent afin d’enlever la poussière. Dans ces conditions il n’y a aucun risque pour les enfants.

Des spécialistes se rendront sur place demain. Dans les zones qui ne sont pas encore touchées par les travaux, des fleurs seront semées, dont les racines permettront de stabiliser le sol. Sur proposition de l’entrepreneur, de la chaux – une substance également inoffensive – sera également épandue afin de consolider davantage le sol. Espérons qu’il pleuvra bientôt à nouveau ! D’ici là, nous ferons de notre mieux pour empêcher autant que possible la formation de poussière.

Mise à disposition d’eau potable pendant la canicule

Question de Madame Antónia Afonso

De nombreuses personnes doivent attendre dans le Bierger-Center pour effectuer des démarches administratives. Les temps d’attente, qui peuvent être plus ou moins longs, sont encore plus pénibles que d’habitude en cette période de canicule, notamment pour les personnes les plus vulnérables, telles que les personnes âgées, les femmes enceintes, les enfants et les personnes accompagnées de très jeunes enfants. La fontaine à eau du Bierger-Center est hors service depuis plusieurs mois.

Comme les autorités le recommandent vivement, il est indispensable de s’hydrater suffisamment en cas de forte chaleur. Sachant que de tels épisodes sont susceptibles de se reproduire, je voudrais poser les questions suivantes :

  • Quelles mesures ont été prises par la Ville pour permettre au public de s’hydrater facilement et de manière régulière ?
  • Le collège échevinal envisage-t-il de mettre en place au Bierger-Center des points d’eau facilement accessibles pour le public ?
  • Le collège échevinal pourrait-il faire un bilan de l’offre en eau potable dans d’autres centres publics de la ville ?
  • Le collège échevinal pourrait-il faire installer des points d’eau potable dans les lieux publics très fréquentés où il n’y en a pas actuellement ?

Réponse de Madame l’échevin Simone Beissel

Instruction a été donnée que, dans tous les bâtiments accessibles au public (par exemple l’Hôtel de Ville ou le Bierger-Center), tout le monde ait un accès direct à l’eau potable.

Nous sommes conscients du fait que la fontaine à eau du Bierger-Center est hors service. De l’eau en bouteille y est actuellement mise à disposition, et on peut également boire l’eau du robinet.

62 grands distributeurs d’eau ont été installés sur le territoire de la capitale, fournissant de l’eau pour les personnes et les animaux (par exemple les chiens). Outre les fontaines classiques, nous avons également installé des « Pepinos » colorés dans les aires de jeux.

Nous souhaitons installer d’autres distributeurs d’eau. En raison de la canicule, il y a actuellement quelques problèmes d’approvisionnement, comme c’est également le cas pour les ventilateurs, mais les entreprises travaillent d’arrache-pied pour augmenter la production. Une liste des emplacements est en cours d’élaboration.

L'article 13, alinéa 3 de la loi communale concerne le droit d'initiative qui appartient à chaque membre du conseil communal, agissant individuellement, de faire ajouter à l'ordre du jour arrêté par le collège échevinal une ou plusieurs propositions dont ce membre veut saisir le conseil communal.

Toute proposition de ce genre doit être présentée moyennant une demande écrite et motivée au bourgmestre, au moins trois jours avant la réunion du conseil communal.