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Why We Love Cinema - Une déclaration d'amour

« Film is everywhere but cinematic film is still, at its best, extraordinary. » (Ron Inglis)

« As long as we continue to enjoy the peculiar sensation of gathering with a bunch of strangers in a darkened theatre, film will still matter. » (Geoff Lealand)

Cinéma mon amour. À l’heure tant attendue de la réouverture des salles, nous ressentons plus que jamais le besoin de réaffirmer pourquoi on aime, pourquoi on préfère, pourquoi on choisit le cinéma. À l’heure d’un magma audiovisuel général et d’un tout-à-l’image rythmé au gré de clics de télécommande, nous restons convaincus que la construction d’une cinéphilie, que la véritable « pensée cinéma » passe par les salles. Par ces enclaves de concentration, de sociabilité et de rupture avec le quotidien. « On est des êtres sociaux, on a envie de se rouler des pelles dans le noir dans une salle de cinéma », vient de nous rappeler Nathanaël Karmitz.

Ce n’est donc pas un hasard que pour la réouverture de la Cinémathèque le 13 juillet, nous vous proposons un véritable bijou pour les cinéphiles: le film Have You Seen My Movie? de Paul Anthon Smith. Un montage-fleuve de scènes dans lesquelles des personnages de films vont au cinéma. Vibrant hommage aux salles, ces extraits de plus de 100 films sont montés ensemble pour créer une nouvelle expérience d’immersion au cinéma. Selon le réalisateur, Have You Seen My Movie? « is about watching; the screen, the strangers around you, the projector’s beam overhead. It also, of course, involves sitting on one’s ass for hours, and this may be the most romantic, dramatic, suspenseful movie whose protagonists are, for the most part, totally sedentary ».

Toute déclaration d’amour au cinéma, telle que notre rétrospective « Why We Love Cinema » vous propose, a ses raisons qui ne peuvent être que multiples. La cinéphilie est par nature polyamoureuse, et notre programmation en est le reflet caléidoscopique, à l’image d’un cristal lumineux à mille facettes:  nous aimons le cinéma pour son langage universel, pour l’archétype de la femme fatale, pour l’heure de gloire du technicolor, pour ses délices voyeuristes, pour l’hymne à l’anarchie des Marx Brothers, pour l’expressionisme allemand, pour le tourbillon de dialogues en rafale dans les film d’Howard Haws, pour les yeux de Bette Davis. Et pour tant d’autres raisons que vous allez découvrir en feuilletant les pages qui suivent...

Nous avons hâte de vous retrouver dans notre salle à la place du Théâtre. Welcome home!

Have You Seen My Movie?

Lu   13 | 07       à 20h30
Je   30 | 07       à 20h30

because cinematic experience is more than a film

GB-Canada 2016 | vo | 136’ | nb+c | De : Paul Anton Smith |

Eight decades of cinema are mined for gold in this ode to the movie-going public. A massive montage of movie characters going to the movies. Clips from 1000 films are cut together to create a new cinema-going experience. Romance, musical, action, horror, noir, comedy - and countless characters watch in the dark with you.     ..

Indeed, the film ultimately feels very much like a tribute to the experience of going to the cinema and watching films. As the show wraps up and the patrons begin to leave their various cinema seats, there is a sense of melancholy – helped along by ending the film with the climax of Casablanca – that overcomes you. There’s a romance to Have You Seen My Movie? that is steeped in the joy of going to the movies. A joyous tribute to a sadly dying shared cultural experience, and a smart and entertaining conceptual movie. A film that reminds you of why you go to the movies in the first place.

The Lady from Shanghai

Ma  14 | 07       à 20h30
Me  29 | 07       à 20h30

because cinema celebrates the archetype of the femme fatale

USA 1947 | vostf | 87’ | De: Orson Welles | Avec : Rita Hayworth, Orson Welles, Everett Sloane | D’après: inspiré du roman ‘If I Die Before I Wake’ de Sherwood King  

A bord d’un yacht sont réunis par le hasard un marin irlandais, une femme fatale, son mari, avocat et infirme. Surgit l’intrigue autour d’un faux-vrai assassinat et une grosse somme d’argent…

Rita Hayworth n’a jamais été aussi belle que dans The Lady from Shanghai, allongée sur un rocher, pendant une baignade en mer ou courant dans la nuit mexicaine, vêtue d’une robe blanche féerique. (…) Par son génie esthétique, Orson Welles a tiré vengeance, moins de la star dont il allait ensuite se séparer définitivement que du système hollywoodien. Sans souci de construire logiquement l’intrigue, il a créé un univers d’images et de formes à la limite de l’onirisme. Chaque plan porte une charge d’insolite, de jeu entre les apparences trompeuses et la réalité. Magnifique coup d’éclat de l’auteur de Citizen Kane, qui allait bientôt prendre le chemin de l’exil.

Goodfellas

Me  15 | 07       à 20h30
Ve   31 | 07       à 20h30

because cinema is larger than life

USA 1990 | vostf | 146’ | c | De : Martin Scorsese | Avec : Robert De Niro, Ray Liotta, Joe Pesci, Lorraine Bracco, Paul Sorvino | D'après : le livre ‘Wiseguy - Life in a Mafia Family’ de Nicholas Pileggi
►Oscar du Meilleur acteur-second rôle (Joe Pesci) ; Lion d’argent (Meilleur réalisateur), Festival de Venise 1990 

Dans les années 1960 aux années 80, éducation, ascension et déchéance d’Henry Hill au sein de la mafia italo-new-yorkaise…

Goodfellas tire sa richesse de ses ambivalences : film euphorisant et repoussant, vériste et transcendental, drôle et tragique, structuré en un bloc et composé d’un amas de scènes mémorables, s’attachant à des individus au destin à la fois mythique et dérisoire, mêlant l’individuel et le général et dont la forme virtuose habille le récit d’un quotidien. Comme toute œuvre novatrice, sa puissance tient sur un fil lui permettant de rester en équilibre au-dessus de tous les possibles. Scorsese y joue simultanément sur une pléthore de tableaux et d’émotions, parfois contradictoires, d’où l’extrême richesse de sa mise en scène. Adoptant la dynamique des personnages en agitation perpétuelle, sa mise en scène énergique n’empêche pas le pessimisme du propos. ‘ Rarement on aura orchestré un film aussi vivant et morbide à la fois’, écrivait justement Thierry Jousse.

City Lights

Je   16 | 07       à 20h30
Ma  28 | 07       à 20h30

because cinema is a universal language

USA 1931 | int.ang. | 87’ | De : Charles Chaplin | Avec : Charles Chaplin, Virginia Cherrill, Harry Myers

Charlot le vagabond tombe amoureux d’une fleuriste aveugle qui le croit riche. Pour entretenir cette méprise, il doit faire divers métiers dont celui de boxer. Son argent permet à la fleuriste de retrouver la vue…

Persuadé que la parole allait gâcher la beauté du cinéma, Charlie Chaplin, le plus grand défenseur du mime, déplorait l’arrivée du son et décida de l’ignorer, envers et contre tout. Il tourna un film muet, City Lights, dans une attitude de défi, et le présenta comme une ‘comédie romanesque en pantomime’. Ce sera un triomphe à tous points de vue, le mélange de mélo et de burlesque résistant à l’engouement du public pour le parlant. Mais Chaplin y ajouta tout de même des effets sonores, composa sa propre partition, comme il le fera pour ses films ultérieurs. Ce monument d’équilibre quasiment parfait entre le rire et les larmes culmine dans une fin profondément émouvante.

Charade

Ve   17 | 07       à 20h30
Lu   27 | 07       à 20h30

because there are suspense thrillers not made by Alfred Hitchcock

USA 1963 | vostf+all | 113’ | c | De : Stanley Donen | Avec : Cary Grant, Audrey Hepburn, Walter Matthau, James Coburrn, George Kennedy

Une jeune Parisienne découvre que son mari a été assassiné et qu’il a camouflé 250 000 dollars durant la guerre. Trois hommes la pourchassent, mais elle est aidée par un énigmatique et séduisant aventurier…

Les dollars et les meurtres tout autour nous indiffèrent : on a d’yeux que pour le marivaudage du couple Audrey Hepburn-Cary Grant. Pour l’élégance de Stanley Donen qui filme Paris comme personne et passe avec grâce d’une bagarre sur les toits à une promenade romantique sur les quais de la Seine. Tout est beau dans Charade, gracieux et sophistiqué : du générique célèbre de Maurice Binder à la musique mystérieuse de Henry Mancini. Et puis, il y a Audrey Hepburn. Cary Grant, qui, dans l’histoire, ne fait que lui mentir, la contemple très longuement sur le bateau-mouche où il l’a entraînée, prétendument pour lui dire la vérité. ‘Qu’est-ce que j’ai ?’, demande Audrey. ‘C’est juste que vous êtes adorable’, répond Cary. Et, à cet instant, on est certain qu’il ne ment pas.

The Wizard of Oz

Lu   20 | 07       à 20h30
Me  05 | 08       à 20h30

because of glorious Technicolor

USA 1939 | vostf  | 102’ | c | De : Victor Fleming | Avec : Judy Garland, Frank Morgan, Ray Bolger  | D'après : le roman éponyme de L.Frank Baum ►Oscars : Meilleure musique, Meilleure chanson originale

A la suite d’un ouragan, la jeune Dorothy et son chien Toto sont transporté dans le pays d’Oz ; ils feront d’extraordinaires rencontres avant de retrouver leur Kansas natal…

Classique des classiques hollywoodiens, avec une direction artistique époustouflante et une galerie de personnages inoubliables, D’une richesse visuelle foisonnante, The Wizard of Oz est une éclatante réussite des studios MGM. Musique entraînante, costumes chatoyants, maquillages insolites, le tout baignant dans un Technicolor euphorique. Les premières scènes au pays d’Oz, avec les nains Munchkins, furent coloriées à la main par une équipe de dessinateurs, ce qui eut pour effet de rendre les couleurs encore plus irréelles, à la limite du dessin animé. Le film marque aussi le véritable début de la carrière de Judy Garland, qui devint grâce à lui une star.

Total Recall

Ma  21 | 07       à 20h30
Lu   03 | 08       à 20h30

because cinema can blow up your mind

USA 1990 | vostf | 113’ | c | De: Paul Verhoeven | Avec: Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone, Michael Ironside | D'après : la nouvelle ‘We Can Remember It For You Wholesale’ de Philip K. Dick

An 2084. La planète Mars est devenue une colonie de la Terre. Douglas Quaid constate, en cours de test, que sa vie sur terre n’est qu’un rêve éveillé, organisé depuis Mars …

L’histoire est à ce point complexe et enchevêtrée que plusieurs visions du film laissent le spectateur toujours perplexe devant un scénario qui manipule avec maestria les plus séduisants paradoxes de la science-fiction classique tout en louchant vers le spectaculaire gore de son courant le plus contemporain. On comprend que cette histoire ait séduit Vehoeven, réalisateur qui décrit depuis ses débuts la décadence des civilisations et les incertitudes de l’héroïsme.

King Kong

Me  22 | 07       à 20h30
Ma  04 | 08       à 20h30

because of the humanity of King Kong

USA 1933 | vostf | 100’ | De: Merian C. Cooper, Ernest B. Schoedsack | Avec : Fay Wray, Robert Armstrong, Bruce Cabot

Une équipe de cinéastes se rend en Malaisie avec la blonde et belle vedette Ann. Il s’agit d’atteindre une île mystérieuse où les indigènes vénèrent un animal monstrueux, King Kong. Ann est enlevée par les indigènes qui l’offrent à King Kong qui sera capturé à son tour et amené à New York…

King Kong est assurément un des films qui ont marqué le cinéma, en tant qu’il est un art de la mise en résonance de l’imaginaire avec les sentiments les plus profonds de l’humanité. On peut s’interroger sur le degré de conscience qu’ont eu les réalisateurs de ce film freudien riche en notations symboliques conscientes ou involontaires. Plus que les trucages extraordinaires, ce sont le mélange de violence et de naïveté et de l’irréalité poétique qui en font un chef-d’œuvre passionnant.

Rear Window

Je   23 | 07       à 20h30
Ve   07 | 08       à 20h30

because cinema is a heaven for voyeuristic pulsions

USA 1954 | vostf | 112’ | c | De : Alfred Hitchcock | Avec : James Stewart, Grace Kelly, Wendell Corey, Thelma Ritter, Raymond Burr | D'après : la nouvelle éponyme de Cornell Woolrich (William Irish)

Dans son appartement de Greenwich Village, Jeff, reporter-photographe immobilisé avec une jambe dans le plâtre, observe au télé-objectif l’immeuble d’en face. Il se convainc qu’un meurtre a été commis…

Un des films préférés de Hitchcock. Réflexion voyeuriste sur l’amour et le cinéma. (…) La position d’observateur immobile d’un crime est bien celle du cinéphile : en multipliant les cadres – rectangulaires (comme les fenêtres), ronds (comme les jumelles ou objectifs photographiques) -, la mise en scène construit une série de mises en abyme. Le voyeurisme – et l’impuissance qu’il suggère – constitue un exutoire fantasmatique du désir. Sous le polar, d’une maîtrise absolue, se cachent une fois de plus les obsessions psychanalytiques de Hitchcock aux prises avec sa libido.

Duck Soup

Ve   24 | 07       à 20h30
Je   06 | 08       à 20h30

because of the Marx Brothers’ delirious anarchy

USA 1933 | vostf | 69’ | De : Leo McCarey | Avec : Groucho Marx, Harpo Marx, Chico Marx, Zeppo Marx, Margaret Dumont, Louis Calhern 

Le farfelu Rufus T. Firefly est nommé chef d’État de la république de Freedonia et fait la guerre à son intrigant voisin, la Sylvanie…

Le film le plus corrosif des Marx par ses implications politiques et sociales: jamais les frères Marx ne furent aussi fondamentalement méchants. La critique furieuse de la guerre, de la politique et de la justice parfairont l’image anarchiste du groupe.

Providence

Lu   10 | 08       à 20h30
Je   20 | 08       à 20h30

because cinema is a thinking machine

France-Suisse 1977 | voangstf | 106’ |   | De: Alain Resnais | Avec: Dirk Bogarde, Ellen Burstyn, John Gielgud, David Warner ►Prix de la critique française 1978 ; Césars du Meilleur film et du Meilleur réalisateur 1978 

Les affabulations d’un écrivain âgé et malade qui, pendant une nuit d’ivresse solitaire, entremêle des fantasmes de vieillard à des situations, réelles ou imaginaires, mettant en scène les membres de sa famille et leur entourage…

…une amère réflexion sur la mort, les dédales de la création, la confusion des sentiments.. Comme toujours chez Resnais, c’est la forme du film qui lui donne sa cohérence. Le cinéaste joue en virtuose sur l’énigme des lieux, le sortilège des objets, les végétations insolites. La caméra sculpte des ombres, les images sont trempées dans un bain de surréalisme. La musique de Miklos Rozsa, confère à cette fable intimiste des accents d’oratorio funèbre.

All That Heaven Allows

Ma  11 | 08       à 20h30
Ve   21 | 08       à 20h30

because cinema can move us to tears

USA 1955 | vostf | 89’ | c | De: Douglas Sirk | Avec: Jane Wyman, Rock Hudson, Agnes Moorehead, Conrad Nagel 

Veuve d'âge mûr, Carey mène une vie bourgeoise terne et sans histoire dans une petite localité de Nouvelle-Angleterre. Mais elle rêve encore d'un grand amour. C'est alors qu'elle rencontre Ron, le séduisant jardinier rousseauiste - de quinze ans plus jeune qu'elle. Les amants se heurtent aux mesquineries d’une petite ville frileuse et conventionnelle…

Une chronique intimiste qui dépeint un ‘bout d’Amérique profonde’. La simplicité de la première partie de ce mélodrame, par sa mise en scène, s’apparente au cinéma d’Ozu : même description sensible d’un rituel familial et social inaltérable. Sirk s’attache ensuite à la rencontre de ces deux êtres que tout oppose...

Le Cabinet du docteur Caligari

Me  12 | 08       à 20h30

because cinema is German expressionism

Das Cabinet des Dr.Caligari Allemagne 1920 | intall.+stang  | 76’ | De : Robert Wiene | Avec : Werner Krauss, Conrad Veidt, Lil Dagover | accompagnement live au piano

Le docteur Caligari, directeur d’un asile, montreur de foire et hypnotiseur, réussit son rêve de manipuler un patient atteint de somnambulisme, et lui fait commettre plusieurs crimes…

Une date dans l’histoire du cinéma : l’apparition de l’expressionnisme. Caligari offre une esthétique nouvelle : maquillage violent et stylisé des acteurs, décors en toiles peintes, erreurs volontaires de perspective. Le réel est constamment déformé, le climat est fantastique, les images proches de l’hallucination…

Le Mépris

Je   13 | 08       à 20h30
Ma  25 | 08       à 20h30

because of the liberty of New Wave cinema

Le Mépris

France-Italie 1963 | 103’ | vostf | c | De: Jean-Luc Godard | Avec: Brigitte Bardot, Michel Piccoli, Jack Palance, Fritz Lang | D’après: le roman ‘Il disprezzo’ de Alberto Moravia

Tandis que le vétéran du cinéma Fritz Lang tourne un film sur ‘L’Odyssée’ à Cinecittà son producteur américain Prokosch engage le scénariste Paul Javal pour retravailler le script. En même temps, il n’hésite pas à faire des avances à Camille, la jolie femme de Paul…

Une histoire d’un malentendu entre un homme et une femme, un film simple sur des choses compliquées, davantage une réflexion qu’un document. » (Jean-Luc Godard) « L’un des plus grands films du cinéma français des années 60, et une œuvre quasi sans faute, comme Psycho d’Alfred Hitchcock ; des films desquels on ne peut rien extraire, rien déplacer, sinon tout s’effondre. A partir de ce que Godard qualifiait de ‘roman de gare’, nous assistons au déploiement des sens cinématographiques. Car Le Mépris est un film sur la signification, et sur les voies diverses qu’empruntent les êtres qui n’arriveront jamais à s’entendre.

Paris,Texas

Ve   14 | 08       à 20h30
Lu   24 | 08       à 20h30

because cinema takes us on a road trip

RFA-France-GB 1984 | vostf | 145’ | c | De: Wim Wenders | Avec: Harry Dean Stanton, Nastassja Kinski, Dean Stockwell, Aurore Clément ►Palme d’Or, Festival de Cannes 1984 

Après une longue errance, un homme regagne l’affection de son jeune fils et se met à la recherche de son épouse…

Un accord de guitare de Ry Cooder. Un homme perdu dans le désert américain avec une casquette rouge. Nostalgie égarée dans un peep show sordide avec l’envoûtante Nastassja Kinski. Une histoire simple et bouleversante dans cette fascinante balade amnésique où un homme recherche sa famille et finit par se trouver. Une œuvre rare et magnifique.

His Girl Friday

Me  26 | 08       à 20h30

because of Howard Hawks’ rapid-fire dialogues

USA 1940 | vostf | 92’ | De : Howard Hawks | Avec : Cary Grant, Rosalind Russell, Ralph Bellamy | D'après : la pièce ‘The Front Page’ de Ben Hecht et Charles MacArthur

Walter Burns, rédacteur en chef d’un quotidien, envoie sa femme Hildy, qui souhaite divorcer, effectuer un reportage insensé : interviewer un condamné à mort. En fait, il multiplie les stratagèmes pour la récupérer…

His Girl Friday reste avant tout un sommet de la screwball comedy, une comédie hilarante où tout s'enchaîne sans temps mort, où les dialogues farcis de bons mots fusent de tous côtés, lâchés comme des rafales de mitraillettes et où les corps s'agitent en tous sens dans des décors confinés, renforçant un peu plus l'impression d'assister à un ballet d'agités enfermés dans un bocal.

Singin’ in the Rain

Ma  18 | 08       à 20h30
Ve   28 | 08       à 20h30

because cinema is singing and dancing

USA 1952 | vostf | 103’ | c | De: Stanley Donen, Gene Kelly | Avec: Gene Kelly, Debbie Reynolds, Donald O’Connor, Jean Hagen, Cyd Charisse 

Don Lockwood et Lina Lemont forment le couple star du cinéma muet à Hollywood. Quand le premier film parlant sort, tous deux doivent s’accommoder et tournent leur premier film du genre…

La comédie musicale favorite des cinéphiles, qui figure dans les listes des meilleurs films de tous les temps. L’éblouissant scénario, la recréation en Technicolor du Hollywood des années folles, le rythme, la chorégraphie de Gene Kelly et l’inventivité de la mise en scène font de ce film un chef-œuvre qui cumule les moments d’anthologie..

All About Eve

Me  19 | 08       à 20h30
Je   27 | 08       à 20h30

because of the eyes of Bette Davis

USA 1950 | vostf | 138’ | De : Joseph L. Mankiewicz | Avec : Bette Davis, George Sanders, Ann Baxter, Marilyn Monroe ►6 Oscars : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario e. a.

Eve Harrington est sur le point de recevoir un prix consacrant sa longue carrière dans le théâtre. Ceux qui assistent à la cérémonie se souviennent des étapes de son ascension…

‘The First Lady of the American Screen’ : tel fut le surnom de Bette Davis. Son physique, très typé, la limite : larges yeux nerveux, bouche lourde, narines dilatées. Ensuite, son jeu est trop stylisé, trop expressionniste pour être réaliste. Mais quel sens impressionnant de la démesure ! 

Le film le plus célèbre de Mankiewicz est une satire du monde théâtral new-yorkais et, par extension, de l’obsession de réussite dans la société américaine. C’est aussi un admirable portrait de femme vieillissante et névrosée, auquel est identifiée à jamais Bette Davis. La construction en flash-back, mode de récit privilégié du cinéaste, dévoile progressivement les facettes d’un personnage et d’un univers. Les dialogues brillantissimes ne sauraient cacher le désarroi profond qui anime tous ces êtres, dévorés par l’ambition et la soif de reconnaissance.

Sunrise : A Song of Two Hum

Lu   31 | 08       à 20h30

because silent cinema was never silent

Sunrise : A Song of Two Humans

USA 1927 | intang | 94’ | De: F.W. Murnau | Avec: George O’Brien, Janet Gaynor, Margaret Livingston | D'après : la nouvelle ‘Die Reise nach Tilsit’ de Hermann Sudermann | accompagnement live au piano ►Oscars: Meilleur film, Meilleure actrice, Meilleure photographie

Un paysan s’éprend de passion pour une fille des villes, qui lui conseille de se débarasser de sa femme en la noyant…

C’est l’un des plus beaux films de l’histoire du cinéma, où l’expression de l’art muet atteint son apogée, juste avant l’avènement du parlant. La fable contée est universelle : celle d’un amour pur et quasi enfantin que vient troubler une tentation extérieure. Bien avant Welles, Murnau fait un usage savant de la profondeur de champ et des mouvements de caméra, d’une souplesse incroyable. L’utilisation des lumières est d’une sophistication extrême, d’abord au service de la quiétude campagnarde, puis de cette ruche bourdonnante qu’est la grande ville. Plastiquement, le résultat est pure poésie.

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