Le Monde en doc
Les rendez-vous du documentaire stimulant
![]() |
|
|
En collaboration avec « etika - Initiativ fir Alternativ Finanzéierung asbl » et « ATTAC Luxembourg »
« Notre tête est ronde pour permettre à la pensée Le monde est actuellement en train de vivre une période de profonds bouleversements : la crise de l'endettement des pays industrialisés atteint des sommets qui vont jusqu'à menacer la survie de l'euro, la confiance des populations occidentales envers leurs représentants politiques s'effrite devant leur impuissance face aux marchés. En ces temps plus que troublés où les catastrophes financières ou écologiques semblent tomber du ciel telles les sept plaies d'Egypte, des documentaires permettent de remettre les pendules à l'heure pour expliquer pourquoi nous en sommes arrivés là, désigner les responsabilités de chacun et catalyser la pensée créatrice. Stimuler le débat et donner une expression cinématographique palpable aux abstractions du contexte global, c'est là l'objet du cycle « Le Monde en doc », nouveau rendez-vous des documentaires sur grand écran. « Le Monde en doc » se propose de privilégier des documentaires stimulants, inédits ou peu diffusés au Luxembourg. Afin de mettre chaque film en perspective avec la problématique luxembourgeoise, un temps de discussion avec le public sera proposé après chaque projection.
Soirées programmées prochainement : ________________________________________ Lu 04/06 à 20h30 Cleveland Versus Wall Street
France-Suisse 2010 / vostf / 98' / c / Documentaire de : Jean-Stéphane Bron Le 11 janvier 2008, Josh Cohen et ses associés, avocats de la ville de Cleveland, assignent en justice les 21 banques qu'ils jugent responsables des saisies immobilières qui dévastent leur ville. Mais les banques de Wall Street qu'ils attaquent s'opposent par tous les moyens à l'ouverture d'une procédure. Cleveland vs Wall Street raconte l'histoire d'un procès qui aurait dû avoir lieu. Un procès de cinéma, dont l'histoire, les protagonistes et leurs témoignages sont bien réels… « A partir des témoignages souvent bouleversants de particuliers qui ont perdu leur maison à cause de prêts à taux variables ou de l'engrenage de crédits exorbitants, on comprend le scandale des subprimes. » (Positif) « Sans jamais tomber dans le piège de la démagogie populiste, usant habilement du suspense inhérent au genre du film de prétoire, il fait rimer avec intelligence manifeste politique et entreprise de salubrité publique. » (TéléCinéObs) « Le cinéaste cherche moins à condamner qu'à mesurer l'iniquité implicite du capitalisme libéral et à rendre aux victimes cette parole et cette dignité dont ils ont été privés. Une belle idée de la démocratie. » (Le Nouvel Observateur) « En un mot, un très bon film. » (Le Monde)
________________________________________ Lu 08/10 à 20h30
The Shock DoctrineGB 2009 / vostf / 79' / c / Documentaire de : Michael Winterbottom et Mat Whitecross / Scénario : Naomi Klein / D'après le livre The Shock Doctrine - The Rise of Disaster Capitalism de Noami Klein En 2007, Naomi Klein publiait La Stratégie du choc. Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d'état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. S'il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c'est Milton Friedman, Prix Nobel d'économie en 1976. Friedman, soutenant l'ultralibéralisme, conseilla aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir. Il qualifiait cette méthode de traitement de choc. Naomi Klein la qualifie de « stratégie du choc ». En utilisant de nombreuses images d'archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross démontrent la puissance du texte de Naomi Klein et la nécessité de résister… « Un percutant dossier à charge contre un monde décrit comme la proie d'une économie cynique et meurtrière. » (Le Journal du dimanche) « Très clair sans être simpliste, ce documentaire est une invite pressante à la vigilance civile par temps de crise. » (Télérama) « Polemical docu The Shock Doctrine attempts to connect the dots between shock therapy and torture, Milton Friedman's economic theories and catastrophic recent events. Judged against the many other recent docus that also critique the machinations of modern capitalism, Michael Winterbottom and Mat Whitecross' film looks eminently sober, polished and persuasive. Compared with the usual comicbook level of discourse in so many antiglobalization docus, The Shock Doctrine looks as rigorous as John Kenneth Galbraith's prose. » (Variety)
________________________________________ Lu 03 / 12 à 20h30
DebtocracyGrèce 2011 / vostf / 74' / c / Documentaire de : Katerina Kitidi et Aris Hatzistefanou Debtocracy est un film grec documentaire sorti en avril 2011 de deux journalistes grecs : Katerina Kitidi et Aris Hatzistefanou. Le film traite principalement de la crise de la dette grecque de 2010, et prend pour exemple le cas de l'Équateur, et montre comment ce pays a réussi à s'en sortir grâce à un audit de sa dette et en répudiant une partie de sa dette. Les fondateurs du projet Debtocracy soutiennent que la Grèce doit suivre la même voie en commençant par créer une commission d'audit de la dette souverain, puis en sortant de l'euro. Ce film a connu un vif succès en Grèce. Près de 500 000 personnes ont visionné le film une semaine après sa sortie sur internet, plus d'un million quelques semaines plus tard. Le projet a été intégralement financé par des donations. « Made on a budget of € 8,000 and with very little flashy camera work or fancy use of archive, Debtocracy makes a compelling case. » (The Guardian) « C'est l'histoire d'un film à 8000 euros, sur une dette à 350 milliards. En Grèce, le documentaire Debtocracy est devenu un phénomène de société, depuis sa publication sur Internet, début avril. 'Une semaine après sa sortie, 500.000 personnes l'avaient vu. Aujourd'hui, on atteint le million', raconte Aris Chatzistefanou, l'un des deux journalistes auteurs. Au départ, ça devait être 'une toute petite vidéo', explique-t-il, pour raconter comment l'Equateur refusa, en 2007, de payer la 'dette odieuse', et résista aux politiques du FMI. Au final, Debtocracy est un film d'une heure et quart, qui narre, de façon pédago-militante et moult économistes de gauche à l'appui, les origines de l'endettement des ménages, de l'endettement public en Grèce, de la crise financière de 2008, de la notion de 'dette odieuse'. » (Libération) « Made on a budget of € 8,000 and with very little flashy camera work or fancy use of archive, Debtocracy makes a compelling case. » (The Guardian)
|



