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Service Hygiène - Retour sur l’année 2019 et perspectives d’avenir

Véhicules du Service d'Hygiène
18.11.2020
Politique et administration

L’année 2019 était placée sous le signe du 120e anniversaire du Service Hygiène de la Ville de Luxembourg. Depuis sa création en 1899, les collaborateurs du Service Hygiène s’efforcent, jour après jour, de maintenir et améliorer la salubrité de l’espace public sur le territoire de la ville. Si, lors de ses premiers balbutiements, l’activité du Service se limitait principalement à nettoyer les rues et les places publiques ainsi qu’à vider les poubelles, le travail a évolué tout autant que la ville elle-même : passant de quelque 39 000 résidents à l’aube du XX e siècle à plus de 122 000 résidents en 2019, la population de la capitale s’est rapidement démultipliée. Face à cette croissance démographique, couplée à des questions environnementales de plus en plus aiguës, s’est alors rajouté aux missions du Service Hygiène un important travail de sensibilisation et de conseil en matière de gestion des déchets.

La mixité au cœur du capital humain

En 2019, le Service Hygiène pouvait compter sur l’engagement de 379 collaborateurs afin de mener à bien ses missions au service des citoyens. Depuis 2009, le service fait des efforts considérables en vue d’occuper davantage de personnel féminin, dont la part s’élevait à 17,11% en 2019.

De manière générale, le service aspire à la plus grande mixité : de nombreux collaborateurs à arrière-fond migratoire, beaucoup de candidats >45 ans et un taux de collaborateurs à besoins spécifiques des plus élevés au sein de la Ville. 

2019 : une réduction de près de 4% des quantités de déchets produits par habitant

En 2018, la Ville comptait 119 214 habitants pour atteindre 122 273 habitants en 2019, soit une augmentation de la population de 2,6%. S’y ajoute une hausse similaire des postes de travail occupés sur le territoire de la Ville. Malgré cette croissance notable, les 554 kg de déchets (recyclables et non recyclables) produits par habitant ont pu être réduits à 533 kg, soit une baisse de 3,79%. En examinant les chiffres des déchets résiduels en mélange, fraction qu’il s’agit de réduire prioritairement, on constate que le tonnage total de 37.513 tonnes pour 2018 a même baissé en 2019 et cela malgré l’arrivée de 3000 citoyens supplémentaires. Si en 2018, chaque habitant a produit en moyenne 315 kg de déchets résiduels en mélange, cette valeur n’était plus que de 305,5 kg en 2019, soit une baisse de 3,02 %. Les efforts de la Ville de Luxembourg en termes de communication et de conseil semblent donc porter leurs fruits.

Dépôts illicites

Dans un souci d’offrir aux habitants une opportunité d’évacuer les matériaux recyclables de la manière la plus confortable, quelques 57 stations d’apports volontaires, communément appelées « Stations Igloo », sont réparties de manière stratégique sur le territoire de la ville. Hélas, ces installations font régulièrement l’objet de dépôts sauvages : toutes sortes de déchets y sont déposés, créant une image des plus insalubres. Soucieux d’agir sur le fond de la problématique, le Service Hygiène a pris soin de poursuivre les auteurs de ces incivilités avec fermeté. Les concernés sont confrontés avec leur comportement et les frais d’évacuation et d’élimination des déchets leur sont facturés. 539 factures ont été émises au cours de l’année 2019 et une recette de de 63 154 euros a pu être comptabilisée, permettant ainsi de couvrir au moins une petite partie des frais occasionnés par les 4 équipes, assurant le nettoyage de ces zones tous les jours de la semaine.

Sensibilisation et assistance

La période estivale était un moment fort de l’année de jubilé en termes de communication et de sensibilisation. Ainsi, le 27 juin 2019, la Ville de Luxembourg a officiellement lancé sa nouvelle campagne de sensibilisation « Anti-Littering » à l’occasion d’une conférence de presse. D’un côté, la campagne cherche à informer les citoyens et les visiteurs quant aux incivilités commises et à leur impact sur l’environnement ; de l’autre côté, elle cherche à lancer un débat sociétal sur la problématique du « littering ». Enfin, il importe à la Ville de provoquer une prise de conscience du « littering » chez les citoyens et de réduire in fine la quantité de déchets jetés sur la voie publique. Etant donné qu’il s’agit ici d’un travail de longue haleine, la campagne s’inscrit dans la durée et thématise dans une premier temps trois fléaux urbains majeurs : les mégots, les chewing-gums et les déjections canines. Pour marquer le lancement de la campagne, la Ville a distribué des cendriers de poche « Täschebecher To Go » aux piétons et a installé des panneaux de la campagne « Anti-Littering » dans l’espace public.

Afin de mener à bien sa mission de conseil en matière de gestion de déchets, le service s’est doté en 2018 d’une cellule « assistance clientèle ». La mission de ces agents consiste à assister les citoyens, syndics, gérances et professionnels dans le but de leur permettre d’affiner continuellement leur gestion des déchets. La cellule peut être sollicitée par des particuliers et des professionnels, ou agir sur initiative propre en contactant de manière proactive les sociétés de gérance et les syndicats des bâtiments résidentiels, par exemple lorsque des dysfonctionnements au niveau de récipients débordants ont été constatés. Au-delà de cette mission client, il s’agit d’agir en amont, en s’assurant que les infrastructures en cours de construction ou de rénovation soient conçues de manière à permettre une gestion des déchets adéquate. Pour cela, la cellule s’implique de manière active dans la planification de projets d’urbanisation d’envergure, en consultant les architectes et urbanistes dès un stade précoce de la planification. Dans la procédure en vue d’obtenir l’autorisation à bâtir, l’avis obligatoire du Service Hygiène quant à la conception du local poubelle et à la gestion des déchets en général, est à solliciter par l’architecte, dès lors que le projet dépasse 2 unités, en cas de changement d’attribution d’un bâtiment ou encore lors d’une rénovation d’envergure. L’avis obligatoire et le conseil du Service Hygiène sont des outils précieux, permettant de garantir une situation salubre dans ces bâtiments. En 2019, 339 avis ont ainsi été émis et l’élaboration des projets d’envergure ont fait l’objet d’un accompagnement des plus étroits.

Bien que le maintien de la salubrité relève de la responsabilité de la commune, l’espace public est l’affaire de tous. La Ville de Luxembourg salue toutes les actions participatives qui témoignent d’une prise de conscience des questions environnementales et qui visent à avoir un impact positif. Ainsi les derniers mois de l’année étaient rythmés par des actions citoyennes à l’initiative d’associations ou d’institutions financières qui ont prêché d’exemple en s’engageant activement pendant une ou plusieurs journées pour la propreté de l’espace public. 

Un changement de paradigme

Alors que le modèle économique linéaire actuel, reposant sur le tryptique « extraire, fabriquer et jeter », cède peu à peu la place à l’économie circulaire, le terme de « déchet » se verra de plus en plus remplacé par la notion de « ressource ». Ce basculement d’une simple évacuation des déchets vers une gestion et une revalorisation des ressources se traduit également par de nouvelles directives européennes qui devront être transposées à la loi nationale portant sur la gestion des déchets. Dans ce sens, le « to go » jetable et le « single use plastic » méritent d’ores et déjà une attention particulière de la part de la Ville de Luxembourg.

Le Service Hygiène est prêt à affronter les défis organisationnels à venir, à affiner ses prestations existantes, à s’engager dans de nouveaux projets et à investir tout son savoir-faire pour mener à bien ce changement de paradigme.

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