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Bien que le nombre de signataires du Manifeste d'Oberhausen à avoir tourné des longs-métrages eût été relativement faible (on pourrait citer Alexander Kluge), de nouveaux cinéastes, comme Rainer Werner Fassbinder, Werner Herzog ou Wim Wenders, sont venus s'y ajouter en jouant le rôle de forces innovatrices. Le « jeune cinéma allemand » (rebaptisé « nouveau cinéma allemand » dans les années 70) fut né. Parce qu'il était l'expression concrète d'un mouvement visant à la rénovation, le manifeste fut un jalon. Mais il faut placer l'ensemble de ce mouvement dans le contexte des tentatives menées par des cinéastes étrangers : la Nouvelle Vague qui débuta en France vers 1958, le Free Cinema britannique, et les nombreuses autres approches auxquelles on s'était livré ailleurs, du Brésil à l'Italie, et dans plusieurs pays socialistes.
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