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Hommage à Agnès Varda (1928 – 2019)

« Aimer le cinéma, c’est aimer les puzzles. » (Agnès Varda)

« Si on ouvrait des gens, on trouverait des paysages. Si on m’ouvrait moi, on trouverait des plages. » (Agnès Varda) 

« Varda ‘avait un œil’, comme on dit. Le sien. Celui de la caméra. Si le premier était organique et le second mécanique, l’un et l’autre en revanche savaient s’émerveiller. Il suffisait qu’ils se posent sur quelque chose pour qu’aussitôt le monde s’éclaire. En dépit de son versant sombre, la vie devenait lumineuse et compréhensible. » (Positif)   

« Elle a été la réalisatrice de la Nouvelle Vague, elle l'a même précédée. Elle débute comme photographe avant de réaliser son premier long métrage de fiction en 1954… Depuis, elle n'a cessé de passer et repasser les frontières entre fiction et documentaire, essai et récit... Cinéaste féministe, elle a toujours promis par ses films comme ses installations un dépassement des genres, des comportements normés comme des limites habituelles du cinéma lui-même. (…)

Ce qui frappe en premier lieu quand on prend en écharpe le corpus d'Agnès Varda, c'est son amplitude protéiforme. La native d'Ixelles (Belgique) a travaillé et joué avec toutes les possibilités du cinéma : courts et longs métrages, fictions et documentaires, noir et blanc et couleurs, argentique et numérique. (…) Artiste engagée, Varda l'est, mais à sa manière, par le cinéma. Le propos de Varda, qu'il soit intimiste ou sociétal, a toujours été inscrit dans une recherche plastique, une quête esthétique, un souci d'invention formelle. (…) Éclectique, le style de Varda aura oscillé entre naturalisme et fantasmagorie, simplicité et sophistication, réalisme et distanciation, captation du monde tel qu'il est et bricolages conceptuels, trouvant sa cohérence dans l'audace, la fantaisie, le ludisme, le souci de ne jamais en imposer. » (Serge Kaganski, La Cinémathèque française)

 

Les séances de la rétrospective

Cléo de 5 à 7

Me  05 | 06       à 20h45 +

Je   27 | 06       à 18h30

France-Italie 1962 | vo | 90’ | De : Agnès Varda | Avec : Corinne Marchand, Antoine Bourseiller, Dominique Davray, Michel Legrand Prix de la Critique française, 1962 

Cléo, une belle chanteuse, attend les résultats d'une analyse médicale. De la superstition à la peur, de la rue de Rivoli au café du Dôme, de la coquetterie à l'angoisse, de chez elle au parc Montsouris, Cléo vit quatre-vingt minutes particulières. Son amant, un musicien, une amie, puis un soldat lui ouvrent les yeux sur le monde…

Un petit chef-d'oeuvre de fraîcheur et d'inventivité. A la fois l'un des films les plus délicieux et les plus essentiels produits par la Nouvelle Vague.

Oncle Yanco & Daguerréotypes

Je   06 | 06       à 18h30

Oncle Yanco

USA-France 1967 | vo | 18’ | c | De : Agnès Varda

C'est un portrait- reportage du peintre Jean Varda, mon oncle. Dans les faubourgs aquatiques de San Fransisco, centre intellectuel et coeur de la bohème, il navigue à la voile latine et peint des villes célestes et byzantines, car il est grec. Cependant, il est très lié au jeune mouvement américain et reçoit des hippies et des contestataires dans son bateau-maison. Comment j'ai découvert mon oncle d'Amérique et quel merveilleux bonhomme il est : c'est ce que montre ce court-métrage en couleurs.

Daguerréotypes

France-RFA 1975  | vo | 80’ | c | De : Agnès Varda 

Daguerréotypes n'est pas un film sur la rue Daguerre, pittoresque rue du 14ème arrondissement, c'est un film sur un petit morceau de la rue Daguerre, entre le numéro 70 et le numéro 90, c'est un document modeste et local sur quelques petits commerçants, un regard attentif sur la majorité silencieuse. C'est un album de quartier, ce sont des portraits stéréo-daguérréotypés. Ce sont des archives pour les archéo-sociologues de l'an 2975…

C'est un album de quartier, ce sont des portraits stéréo-daguerréotypés, ce sont des archives pour les archéo-sociologues de l'an 2975. Comme dans la rue Mouffetard, où j'ai filmé mon ‘Opéra-Mouffe’, Daguerréotypes est mon ’Opéra-Daguerre’.

L’une chante, l’autre pas

Me  12 | 06       à 18h30

France-Belgique 1976 | vostang | 105’ | c | De : Agnès Varda | Avec : Valérie Mairesse, Thérèse Liotard, Robert Dadiès

Deux jeunes femmes vivent à Paris en 1962. Pauline,17 ans, étudiante, rêve de quitter sa famille pour devenir chanteuse. Suzanne, 22 ans, s’occupe de ses deux enfants et fait face au drame du suicide de leur père. La vie les sépare ; chacune vit son combat de femme. Pauline devient chanteuse dans un groupe militant et itinérant après avoir vécu une union difficile en Iran. Suzanne sort peu à peu de sa misère et travaille au Planning familial… L’une chante, l’autre pas raconte l'histoire d'amitié indéfectible de ces deux femmes sur près de 15 ans. On y rit, on y pleure, on y chante !   

L'amitié entre deux femmes sur fond de luttes pour la libération féminine…

…une pochade, une chronique, une comédie musicale. Agnès Varda témoigne de l’énergie joyeuse des militantes du Planning familial, entre 1962 et 1975.

Sans toit ni loi

Ma  11 | 06       à 20h45 + 

Je   20 | 06       à 18h30

France 1985 | vo | 105’ | c | De : Agnès Varda | Avec : Sandrine Bonnaire, Macha Méril, Stéphane Freiss, Yolande Moreau ►Lion d’or, Prix OCIC, Prix FIPRESCI, Festival de Venise 1985 ; César de la Meillleure actrice, 1986 ; Prix de la Critique française, 1985

Une jeune vagabonde, Mona, parcourt sans but le midi de la France…

Cette fille sale, qui pue et ne remercie jamais, en a choqué beaucoup. C’est que Mona agit comme un révélateur. Sur ceux qui croisent sa route. Sur nous. C’est tout et c’est superbe. Varda a inventé une fiction et l’a traitée comme un documentaire. Sans scénario préfabriqué, elle improvisait chaque matin ses dialogues et se laissait inspirer par les lieux et les gens.

Kung-fu master!

Ma  18 | 05       à 20h45

France 1987 | vostang | 80’ | c | De : Agnès Varda | Avec : Jane Birkin, Mathieu Demy, Charlotte Gainsbourg, Lou Doillon

Au cours d'un printemps pluvieux, une femme de presque 40 ans, Mary-Jane, tombe amoureuse ou plutôt glisse amoureuse d'un garçon de presque 15 ans, Julien, camarade de classe de sa fille Lucy. Lui, il essaie de faire partager à Mary-Jane sa passion pour les jeux vidéo, surtout pour ‘ Kung-Fu Master’, un jeu où un karatéka sautillant doit supprimer tous ses adversaires pour délivrer Sylvia . Au retour d'une escapade dans une île, tout sera remis en ordre par les familles et les proviseurs. Mary-Jane ne reverra plus Julien. Elle souffre de son silence. L'a-t-il aimée ? S'est-il moqué d'elle ?

Kung-fu master n’est pas seulement l’amour impossible d’une femme et d’un adolescent, c’est aussi le regard sur une époque , celle de la vidéo, du sida, des otages du Liban…Et c’est le regard si particulier d’Agnès Varda qui scrute avec son œil-caméra, prend des notes, poursuit l’instant si fragile où naît le désir, où s’expriment la joie, la tristesse, la solitude. C’est la force de son regard non seulement sur les êtres, mais sur les objets, sur la mer, sur les oiseaux…Les plans s’enchaînent en mouvement lent et sans heurt. Agnès Varda a aussi cette qualité rare de mettre côte à côte image et musique sans que l’une couvre l’autre mais se conjuguent en un rythme commun…

Jacquot de Nantes

Me  26 | 06       à 20h30

France 1991 | vo |118’ | c | De : Agnès Varda | Avec : Philippe Maron, Edouard Joubeaud, Laurent Monnier, Brigitte de Villepoix | D’après : les mémoires de Jacques Demy

Il était une fois un garçon, élevé dans un garage où tout le monde aimait chanter. C'était en 1939, il avait 8 ans, il aimait les marionnettes et les opérettes. Puis il a voulu faire du cinéma, ais son père lui a fait étudier la mécanique. C'est de Jacques Demy qu'il s’agit et de ses souvenirs. C'est une enfance heureuse qui nous est contée, malgré les évènements de la guerre et de l'après-guerre…

Dans le garage familial où il grandit, Jacquot se passionne pour le cinéma. Il achète sa première caméra et commence à tourner, image par image…

Évocation en fiction de la vocation de Jacques Demy.

Jacquot de Nantes est son dernier acte d’amour envers son mari, Jacques Demy. Il était déjà très malade quand elle lui a demandé d’écrire ses souvenirs d’enfance. Elle en a tiré un film émouvant et délicieux sur la naissance d’une vocation. Jacquot a 9 ans au début du film. Il en aura 19 quand il quittera Nantes et l’apprentissage de la mécanique pour monter à Paris…Entre les deux : la guerre, les opérettes, le cinéma du samedi soir, le théâtre de marionnettes amoureusement construit, son premier film réalisé avec ses copains…

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L-2613 Luxembourg
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Horaires d'ouverture

Horaires d'été du lundi au vendredi

Séances journalières à 18h30 et à 20h30
Ouverture billetterie : 30 minutes avant les séances

Horaires d'été du samedi et dimanche

Samedi : 19h et 21h30
Dimanche : 15h, 17h et 20h30