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En collaboration avec "TCAS-Trier Center for American Studies"«I am not trying to be a historian and a dramatist; I'm a dramatist, a dramatic historian, or one who does a dramatic interpretation of history. » ( Oliver Stone ) « Toute la valeur du cinéma d'Oliver Stone tient à la confrontation ambivalente d'une idée et d'une forme. Du côté de l'idée, il est l'héritier de Capra. Même croyance dans les vertus de la démocratrie, même foi dans les capacités du cinéma à enseigner et à « rendre meilleur », même fureur devant l'hypocrisie et le cynisme. Raisons pour lesquelles il revient avec obstination sur la question vietnamienne ; péché originel d'une génération qui n'en finit pas de régler ses comptes avec l'Histoire. Du côté de la forme, le cinéaste appartient pleinement à son époque. Effrayé par les pouvoirs ontologiquement manipulateurs de l'image, il est pourtant le cinéaste du moment qui travaille sans doute le plus sa 'matière' pour parvenir à ses fins. Ainsi le cinéma de Stone est une machinerie un rien grandiloquente qui se coltine à tous les 'mythes' américains modernes. Et formellement un laboratoire de petit chimiste (extrêmement talentueux, cela va sans dire). Images macroscopiques, caméra hyperboliquement agitée, diagonales improbables, rythme frénétique du montage. On peut très bien ne pas être un admirateur fervent des démiurges privilégiant la paire de ciseaux et reconnaître que, à l'instar des grands cinéastes du montage, la mise en scène chez Stone sert avant tout la 'mise en évidence' d'idées et de sensations intérieures a priori intraduisibles au cinéma. » (Olivier De Bruyn, Positif, février 1994)
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