Historique de la Mobilité électrique
En 2012, les premiers bus hybrides sont introduits, marquant une étape importante dans la réduction des émissions.
Cette transition se poursuit en 2017 avec le déploiement de bus hybrides électriques, permettant d’intégrer progressivement de nouvelles technologies au sein de la flotte.
En 2018, une navette autonome électrique vient compléter les expérimentations en matière de nouvelles mobilités.
En 2020, la mise en service du premier bus 100 % électrique constitue un tournant décisif vers une mobilité plus durable. L’objectif fixé est d’atteindre une flotte entièrement électrifiée à l’horizon 2027.
Un plus pour la qualité de vie
Un environnement plus calme
L’utilisation de bus électriques permet de diminuer significativement les nuisances sonores, tant pour les passagers que pour les riverains. Elle contribue ainsi à rendre la ville plus calme et plus agréable pour les résidents et les visiteurs.
Un confort amélioré
Les bus électriques offrent une expérience de voyage plus agréable grâce à des démarrages plus doux, une conduite plus fluide et une réduction des vibrations à bord.
Un impact environnemental réduit
La mobilité électrique permet de supprimer les émissions de CO₂, de NOₓ et de particules fines en mode électrique. Elle repose sur une électricité 100 % renouvelable (naturstroum), produite notamment dans des centrales hydroélectriques.
Elle contribue ainsi à réduire l’empreinte carbone des déplacements pour l’ensemble des usagers du réseau.
Technologies et infrastructures
Autobus électriques
| Modèle | Type | Capacité batteries | Autonomie |
|---|---|---|---|
| Mercedes eCitaro | articulé | 490 kWh | jusqu'a 300km |
| Volvo électrique | standard | 158,4 kWh | jusqu'a 130km |
| Mercedes eCitaro | standard | 350-420 kWh | jusqu'a 350km |
Stations de recharge
Les AVL utilisent un système de recharge « Top Down », conçu pour une recharge rapide et de haute puissance des bus électriques. La recharge s’effectue automatiquement grâce à un pantographe inversé qui descend depuis une structure ou un mât vers le toit du bus et se connecte aux rails situés sur celui‑ci.
La puissance de charge atteint 300 kW, permettant une recharge complète en quelques minutes. Ce système garantit ainsi le maintien des trajets des autobus sans nécessiter d’arrêts prolongés.
FAQ sur l'électromobilité
Qu’est-ce que l’électromobilité dans les transports en commun, en termes simples ?
L’électromobilité désigne l’ensemble des modes de transport utilisant l’électricité comme source d’énergie pour leur propulsion, généralement grâce à un moteur électrique alimenté par une batterie, en alternative aux moteurs thermiques à carburants fossiles.
Où est-ce que les bus sont chargés ?
Sur le territoire de la Ville, il existe actuellement 4 sites de recharge, 2 sur le territoire de la commune de Steinsel, ainsi qu’un site supplémentaire sur le territoire de la commune de Hesperange. Chaque site est équipé d’au moins deux points de chargement. Ceux-ci sont situés aux terminus de certaines lignes afin de permettre la recharge des bus en opération.
En même temps, au dépôt des Autobus, il y a une grande station de chargement, équipée de 30 points de recharge.
Comment fonctionne le chargement de la batterie des autobus ?
Pour la recharge nous utilisons la technologie du pantographe inversé (Top-down). Pour charger, le bus n’a qu’à être placé sous une station de recharge équipée d’un pantographe. En actionnant le frein de stationnement, le chauffeur débute ainsi automatiquement la session de recharge.
Au dépôt, les bus sont rechargés suffisamment afin de garantir le service. Les batteries ne sont volontairement pas chargées à 100 %, afin de préserver leur durée de vie.
Quelle est la capacité de la batterie ?
La capacité utilisable de la batterie est de 420 kWh pour les bus de 12 mètres (bus standards) et de 490 kWh pour les bus de 18 mètres (bus articulés)
Ceci permet au bus standards une autonomie pouvant atteindre 350 km et aux bus articulés une autonomie de 300 km.
Quels sont les principaux avantages des bus électriques pour les usagers ?
- Ils sont nettement plus silencieux tout en étant équipés d’un signal sonore pour la sécurité des piétons.
- Les voyages sont beaucoup plus confortables. Moins de freinages et moins d’accélérations brusques rendent l’expérience beaucoup plus agréable. Ils ne produisent pas de mauvaises odeurs liées à la combustion du Diesel.
- Les moteurs électriques sont particulièrement adaptés au trafic urbain (arrêts fréquents), contrairement aux moteurs diesel qui offrent leur meilleur rendement sur de longues distances à régime constant
Est-ce que les transports en commun électriques sont vraiment meilleurs pour l’environnement ?
Réponse : OUI
- Ils ne produisent pas d’émissions directes de gaz d’échappement.
- Ils utilisent le freinage régénératif, ce qui réduit l’usure des freins et les émissions de particules fines.
- Ils sont plus silencieux, ce qui contribue à réduire la pollution sonore en ville et protège par conséquent la faune locale.
Que se passe-t-il si un bus électrique tombe en panne de batterie ?
La procédure est identique à celle d’un bus diesel : un autre bus est envoyé sur place pour prendre en charge les passagers, et le véhicule en panne est remorqué vers un site de maintenance.
Quelle marque a été choisie et pourquoi ?
Le modèle Mercedes eCitaro a été retenu, car il répondait à l’ensemble des critères du marché :
- Respect des délais de livraison
- Disponibilité des modèles standards et articulés
- Performance et durabilité des batteries
- Expérience dans les villes européennes similaires au profil géographique de la ville de Luxembourg
- Qualité du service après-vente
- Facilité d’approvisionnement en pièces de rechange
Quels sont les avantages du Mercedes eCitaro pour le chauffeur ?
Le poste de conduite a été conçu pour rester familier et ergonomique. Les commandes principales et l’organisation du tableau de bord sont similaires aux bus traditionnels, facilitant ainsi la prise en main.
Quelle est le petit clin d’œil technologique de la flotte des autobus de la Ville de Luxembourg ?
Les rétroviseurs extérieurs ont été remplacés par des caméras, dont les images sont affichées sur des écrans à l’intérieur du véhicule, améliorant la visibilité et la sécurité.
Quels sont les chiffres clés de la flotte électrique du Service des Autobus ?
- Aujourd’hui : Flotte constituée de 130 Bus dont 72 Bus électriques
- Fin 2026 : Flotte devra être portée à 136 Buses dont 129 Buses seront électriques
- 2027 : 100% de la flotte sera électrique
Pour la petite histoire : Qu’en est-il de la numérotation et par conséquent du numéro 1 ?
Les premiers autobus acquis en 1926 (« Somua M4A / Breteau ») furent numérotés de 1 à 5. La numérotation se poursuivit ensuite jusqu’en 1960, atteignant le numéro 116 avec une série de cinq « AEC Reliance / Van Hool » (101–116). Certains numéros libérés furent réattribués au fil des années, mais les numéros 98, 99 et 100 ne furent jamais utilisés.
En 1969, avec l’arrivée des premiers autobus standard VÖV, la numérotation reprit à 120 (117 à 119 n’ayant jamais été attribués). Elle continua jusqu’en octobre 1983 avec le Mercedes-Benz O305 n°233. En janvier 1989, l’introduction du Mercedes O405 marqua un redémarrage à 101, poursuivi jusqu’au n°297 en décembre 2013 (Volvo 7900 Hybrid). En janvier 2017, l’arrivée du Volvo 7900 Electric Hybrid relança à nouveau la série à 101. Les numéros 298 et 299 ne furent pas réellement attribués, le second ayant servi provisoirement à un bus d’essai.
Les autobus articulés furent numérotés séparément dès 1979, à partir de 31, avec plusieurs redémarrages successifs jusqu’en 2023.
Avec l’arrivée des premiers autobus articulés entièrement électriques (Mercedes eCitaro G) en novembre 2025, la numérotation fut entièrement réinitialisée — cette fois en revenant symboliquement au numéro 1.
Source : https://lb.wikipedia.org/wiki/Autobus_de_la_Ville_de_Luxembourg